

Dans quelques jours, les 17 et 18 juin, je serai au tribunal de Pontoise pour le procès concernant la mort de mon fils Ismaïl.
Huit années se sont écoulées depuis ce terrible 8 juin 2018. Huit années d'attente, de douleur, de questions, de combats et d'espoir que la vérité soit enfin entendue.
Pendant toutes ces années, je n'ai pas seulement cherché justice pour mon fils. J'ai aussi essayé de faire en sorte que son histoire puisse servir à protéger d'autres familles. Parce qu'aucun parent ne devrait avoir à vivre ce que nous avons vécu.
Malheureusement, Ismaïl n'a pas été la première victime d'un accident d'ascenseur. Avant lui, d'autres familles ont connu le même cauchemar. Et depuis sa disparition, d'autres accidents graves ont encore eu lieu.
C'est justement parce que ces drames ne sont pas des cas isolés que j'ai travaillé avec le député de ma circonscription sur une proposition de loi visant à mieux protéger les usagers des ascenseurs et les victimes lorsqu'un accident survient. Cette initiative a ensuite été soutenue par plusieurs députés de différents groupes politiques. Car au-delà des partis, chacun a compris qu'il s'agit d'un sujet qui concerne tout le monde.
Nous empruntons tous des ascenseurs. Chaque jour. Sans nous poser de questions. Sans imaginer qu'en quelques secondes, une vie puisse basculer.
Pourtant, plus d'un an et demi après son dépôt, cette proposition de loi est toujours bloquée au Sénat.
Et je ne comprends pas.
Je ne comprends pas qu'un texte porté par l'expérience des victimes, soutenu par des élus de différentes sensibilités politiques et destiné à renforcer la sécurité de millions d'usagers puisse rester sans être examiné.
Le 8 juin 2018, nous pensions nous aussi que cela n'arrivait qu'aux autres.
Puis notre monde s'est effondré.
Aujourd'hui, à l'approche du procès d'Ismaïl, je ressens plus que jamais l'importance de poursuivre ce combat. Pas seulement pour mon fils. Pas seulement pour notre famille. Mais pour toutes celles qui ont déjà vécu un drame et pour celles qui pourraient demain être confrontées à l'impensable.
J'ai besoin de vous une nouvelle fois.
Si vous pensez qu'il est temps que cette proposition de loi soit enfin examinée, je vous invite à signer et partager cette pétition :
Huit ans après la mort d'Ismaïl, je refuse de croire que rien ne puisse changer.
Pour Ismaïl.
Pour les victimes d'hier.
Pour celles d'aujourd'hui.
Et pour éviter celles de demain.