

Nous avons dépassé les 2500 signatures !
Merci à ceux qui ont signé la pétition contre les grands projets inutiles et imposés (GPII) de nouvelles routes pour voitures et camions voulus par Toulouse Métropole, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne et les mairies de Tournefeuille, Plaisance-du-Touch, Toulouse et Villeneuve-Tolosane. Continuons à mobiliser !
*** POURQUOI NOUS POURSUIVONS NOTRE ACTION CONTRE LES PROJETS ROUTIERS BUCSM ET BUO ***
Il est temps de faire un point avec vous sur l'évolution du projet de grand contournement ouest de Toulouse par le BUO (boulevard urbain Ouest) et le BUCSM (boulevard urbain du canal St-Martory), qui relierait entre elles 3 rocades (A62 via Voie lactée, Fil d’Ariane et Arc-en-Ciel ; A64 ; Route d’Auch) pour un coût estimé de 276 M€.
Il y a eu ces derniers temps des éléments qui semblent positifs. Le Maire de Cugnaux, suite au vote par les élus de Toulouse Métropole de la Programmation pluriannuelle des investissements 2021-2026 (PPIM) en juin 2021, a annoncé la suspension puis l’abandon du projet BUCSM. Les commissions préparatoires à l’élaboration de cette PPIM ont proposé de réduire très fortement la part de budget liée à ce projet. On nous demande donc parfois pourquoi nous continuons notre action.
Nous constatons que la Mairie de Cugnaux est pour l'instant seule à défendre cette position, parmi les 37 communes de la Métropole et les autres collectivités autour. Nous savons que cette PPIM est révisable dans 2 ans, dès 2023. Le détail des travaux des commissions n’a pas été rendu public ni voté lors du conseil métropolitain dédié à la PPIM. Nous devons donc rester très vigilants, tant que la volonté politique de réaliser ce projet existera à Toulouse Métropole, au Conseil départemental, et dans les Mairies de Plaisance-du-Touch, Tournefeuille, Toulouse et Villeneuve-Tolosane.
Même si le budget est réduit, des études détaillées sont toujours en cours, pour 1 M€ d'argent public selon ces déclarations. Leur finalité n'est pas très claire pour nous malgré nos demandes aux élus concernés et leurs promesses électorales de les rendre publiques. S'agit-il d'études de mobilité, ou de génie civil ? Que deviendront ces études après les prochaines élections municipales ?
Voici les exigences qui justifient le maintien de notre pétition :
- Nous demandons que le périmètre et les objectifs de ces études soient redéfinis et transparents.
- Ces études doivent porter sur la mobilité en général et non sur les besoins routiers.
- Ces études doivent mentionner comme objectifs premiers :
- le respect du pacte vert (green deal) pour l'Europe qui mentionne que 55% des gaz à effet de serre doivent être réduits en 2030 par rapport à 1990 ;
- la réduction de 60% de l’énergie consommée par les transports entre 2017 et 2050 au titre de la Région Occitanie à énergie positive.
- Ceux-ci doivent se décliner en un objectif de réduction du trafic automobile à l'échelle de l'agglomération toulousaine, en particulier dans le sud-ouest toulousain. Ces études doivent être menées dans le cadre du plan de déplacements urbains (PDU) qui doit être redéfini (cf. tribune inter-associations publiée lundi 20 septembre). Ce nouveau PDU doit reprendre ces objectifs.
- Ces études doivent changer de paradigme sur la façon d'aborder la problématique de la création de nouvelles offres de transports ; les décisions politiques ne peuvent plus juste suivre la demande de la population d'il y a quelques années, mais doivent se projeter dans le futur et proposer des offres qui permettent de changer les habitudes sur le long terme. Les décisions doivent être en rupture, et non dans la continuité.
Les projets à venir et l'effet de levier des budgets engagés sont le moyen le plus efficace de changer des habitudes de déplacement, ce qui est nécessaire à Toulouse.
Nous demandons que toutes les collectivités publiques concernées se prononcent pour l'abandon de ces projets routiers (comme par exemple en Ille-et-Vilaine récemment).
Enfin, nous demandons que les emprises de ces projets déjà propriété de collectivités territoriales (département...) restent des zones naturelles sur le long terme, par exemple grâce à des obligations réelles environnementales.
Pour toutes ces raisons, nous continuons et amplifions la lutte engagée contre ces projets.
*** ACTUALITÉS ET ACTIONS MENÉES ***
- Non à Val Tolosa, Alternatiba, Toulouse en transition et ANV-COP21 ont rejoint le collectif Axe vert de La Ramée
- Rencontre d'élus locaux
- Ajout à la carte des luttes contre les grands projets inutiles de Reporterre du réseau routier BUCSM et BUO
- Identification d'un problème avec le tracé du réseau express vélo (REV) n°4 entre Cugnaux et Plaisance : le tracé privilégié pour l’instant passe par l’emprise du BUO et n’apparaît pas comme approprié en l’étudiant en fonction de plusieurs critères (étude)
- Participation à une tribune inter-associations pour un nouveau PDU à Toulouse
- Co-organisation de la Vélorution et de la Marche pour le climat à Toulouse
- Nombreuses communications sur les réseaux sociaux sur des aberrations routières, et sur les solutions que représentent les transports en commun, le vélo et la marche à pied
- Écriture d'un avis (négatif) sur le projet de zone logistique AMPERE à Plaisance-du-Touch
- Écriture d’un article dans le journal de 2 Pieds 2 Roues
- Mise à jour du tract
Il est possible de rejoindre les actifs du collectif pour participer à la communication, aux actions. En voici quelques une possibles en bénévolat :
- Création et mise à jour d'un site internet
- Prise de photos et de films des sites naturels
- Réalisation de vidéos diffusables sur internet
- Inventaire des espèces sur les sites
- Étude du droit de l'environnement
et pleins d'autres à définir entre nous...
Continuez à partager la pétition et à nous suivre : @AxeVertRamee