
Nous avons dépassé les 250 000 signatures pour demander au gouvernement français de mettre en place une porte de sortie face au glyphosate de Bayer-Monsanto.
Cependant, Emmanuel Macron, lors de sa conférence de presse de jeudi dernier, n'a annoncé aucune mesure sur l'interdiction du glyphosate, et plus largement, aucune mesure concrète en faveur de l'environnement et de l'urgence climatique. Nous avons assisté à un discours vague qui ne répond pas aux attentes des Français sur les questions environnementales.
L'interdiction du glyphosate doit être inscrit dans la loi, ce qui permettrait de fixer un objectif et d'aider les agriculteurs dans une reconversion.
Toutefois, cette semaine a également était positive sur un aspect. Ce vendredi, les actionnaires de Bayer étaient réunis à Bonn pour une Assemblée Générale. Lors de ce rassemblement, les actionnaires de la multinationale ont lancé un véritable désaveu contre la direction, après une année très difficile financièrement, faisant suite au rachat de Monsanto par Bayer. Les actionnaires ont voté à 55% contre les "actions du directoire". Cela se comprend, quand la multinationale a perdu près de 40% de sa valeur en une année.
Je ne suis pas entrain de dire que les actionnaires de la multinationale ont développé, tout d'un coup, un goût particulier pour la justice environnementale, et nous savons très bien que ce désaveu résulte d'un point de vue purement financier. Toutefois, nous pouvons faire un constat sur nos actions. Celles-ci portent leur fruits. Le combat contre les produits cancérigènes de Monsanto font trembler une des plus grandes multinationales au monde.
En effet, Bayer a beaucoup de mal à se relever face aux deux condamnations aux Etats-Unis contre le glyphosate, ainsi qu'en France contre le Lasso. Un nouveau recensement en cours estime qu'il y a aujourd'hui 13 200 plaintes contre la firme aux Etats-Unis seulement. Bayer va devoir très vite réagir si la firme ne veut pas sombrer, emportée par Monsanto.
Continuons à nous mobiliser!
Johan