

STOP BÉTON, STOP BITUME !
Non aux projets routiers BUCSM et BUO
Rassemblement à Tournefeuille
à l’entrée du marché, allée des Sports
le dimanche 12 mars 2023 à 11h
Venez nombreux !
Dans le cadre de la campagne CLIMARS ATTAQUE - STOP BÉTON ! - Le Vivant en action, une trentaine de collectifs et associations luttent contre des projets inutiles et imposés et proposent des alternatives concrètes sur la métropole toulousaine et ses environs.
Ainsi, le collectif Axe vert de La Ramée appelle à un rassemblement le dimanche 12 mars 2023 à 11 h à l’entrée du marché de Tournefeuille pour arrêter le bétonnage avant qu’il ne soit trop tard ! Il s’oppose aux projets routiers BUCSM (boulevard urbain du Canal de St-Martory) et BUO (bouleverd urbain Ouest).
À la demande des Mairies de Tournefeuille, Plaisance-du-Touch, Toulouse, Villeneuve-Tolosane et Cugnaux, le Conseil départemental de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole veulent investir près de 300 M€ d’ici 2040 dans les projets BUCSM et BUO, un réseau de 24 km de nouvelles routes qui détruiraient 52 hectares d’espaces naturels et agricoles, sans pour autant résoudre les problèmes de congestion en raison du trafic induit. En effet, davantage de routes, c’est davantage de voitures et d’émissions. Au contraire, construire des pistes cyclables et développer les transports en commun, c’est encourager leur usage.
Récemment, ces projets obsolètes ont été remis en avant dans les études multimodales publiées par la Préfecture, la Région Occitanie, le Conseil départemental de la Haute-Garonne, Toulouse Métropole et Tisséo en janvier 2023. Citons le glaciologue Étienne Berthier, dans sa réponse à la lettre de félicitations de la Métropole : « Des nouvelles routes, comme la "Jonction Est" ou le "Boulevard Urbain du Canal de St-Martory (BUCSM)", sont d'un autre temps et ne doivent plus être réalisées. Financer de tels projets aujourd'hui (ou demain) ce serait nier les évidences de dérèglement climatique pourtant si bien symbolisées par nos glaciers en voie d'extinction. »
Les projets d’urbanisation s’imposent un peu partout en France et Toulouse, sa métropole et ses environs ne sont pas épargnés. Routes, autoroutes, échangeurs, ZAC sur des zones de fraîcheur et de biodiversité, des terres agricoles, lotissements, démolitions de quartiers, expropriations, tous ces projets nous étouffent et détruisent nos ressources vitales.
Alors que les scientifiques, le Haut Conseil pour le Climat, les ONG environnementales et les associations de citoyens s’entendent à dire qu’il est indispensable de changer de paradigme et de système, les décideurs locaux continuent à mener leurs projets à grand coup de greenwashing qui « biaise le débat public et empêche des choix démocratiques éclairés ».
Ils ne tiennent pas compte par exemple des décisions de la cour d’appel annulant définitivement le plan local d’urbanisme de Toulouse Métropole (PLUiH) en février 2022. Une des raisons de cette annulation est que « ce plan ne conduira pas à une réduction du rythme de la consommation d’espace pour l’avenir mais au contraire à une progression de celle-ci. »
De plus, l’annulation du plan de déplacements urbains (PDU) de l’agglomération, confirmée en cour d’appel de Toulouse le 19 janvier 2023, indique que les décisions en matière de déplacements sont à mettre en suspens. La cour relève en effet, que le choix du projet retenu n’explicite pas « les impacts environnementaux des différents scénarios pouvant être envisagés », comme celui d’un projet de RER toulousain.
Comment alors comprendre un urbanisme local qui se décide sans cohérence sur la base de calculs déconnectés des réalités écologiques définissant la place des infrastructures qui artificialisent les terres, obligent à abattre les arbres, détruisent la biodiversité grignotant chaque jour un peu plus les espaces verts ou agricoles ? Outre le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité que nous constatons déjà, les impacts de santé publique sont énormes et ne sont pas pris en considération. Nous avons besoin de verdure, d’arbres, d’espaces nourriciers, de jardins créateurs de lien social et absorbeurs de particules fines et de CO2, pour améliorer notre bilan carbone et maintenir les îlots de fraîcheur. Les personnes les plus fragiles en souffrent déjà, nous l’avons constaté lors des canicules de l’été 2022.
Tournefeuille n’est pas en reste, puisqu’entre 2009 et 2020, ce sont 76 hectares qui ont été artificialisés, soit près de 4,15 % de la surface communale.
Absence de scénarios alternatifs, projets considérés comme incontestables, enquêtes publiques bâclées, peu médiatisées et inaccessibles au grand public, tous ces choix sont faits par les élus et par le gouvernement, pas par les habitants, et sous un habillage écologique systématique qui ne trompe personne. Démunis, les habitants se démobilisent par lassitude d’être exclus des décisions et par l’absence de démocratie. Par exemple, le projet routier de Jonction Est à Toulouse a été voté par 90 % des élus métropolitains, malgré plus de 90 % d’avis opposés exprimés lors de la concertation ! Tous concernés par les biens communs, nous exigeons leur préservation.
De nombreuses propositions alternatives existent, pour que chacun·e puisse choisir comment se déplacer librement. Ces budgets permettraient de sortir des milliers de personnes des bouchons en ville et de proposer à chacun·e une offre de transport public dense, fréquente et connectée, de développer les trains du quotidien, mais aussi des infrastructures piétonnes et cyclables sécurisées partout et pour tous·tes.
C’est pourquoi nous organisons un rassemblement avec d’autres associations locales et les citoyens qui le souhaitent le DIMANCHE 12 MARS À 11 HEURES AU MARCHÉ DE TOURNEFEUILLE, afin d’interpeller tous ensemble les élu·es et leur montrer que citoyens et associations se battront pour empêcher cette bétonisation et ces projets routiers aberrants inutiles et imposés. Nous mettrons ainsi en avant notre pétition, déjà signée par plus de 5000 personnes. Un autre modèle de mobilité est possible, faisons-le advenir !
Les 12 associations d’Axe vert de La Ramée appellent à ce rassemblement : 2 Pieds 2 Roues, Non à Val Tolosa, GNSA Pays toulousain, Amis de la Terre, Alternatiba, Écolomobile, Bourdets Protection Environnement, Cugnaux en transition, Greenpeace, Plaisance pour le climat, ANV-COP21 et Toulouse en transition. Notre action est soutenue par France Nature Environnement Midi-Pyrénées et l'AUTATE. L’association N.A.T.U.R.E.S. Pradettes sera présente. Elle lutte depuis 15 ans contre la densification tous azimuts du quartier, en particulier à Bordeblanche, espace vert de fraîcheur dont il reste aujourd’hui 2 hectares non bétonnés que la Mairie de Toulouse veut vendre à des promoteurs. Pour le sauvegarder, elle propose un projet agro-urbain plébiscité par 97 % des habitants.
Informations pratiques :
plan : https://osm.org/go/xVH~Zf5eG?m=
coordonnées : lat./lon. 43.58256N, 1.34554E
arrêt de bus : Mairie Tournefeuille ou Montel
à propos des projets routiers BUCSM et BUO : cf. pétition
événements : Démosphere Mobilizon Facebook
Contact : axevertramee@protonmail.com / 0785690467