Arjo crèvecœur vivra !

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C’est par voie de presse que les salariés ont appris la cession de leur entreprise appartenant à la branche sécurité (fabrication de billets de banque et de papier fiduciaires- passeport, carte grises…).

En effet, La holding Sequana a été placée en procédure de sauvegarde, suite à un procès avec un industriel Britannique, et a décidé de se séparer de VHP aux Pays Bas.

Ce qui reste de La branche Sécurité est le site de Crèvecoeur à Jouy sur Morin (77), le Centre de recherche d’Apprieu (Isère) et le siège social de Boulogne Billancourt (Haut de seine). Par cette opération ces trois sites sont fragilisés et ont un avenir précaire.

Le résultat du choix de la finance au mépris de l’Industrie :

La holding Sequana s’est remplie les poches pendant des années avec la branche Sécurité du groupe Arjowiggins.

Ainsi La branche Sécurité, tout comme le groupe Arjowiggins, a été dépouillée de ses activités les plus rentables par des cessions ou des fermetures de site. Depuis 1992, le groupe papetier a dépensé des fortunes en restructuration (cession de Ste Marie Boissy le chatel, Salto (Brésil), Arches (Vosges), Palalda (Pyrénées Orientales) et le Marais (Seine et Marne) lieu historique, berceau du papier monnaie).

Fermeture d’Ivydridge (Royaune uni), de Witcell (Argentine) et récemment de Rives/ Charavines (Isère) et Wizernes (papeterie de l’Aa) … La liste est longue.

Sequana, sous la présidence de P Lebard, a un objectif très clair : Se désengager de la production de papier et se recentrer sur la distribution (Antalis).

Depuis des années, ce sont des milliers d’emplois qui ont disparu, sacrifiés sur l’autel de la finance.

La responsabilité de L’Etat  :

L’Etat, par le biais de la Banque Publique d’Investissements (BPI) qui est actionnaire principal de Sequana, ne se préoccupe pas de notre avenir et participe même à la mise en concurrence avec la Banque de France. Ainsi 150 Millions d’euros ont été réinjectés par la BPI.

Pourtant la production de papier sécurisé, touche directement à la sécurité nationale (Permis de conduire, carte grise, passeport…) mais aussi à la sécurisation de la monnaie. C’est un secteur stratégique qui doit être préservé.

Ensemble préservons l’emploi industriel :

Plus de 1000 familles concernées, l’économie locale sera forcément impactée !

Un processus de recherche d’un repreneur pour Crèvecoeur qui reste dans la branche sécurité va être mis en œuvre pour la vendre. Au vu des résultats de ce type de démarche récemment mise en œuvre dans le groupe, si les salariés et la population ne se mobilisent pas, on peut craindre le pire.

On peut craindre le pire, au vu des résultats de ce type de démarche récemment mise en oeuvre dans le groupe, si les salariés et la population ne se mobilisent pas,

Beaucoup d’emplois sont en jeu : 285 salariés en CDI, les intérimaires, les CDD, mais aussi les prestataires et sous-traitants, les commerçants…Ce sont plus de 1000 emplois directs ou indirects qui sont concernés.

Des générations futures qui restent sur la touche avec la désertification de l’industrie sur notre territoire, pourtant l’emploi industriel et le groupe ARJO WIGGINGS ont de l’avenir.

Maintenir l’emploi, c’est possible :

La CGT s’oppose à la destruction massive de l’industrie et de ses emplois. L’usine de Crèvecœur a un savoir-faire historique. Avec son siège social et son centre de recherche, le groupe a des atouts pour développer de nouveaux produits et maintenir, voire développer l’activité.

La CGT défendra les emplois contre le monde de la finance et organisera des actions dans les semaines et les mois à venir.

Soutenue par l’Union Locale CGT de Coulommiers, l’Union Départementale CGT 77, la FILPAC  CGT (fédération du livre et du papier) La CGT ARJO WIGGINGS invite les salariés et la population à signer la pétition « ARJO CREVECOEUR VIVRA » et apporter votre soutien. La pétition sera à disposition dans l’usine (coin repos, local CE, vetstiaires…).

Nous, salarié e s, retraité e s et privés d'emploi, soutenons les salariés Arjowiggins Crèvecœur (77) et exigeons, avec eux le maintien et le développement de l'emploi.

Avec la CGT nous exigeons l'étude et le développement d'un véritable projet industriel, permettant notamment la continuité de l'activité de production de papier sécurisé (passeport, billets de banque, carte grise, permis de conduire) sur le site.

La destruction d’emplois industriels rentables dans une région largement sinistrée est pour nous inacceptable.

Avec les salariés et la CGT, nous estimons que les pouvoirs publics doivent agir pour le maintien des emplois et nous serons les y inviter.



Sylvain compte sur vous aujourd'hui

Sylvain FLORENTIN a besoin de votre aide pour sa pétition “UD CGT 77: Arjo crèvecœur vivra !”. Rejoignez Sylvain et 149 signataires.