
Prochaine réunion du Collectif de Solidarité: Mercredi 12 Juin à 18h30 au MANCICIDOR à Bégles
POUR faire le bilan de la journée de solidarité et de partage du 19 Mai et faire le point sur la situation des familles migrantes à Thorez et sur leur avenir. Rien n'est assuré au-delà de la période scolaire qui va se terminer fin juin.
Nous avons demandé la possibilité de prolongation pour les familles migrantes avec enfants ou jeunes scolarisés de rester dans les appartements le plus longtemps possible, dans l'attente de relogements durables et décents et de la construction d'une solution Humaine à cette situation, et il semble que nous avons été entendu ! A ce jour et à notre connaissance, aucune famille n'a été expulsée et nous nous en félicitons !
Nous proposons toujours qu'une table-ronde d'urgence, ou un groupe de travail se mette en place sous l'égide de la Mairie de Bégles, pour accompagner le relogement des familles dans les meilleurs conditions !
La rénovation des 510 logements de la Cité Thorez vont prendre du temps, les aménagements des entrées ne sont pas encore terminés, ce qui peu permettre de donner une respiration et du temps pour les démarches engagées ! Il n'y a pas d'urgence pour VILOGIA puisque 19 logements sont vides dans la Tour F avec des portes anti-squatt et que nous en avons recensé au moins autant dans le reste de la Cité sur les autres bâtiments, soit près de 10% des appartements sur la Cité Thorez !
Plus de 1000 signataires de la pétition en ligne !
https://chn.ge/2OdcdhK
La régularisation des papiers de ces familles serait un bon point de départ pour ouvrir une perspective à ces familles qui ne demandent qu’à s’intégrer à notre pays. C'est déjà le cas pour certaines familles ! Madame la Préfète vous avez là un geste à produire décisif pour l'avenir de ces familles !
Le soutien de la Mairie de Bégles et des différents services et acteurs sociaux concernés (MDSI, CCAS, Associations de solidarité,…), le soutien des élu-es locaux, départementaux et nationaux du territoire, des Associations impliquées auprès des migrants, ont permis jusqu’à maintenant de « stabiliser » la situation.
Tous ces acteurs étaient très présents le dimanche 19 Mai à Mussonville comme le montre ce petit reportage photos ci-joint, avec des habitant-es du quartier, des animateur-es du Comité de quartier, des enseignant-es et des parent-es d'élèves de l'école Ferdinand Buisson, le Maire de Bégles et plusieurs adjoints, le nouveau Chef de Cabinet, le secours Catholique et d'autres acteurs de la communauté Chrétienne, des associations comme la LDH, le RESF33, l'AREVE,... le Comité de soutien aux familles migrantes de Thorez, et une forte participation de la communauté Albanaise... C'était vraiment très émouvant !
https://photos.app.goo.gl/mGmRRp7pxjYooNGu5
Malheureusement les expulsions des squatts qui ont eu lieu à Gradignan (Camp de Roms) et à Talence (migrants de plusieurs nationalité) ne sont pas faites pour nous rassurer. Plusieurs familles sont à nouveau à la rue et en quête de relogements. La préfète elle-même, dans "Sud-Ouest" reconnait qu'il n'existe pas suffisamment de moyens en Gironde pour reloger les familles! Alors Madame la Préfète, ne rajoutez pas de la misère à la misère, n'expulsez pas les familles logées à Thorez dans l'attente d'une solution alternative pérenne !
Il s’agit ensemble de contribuer à des solutions plus durables et pérennes. Notamment en obtenant du gouvernement Français qu’il reconnaisse la situation difficile du peuple Albanais, dont plus de 10% des ressortissants ont quitté leur pays pour des raisons multiples, et leur accorde un statut de réfugié. La municipalité de Bégles a engagé une démarche dans ce sens.
Les actions que nous menons depuis plus d’un an, auprès de la Municipalité de Bègles, du Département de la Gironde, de la Préfecture, les informations diffusées par la presse locale (RFBG, Sud-Ouest,…), les plus de 1000 signataires de la pétition, ont permis jusqu’alors de contribuer à stabiliser les familles avec enfants. Cette tolérance, semble-t-il jusqu’au mois de juin prochain, même si elle est liée à l’insuffisance de moyens de relogement sur la Métropole, est une bonne chose.
Les échanges que nous avons eus avec le Bailleur VILOGIA, n’ont pas fermé la porte à la possibilité d’un partenariat innovant pour trouver une issue légale à la situation de ces nombreuses familles.
Pour autant les procédures d’expulsion sont toujours actives. Nous souhaitons que tous les concernés se mettent autour d’une table (Mairie de Bègles, Conseil Général, Métropole, Préfecture, représentant-es des familles…) pour construire une solution humaine et soutenable ! Ce ne sera ni simple, ni facile, mais nous pensons que c’est possible !
