Petition updateTous avec Pierre-Alain !Ne lâchons pas Pierre-Alain, l’affaire n’est pas classée!
Brigitte MANNONIFrance
15 Dec 2016
Vous tous qui nous avez soutenu dans “l’affaire Pierre-Alain”, par vos messages, vos appels, vos signatures, vos dons, soyez remerciés du fond du coeur. C’est une aide immense et précieuse. Comme vous le savez le jugement a eu lieu le mercredi 23 novembre. La place du Palais de Justice à Nice était noire de monde, de la famille, des amis, mais aussi des citoyens venus de loin, de Toulon de Marseille, d’Italie…. C’est à peine croyable, nous en sommes profondément touchés. La pétition a été transmise au juge comme pièce du dossier avec près de 60.000 signatures obtenues en quelques jours. C'est un signe très fort qui montre que la solidarité et l'humanité ne sont pas des valeurs perdues pour tout le monde. Convoqués à 13h30 le procès a commencé vers 19h30. Mme la présidente a fait savoir que la jeune fille érythréenne mineure avait été prise en charge par les services de l'enfance conformément à la loi. Ce fut un soulagement. Les deux autres blessées ont été reconduites en Italie sans avoir reçu de soins en France. A la barre, pendant plus d'une trentaine de minutes Pierre-Alain a répondu aux questions de la Présidente, Mme la juge Laurie Duca, mettant en évidence le mauvais état de santé des 3 jeunes réfugiées et le caractère humanitaire de l’aide qu’il a apportée. Deux témoins se sont présentés : Le trésorier de Médecin du Monde, le Dr Philippe de Botton a témoigné de la situation des migrants en Italie et de l’état sanitaire grave dans lequel ils se trouvent lorsqu'ils arrivent à la frontière italienne et dans la vallée de la Roya. La présidente de la Ligue des Droit de l'Homme, Françoise Dumont s'était déplacée de Paris mais n'ayant pas prévu de rester si tard, elle a du repartir avant de pouvoir être invitée à la barre. Ni son avocat Maître Maeva Binimelis ni le procureur de la République Jean-Michel Prêtre n'ont souhaité poser de questions. Le procureur de la république a fait de la “pédagogie” souhaitant expliquer la différence entre l’aide et le secours. La différence me semble floue et incertaine. Si Pierre-Alain avait prit les 3 Érythréenne sur le bord de la route, il n’aurait pas été poursuivi. C’est parce qu’il est passé par le camp qu’il s’est rendu coupable. Cela m’a surprise. S’il avait calculé son geste, il n’aurait pas eu de problème. Il est coupable d’un élan spontané de solidarité. Le procureur a requis 6 mois de prison avec sursis. L’avocat a insisté sur le fait que l’expulsion vers l’italie exposait les réfugiés à des conditions et des actes indignes parfois assimilables à a de la torture comme rapportés par Amnesty International. Il a demandé la relaxe totale. Pour terminer, la Présidente du Tribunal a demandé à Pierre-Alain si à un moment ou un autre il s’était posé la question de la légalité. Il a répondu qu'il se doutait bien que leur situation n'était pas legale mais vu leur état de santé il était impossible pour lui de les abandonner. Le jugement a été mis en délibéré. Le verdict sera rendu le 6 janvier à 8h30. La réquisition du procureur est sévère et démesurée. Pour avoir rempli un devoir de solidarité, si il est condamné son casier judiciaire portera la trace d’un délit. Mais ce n’est pas un délit, c’est un geste humanitaire... Comme vous le voyez, ce n’est pas gagné et c’est important de continuer à soutenir Pierre-Alain et de diffuser cette pétition pour qu'elle obtienne encore plus de signatures. Merci encore car c'est vraiment rassurant de se sentir soutenu. Brigitte Mannoni Ci dessous l'article détaillé du magazine Ressource concernant la journée du 23 novembre http://www.ressourcesmagazine.fr/societe/devant-la-justice-pour-avoir-aide-des-refugies La mise à jour du blog de Pierre-Alain https://blogs.mediapart.fr/pierre-alain-mannoni/blog/111216/6-mois-de-prison-avec-sursis-requis
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