Johan REBOULToulouse, France
Aug 25, 2018

Je vous en parlais lors de l’introduction de ma pétition, la justice californienne a condamné Monsanto le 10 août dernier à indemniser à hauteur de 289 millions de dollars, un jardinier atteint d’un cancer qu’il attribue au glyphosate de la multinationale.

 Il ne faut pas oublier ce procès historique, car celui-ci vient de montrer aux citoyens engagés partout à travers le monde que l’ère Monsanto est fini. Nous arrivons à une période où de plus en plus de consommateurs veulent savoir ce que cache leurs aliments pour pouvoir se nourrir sainement tout en ayant un impact minime sur la planète. Vous en êtes l’exemple. En 7 jours, nous avons réunis 150 000 signatures contre le glyphosate. 

 Pourtant, le chemin risque d’être long. Le glyphosate est omniprésent dans nos vies. La semaine dernière, 60 millions de consommateurs ont tenté de rappeler que la plupart des couches pour bébés détenait des traces de pesticides. Il y a quelques jours, des ONG américaines (EWG) ont lancé l’alerte sur la présence du glyphosate dans les céréales favorites des enfants américains soient Cheerios ou encore Lucky Charms. Le problème est planétaire, la France doit pouvoir montrer l’exemple en ayant un discours ferme contre ce pesticide. 

 Plusieurs d’entre vous m’ont envoyé des messages en se demandant que pouvait être l’alternative ou les alternatives au glyphosate car nos agriculteurs l’utilisent en masse. Il y a plusieurs choix possibles en fonction des caractéristiques des fermes. Dans un premier temps, il y a le retour au désherbage manuel. Il faut se rappeler que le glyphosate n’a pas toujours existé, que nous avons pu bien avant, nous nourrir. Cependant, comme certains l’ont évoqué, ces pratiques s’avèrent plus difficiles pour l’agriculteur et peut nécessiter d’utiliser des machines polluantes. La deuxième option, c’est de découvrir les produits alternatifs sans être bloqué par les lobbys de Bayer et autres multinationales. En France, le produit Osmobio, un désherbant naturel a montré son efficacité durant des tests réalisés par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Un produit inoffensif pour l’homme et pour la nature. Pourtant, ce produit n’est toujours pas homologué car bloqué par des procédures administratives. Bizarre non?

 Il n’y a pas une seule solution contre le glyphosate, mais une chose est sur, la sortie du glyphosate va passer par le changement de notre notre façon de faire de l’agriculture. La culture intensive n’a fait que montrer son échec sur le long terme. Nous devons réapprendre à cultiver en accord avec l’environnement. Il faut favoriser les produits biologiques et locaux, il s’agit de la seule manière de pouvoir créer un réel changement où les produits de Monsanto ne sont pas les bienvenus. En ce qui concerne la nécessité de nourrir tous les humains, il est possible de nourrir la planète entière en biologique. C’est ce que stipule l’étude la plus abouti sur le sujet ( Nature Communications). Il suffit seulement de réduire le gaspillage alimentaire et la production de protéines carnées.

 8000 procès en cours contre Monsanto aux Etats-Unis, un recours en justice contre le Roundup par EELV en France, une explosion de la consommation biologique dans l’hexagone. Aurions-nous le pouvoir de mettre un terme au glyphosate de Monsanto (Bayer)?

Johan

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