Nous avons appris, que Bègles et deux autres villes de la Métropole, s’étaient emparés d’un dispositif pour construire des « logements d’urgence ». Mais c’est seulement fin 2019 au mieux, que ces nouveaux moyens seront disponibles sur Bègles. La Métropole a bien entendu une responsabilité pour faire avancer ce dispositif dans toute l’agglomération.
Nous avons apprécié la prudence du bailleur VILOGIA et celle des pouvoirs publics en suspendant la ou les expulsions prévues. Jusqu'à ces jours derniers, cela a permis à ces familles de pouvoir satisfaire leur droit au logement depuis plus d'un an, dans des conditions qui malheureusement n'ont pas pu être régularisées, malgré plusieurs démarches effectuées pour payer leur loyer et les charges comme tous les autres locataires.
La plus part de ces familles travaillent et ont des revenus qui leur permettent de payer un loyer. Il existe bien entendu quelques blocages administratifs, et peut-être juridiques pour régulariser leur situation. Nous sommes certains qu'avec de la bonne volonté, dans le respect des lois, mais avec l'aide de la Mairie de Bégles, du Conseil Général et de la Préfecture de la Gironde nous pouvons trouver des solutions et construire une réponse humaine et originale, à des situations qui le sont aussi. Cela honorerait l’entreprise VILOGIA, ainsi que tous les acteurs publics concernés. Même s'il y a eu changement de propriétaire, pour notre part, nous n'oublions pas que ces logements ont été construits avec l'argent des contribuables Béglais notamment, et étaient gérés jusqu'à une date pas si lointaine par la SAEMSIB, Société d'économie mixte de la ville de Bégles.
Le comité de soutien à ces familles continuera d’agir pour essayer d’empêcher toute expulsion sans alternative durable et négocier des contrats de location avec toutes les familles victimes ayant les ressources suffisantes pour payer un loyer, à partir d’un dispositif qui pourrait être voisin de celui du CADA ! Et toutes autres initiatives de solidarité et d’actions….. De nombreux enfants concernés sont nés en France et scolarisés. Pas moins de quatre bébés sont venus au monde depuis septembre dans les familles de la Tour et d'autres sont à venir. Ils sont des Français en devenir s’ils restent sur le territoire !
Si l’on pouvait éviter de revivre ces scènes : « Un appartement vidé sous protection policière et en présence d’un huissier. Un serrurier ouvrant la porte de l’appartement et une entreprise transportant les meubles à un garde meuble. Ces meubles, la plupart issus de réseaux de solidarité et d’associations comme Emmaüs pouvant être récupérés contre « la modique somme » de 500 Euros (Cherchez l’erreur !). Des sacs plein de vêtements déposés dans l’entrée du bâtiment, quand ce ne sont pas des meubles qui sont ainsi entreposés… Des personnes en pleurs et désemparés… »
La LDH Bégles avance une proposition fruit d'une expérience : Proposer aux propriétaire de maison vide depuis longtemps sur Bégles de passer un accord avec les services de la Mairie pour reloger des familles qui accepteraient en échange de l'absence de loyer de restaurer la maison, de la faire vivre, d'éviter ainsi la dégradation de ce bien tout en permettant à des familles dans le besoin de se loger. Un soutien juridique et un accord de tiers permettrait de sécuriser la démarche dans l'intérêt de tous ! Alors si vous connaissez des personnes propriétaires de ce type de lieu d'habitation n'hésitez pas à entrer en contact avec la LDH, et:ou la Mairie de Bégles. Ce serait une façon intelligente et solidaire de faire vivre la loi DALO et le droit au logement pour tous, en évitant le risque d'expropriation.....
Rappelons le contexte :
- Plus de 50% des appartements de la Tour F étaient vacants en juin 2017 (au moins 30 sur 60), ainsi que de nombreux autres logements vides ailleurs dans les autres bâtiments de la cité ! Nous continuons à nous interroger sur ces logements vides, alors que tant de famille sont en attente d’un logement sur la CUB !
- Pas étonnant que des trafiquants et marchands de sommeil en ait profité pour reloger des familles contre rétribution ! Où en est-on de la répression de ce trafic ? La plupart des familles ont pris un avocat pour les aider dans leur démarche de régularisation.
A la date d’aujourd’hui ce sont pas moins de 19 logements qui ont été équipé de portes « anti-squat » sur la Tour F,… soit plus de 25% des logements qui sont vacants et non occupés!", et autant d'autres appartements vacants avec des portes anti-squatt dans la cité sur d'autres bâtiments, soit près de 10% des logements de la Cité !
Comptant sur la contribution de toutes et tous pour avancer vers une issue humaine et durable à cette situation,
Nous vous adressons nos respectueuses salutations militantes, Merci par avance pour votre compréhension et votre solidarité,
Pour le collectif de solidarité avec les familles concernées,
Bien cordialement,
Dominique BELOUGNE