Démission de M. Mathieu Gallet, Président de Radio France

Cette pétition avait 219 signataires

Le problème

Mathieu Gallet doit quitter Radio France

ANTICOR informe "Pour que toute la lumière soit faite sur la gestion de cet établissement public, Anticor dépose plainte contre X pour détournement de fonds publics et délit de favoritisme.", le "délit de favoritisme" concernant M. Gallet alors qu'il était Président de l'INA.

lien : http://www.anticor.org/2015/05/29/ina-anticor-depose-plainte-pour-detournement-de-fonds-publics-et-delit-de-favoritisme/

 

Dans Libération du 5/6/2015

http://ecrans.liberation.fr/ecrans/2015/06/04/deux-ex-patrons-de-l-ina-dans-le-collimateur-de-la-justice_1323250

PLUSIEURS CENTAINES DE MILLIERS D’EUROS PASSÉS SANS APPEL D'OFFRES

Le PDG de Radio France Mathieu Gallet le 8 avril 2015 à l'Assemblée nationaleL’enquête préliminaire concernant Mathieu Gallet fait suite à un signalement mardi du ministère de la Culture, qui a transmis au parquet une «série d’éléments (...) susceptibles d’être irréguliers au regard des règles encadrant l’attribution des marchés publics». Selon le Canard enchaîné du 6 mai, un service de contrôle de Bercy a relevé des  «irrégularités» dans des contrats de plusieurs centaines de milliers d’euros passés, sans mise en concurrence, avec des consultants par Mathieu Gallet. Le CGEFI (Contrôle général économique et financier) relève des «dysfonctionnements et irrégularités» dans plusieurs marchés passés avec des cabinets de conseil.

La grève historique de Radio France en mars - avril 2015 fut désastreuse. 

Fondée sur les légitimes inquiétudes des personnels de Radio France au sujet de leur avenir et de celui de la radio publique, elle s’accompagna d’un fait très rare, la Motion de Défiance votée le 3 avril l’encontre de Mathieu Gallet.

La reprise du travail s’est effectuée, mais sans qu’aucun des problèmes ne soit résolu, ni que le problème de fond soit réglé. Ce problème de fond est la Présidence de M. Gallet.

Dès avant sa prise de fonctions, il avait choisi de présenter, dans un article, sa vision de Radio France, « une entreprise ». C’est dans cet article qu’il montrait sa préoccupation, ses préoccupations : l’audience, l’audience, toujours plus d’audience. Il citait, en particulier, celle de France Musique, bien inférieure à celle de … Radio Classique, station qui appartient au groupe (pôle médias) LMVH et qui diffusait cet entretien dans Les Échos. Quelle délicatesse, si ce n’est pas de la provocation délibérée !

Mais Radio France n’est pas « une entreprise », en tous cas pas une entreprise du monde capitaliste, devant ses ressources à des ventes de produits et services, par un chiffre d’affaires.

Le décret du 13 novembre 1987, portant approbation du cahier des missions et des charges de la société Radio France (JO-15/11/87-p. 13326), est clair.

Radio France est un service public financé, dans sa quasi-totalité, par la « redevance », modique somme (640,9M€ en 2013) demandée à chaque Français (moins de 10€/Français). Radio France ne vend pas d’espace publicitaire, dont le prix serait déterminé par l’audience, comme celui de chaque radio ou télévision commerciales. En 2013, les recettes publicitaires se sont montées à 38,9M€, soit 5,72% des recettes de Radio France.

Alors … audience et recettes ! Si Radio France doublait ses recettes publicitaires, sans que change le montant de la redevance, ce serait … 11%, et faudrait-il alors que l’audience double aussi ?  

Non, car investie d’une « mission de service public », Radio France n’a pas plus vocation à la rentabilité que … l’école publique ou l’hôpital public.

À peine arrivé à la tête de la Maison Ronde, M. Gallet a demandé un doublement de son salaire, ce que le CSA a refusé. Ce fait, peu rappelé, est révélateur. Objet d’articles de presse relatifs aux coûts de rénovation de son bureau et de sa communication personnelle, même blanchi par un rapport manquant singulièrement de sévérité de l’Inspection Générale des Finances, il est à nouveau à la Une du Canard Enchaîné du 6 mai 2015 qui met à jour une « note ministérielle » relative à sa gestion à l’INA. 

Pas plus affecté par cet article que par la défiance de son personnel, il déclare, le lendemain de sa parution :"Mon projet d’entreprise veille à ce que Radio France maintienne sa position de leader dans un paysage très concurrentiel et bouleversé par les nouveaux usages".

Dans l’attente des inévitables développements de cette révélation, dont M. Gallet devra certainement répondre, et sans les commenter tant ils paraissent probants - Le Canard Enchaîné connaît son métier et attend toujours « le papier bleu » du procès en diffamation promis par M. Gallet - il devient évident que sa position à la tête d’une entreprise publique d’audiovisuel n’est plus tenable.

Sa collègue de l’INA, qui lui a succédé, a démissionné (ou été démissionnée ?) au lendemain de la révélation de son goût, partagé par son fils, pour les trajets en taxis payés par … l’INA, donc l’État, donc chacun d’entre nous.

Avant de prendre la tête de Radio France, M. Gallet avait les mêmes goûts de luxe que ceux qu’il a montrés à la Maison Ronde, un goût très prononcé pour les beaux bureaux (138.209€ HT à l’INA et 105.000€ à Radio France), un comportement « bling bling » très douteux et une proximité avec un « communicant », M. Denis Pingaud qui peut, l’avenir le dira très vite, l’amener la Cour de discipline budgétaire.

Le CSA est bien embêté, sa bourde est difficilement rattrapable. Le gouvernement restera fidèle à l’engagement du Président de la République de ne pas intervenir dans les nominations de l’audiovisuel. Alors, Monsieur Gallet, un peu de décence, démissionnez ! Et un peu de prudence et de prévoyance, vous trouverez plus facilement un emploi dans le privé, où vous serez très vite confronté à des requins à côté desquels vous serez un anchois, mais sans condamnation.

M. Gallet, démissionnez, vous n’avez pas votre place à Radio France, la quasi-totalité de ses 4.900 collaborateurs le pense et vous le fera sentir chaque jour.

Nous, auditeurs et signataires de cette pétition, vous le demandons.

Voir aussi la pétition pour sauver France Musique https://www.change.org/p/tou-ne-cassez-pas-france-musique 

 

Les décisionnaires

Mathieu Gallet
Mathieu Gallet
PDG de Radio France

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Pétition lancée le 8 mai 2015