

Bonjour,
Ca y est le couperet est tombé, j'ai été EXPULSEE le vendredi 13 Septembre à 16H. On m'a donné 10 mn pour quitter les lieux. Le Brigadier de Police du 19ème arrondissement m'avait affirmé que mon chien serait accepté dans l'hôtel social où je devais me rendre par mes propres moyens (plus de 100 euros) ainsi que l'huissier assigné, sûrement pour me faire partir plus vite et sois disant me rassurer. Le brigadier n'a pas arrêté de me mettre la pression malgré mon handicap en disant qu'il avait d'autres choses à faire après. Ils m'ont laissé avec ma petite chienne Tini et toutes mes affaires sur le palier à l'arrivée de mon frère habitant à 10mn de chez moi. Je tenais juste à préciser que je n'avais pas le droit de quitter mon domicile pour aller chez un proche depuis sept 2016, car j'aurais perdu tous mes droits pour avoir un relogement social dans le cadre du #DALO
Je vous laisse imaginer dans quel état j'étais, surtout qu'ils m'envoyaient dans le 77 à 40km de Paris dans un hôtel social isolé de tout, inadapté à mon handicap et surtout QUI N'ACCEPTAIT PAS LES ANIMAUX DOMESTIQUES. Oui je vais oser le dire, et des témoins pourront l'attester, quand mon fils Charlélie est arrivé et que l'on a pu descendre mes valises, sacs, en bas de l'immeuble ; donc vers 16H45, ce brigadier, l'huissier, le serrurier ainsi qu'un autre agent de police étaient installés à la terrasse du café en bas de chez moi les uns buvant une bière, les autres je n'ai pas bien vu ( je n'arrêtais pas de pleurer)
Cela faisait depuis le 28 juin à 16H, jour où je devais remettre les clefs et quitter mon appartement. Ayant solliciter avant la date fatidique comme l'année dernière le cabinet de Mr Ian Brossat, avec l'aide de mon représentant Mr Benoit Filippi, un report avait été demandé au Préfet de Police Mr Lallement en raison de mon handicap (Loi #DALO) et de la loi #ALUR ( insalubrité électrique depuis 12 ans). J'ai d'ailleurs engagé une procédure en justice à l'encontre de mes propriétaires, la comparution est fixée au 13 Octobre prochain.
J'ai passé tout le mois de Juillet et le début du mois d'Août à attendre tous les jours sauf le week-end que l'on vienne m'expulser. Les premières semaines j'ai eu des crises d'angoisse terribles, avec la peur au ventre. Faisant des toutes petites courses au jour le jour (Franprix près de mon domicile avec des prix très chers) sans pouvoir commander à domicile gratuitement comme j'avais l'habitude une fois par mois.
N'ayant pas reçu de réponse du Préfet de Police, nous gardions tous espoir que Mr Ian Brossat reçoive une lettre de report positif en ce début du mois de Septembre.
Nous avions également relancé le Préfet de Paris et de l'Ile de France Mr Michel Cadot responsable de mon relogement social dans le cadre de la loi #DALO. Celui-ci ayant l'obligation de me reloger depuis le mois de septembre 2016 ( bien que je l'ai attaqué en justice pour non respect de cette loi et gagné mi 2017, avec ordre du Juge de me reloger dans un logement social adapté à mon handicap dans les plus brefs délais)
Le nouveau Préfet de Police Mr Lallement n'a pas jugé nécessaire de répondre à Mr Ian Brossat et à signer l'ordre d'expulsion, sans prendre en compte les décisions de l'ancien Préfet de Police avec ouverture d'un dossier concernant l'insalubrité électrique.
Je suis toute seule dans une chambre de 8m2. Ma chienne Tini me manque énormément. Mon fils n'a pas le droit de rester avec moi. Les visites sont à l'extérieure devant le parking de l'hôtel. Il n'y a aucun moyen de transport pour aller faire des courses à part de marcher plus de 2H aller retour, et avec mon handicap comment y aller seule et les porter. Pas de cuisine aménagée (faire des pâtes j'aurais pu me débrouiller) comme c'est écrit pour tous les résidents sociaux ni de laverie. Heureusement j'ai la WIFI gratuite (merci)
J'ai un tout petit frigidaire pour mettre les divers plats que mon fils et mon frère m'ont apportés. Un petit micro-ondes est aussi à disposition. Mais dès ce lundi, ils doivent aller travailler et n'auront pas autant de liberté que ce week-end.
Normalement, j'ai la chambre jusqu'à demain matin ( Samu social de Paris), ce qui contredit ce que m'ont dit l'huissier et le brigadier de police. Nous devons faire la demande pour obtenir une prolongation de quelques jours afin de ne pas perdre mes droits, sinon c'est la rue ou de me loger par mes propres moyens dans un autre hôtel.
Mon fils Charlélie publiera une nouvelle mise à jour pour vous tenir au courant et vous donner des informations complémentaires.
Nous allons continuer à nous battre, et avec l'aide de vous tous et de la chaine de solidarité sur Twitter, j'espère que nous aurons enfin gain de cause.
J'avais entamé une grève de la faim dès le vendredi à 18H, que j'ai arrêté le samedi soir tard, pour ma famille et mes amis proches. Evidemment, j'ai très peu d'appétit.
Je ne demande rien de plus que de retrouver ma dignité et redémarrer une nouvelle vie ( rééducation spécialisée avec un thérapeute pour apprendre à écrire de ma main gauche, et optimiser cette main afin de retrouver un travail adapté à mon handicap après toutes ces années de graves problèmes de santé)
L'ÉTAT A LE DEVOIR DE NOUS RELOGER DANS DES LOGEMENTS SOCIAUX ADAPTES A NOTRE HANDICAP.
A quoi servent les lois si elles ne sont pas appliquées ?
PLUS QUE JAMAIS J'AI BESOIN DE VOTRE SOLIDARITÉ❤️
UN ACCIDENT DE LA VIE PEUT ARRIVER A N'IMPORTE QUI ET À N'IMPORTE QUEL MOMENT, POURQUOI NOUS TRAITER COMME DES NUMÉROS DE DOSSIER ? POURQUOI SI PEU D HUMANITE ?
IL FAUT QUE LES CHOSES CHANGENT. POUR MOI, POUR TOUTES CES PERSONNES QUI ONT ETE EXPULSEES, FAITES QUE LA SOLIDARITE CONTINUE SVP.
MERCI A VOUS TOUS INFINIMENT❤️
Sandrine SABBA-LEBOFF
PS : Je conseille aux nouvelles personnes de lire la pétition et les différentes mises à jour de l'année dernière. Merci