Petition updateSUSPENSION DE TOUTES LES EXPULSIONS sur la CITE THOREZ à BEGLES !POUR le DROIT au LOGEMENT pour TOUS ! : Ensemble construisons des solutions !"
Dominique BELOUGNEFrance
Mar 27, 2019

Cela fait presque deux ans maintenant que plus d’une dizaine de familles albanaises de plusieurs générations et avec des enfants ont trouvé refuge dans des appartements laissés vacants et vides durant une période d’au moins un an jusqu’en juin 2017. D’autres ont eu moins de chance et ont été expulsé à la demande du bailleur. La trêve hivernale 2019 prenant fin dans quelques jours, ces familles vont être à nouveau plongée dans l’inquiétude du lendemain.

Nous avons rencontré le bailleur VILOGIA et essayer de tempérer les expulsions engagées dans l’attente de dispositions pour régulariser la situation des familles. Cela d’autant que les travaux de rénovations des 510 logements de la Cité ne sont pas encore engagés et qu’avant d’arriver aux logements occupés par ces familles il peut se passer encore un certain temps ! Les responsables rencontrés se montrés assez compréhensifs. Nous espérons que leur état d’esprit pourra durer dans l’attente de solution durable.

Nous avons entrepris des démarches auprès de la Mairie de Bègles notamment, mais aussi auprès des élus métropolitains, départementaux et nationaux du territoire, pour leur demander d’intercéder auprès du nouveau Préfet de la Gironde  afin d’éviter de nouvelles expulsions jusqu’à la fin de l’année scolaire, la plupart des familles ayant des enfants scolarisés sur Bègles ou dans d’autres municipalités de la Métropole.

Le nouveau Préfet de la Gironde et la Nouvelle Aquitaine s’honorerait lors de sa prise de fonction d’activer avec la participation des différents acteur-es concernés, une table-ronde pour mettre en place un dispositif voisin de celui du CADA, permettant de « régulariser » la situation de ces familles auprès du bailleur VILOGIA.

De plus, la régularisation des papiers de ces familles serait un bon point de départ pour ouvrir une perspective à ces familles qui ne demandent qu’à s’intégrer à notre pays.

Le soutien de la Mairie de Bégles et des différents services et acteurs sociaux concernés (MDSI, CCAS, Associations de solidarité,…), le soutien des élu-es locaux, départementaux et nationaux du territoire, des Associations impliquées auprès des migrants, ont permis jusqu’à maintenant de « stabiliser » la situation.

Il s’agit ensemble de contribuer à des solutions plus durables et pérennes. Notamment en obtenant du gouvernement Français qu’il reconnaisse la situation difficile du peuple Albanais, dont plus de 10% des ressortissants ont quitté leur pays pour des raisons multiples, et leur accorde un statut de réfugié.  La municipalité de Bégles engage une démarche dans ce sens.

Les actions que nous menons depuis plus d’un an, auprès de la Municipalité de Bègles, du Département de la Gironde, de la Préfecture, les informations diffusées par la presse locale (RFBG, Sud-Ouest,…), les plus de 1500 signataires de la pétition,  ont permis jusqu’alors de stabiliser les familles avec enfants. Cette tolérance, semble-t-il jusqu’au mois de juin prochain, même si elle est liée à l’insuffisance de moyens de relogement sur la Métropole, est une bonne chose.

Les échanges que nous avons eus avec le Bailleur VILOGIA, n’ont pas fermé la porte à la possibilité d’un partenariat innovant pour trouver une issue légale à la situation de ces nombreuses familles.

Pour autant les procédures d’expulsion sont toujours actives.  Nous souhaitons que tous les concernés se mettent autour d’une table (Mairie de Bègles, Conseil Général, Métropole, Préfecture, représentant-es des familles…) pour construire une solution humaine et soutenable ! Ce ne sera ni simple, ni facile, mais nous pensons que c’est possible !

Nous avons appris, ainsi que les familles qui se sont rendues à la permanence organisée par la Municipalité, que Bègles et deux autres villes de la Métropole, s’étaient emparés d’un dispositif pour construire des « logements d’urgence ». Mais c’est seulement fin 2019 au mieux, que ces nouveaux moyens seront disponibles sur Bègles. La Métropole a bien entendu une responsabilité pour faire avancer ce dispositif dans toute l’agglomération.

Nous avons apprécié la prudence du bailleur VILOGIA et celle des pouvoirs publics en suspendant la ou les expulsions prévues. Jusqu'à ces jours derniers, cela a permis à ces familles de pouvoir satisfaire leur droit au logement depuis plus d'un an, dans des conditions qui malheureusement n'ont pas pu être régularisées, malgré plusieurs démarches effectuées pour payer leur loyer et les charges comme tous les autres locataires.

La plus part de ces familles travaillent et ont des revenus qui leur permettent de payer leur loyer. Il existe bien entendu quelques blocages administratifs, et peut-être juridiques pour régulariser leur situation. Nous sommes certains qu'avec de la bonne volonté, dans le respect des lois, mais avec l'aide de la Mairie de Bégles, du Conseil Général et de la Préfecture de la Gironde nous pouvons trouver des solutions et construire une réponse humaine et originale, à des situations qui le sont aussi. Cela honorerait l’entreprise VILOGIA, ainsi que tous les acteurs publics concernés. Même s'il y a eu changement de propriétaire, pour notre part, nous n'oublions pas que ces logements ont été construits avec l'argent des contribuables Béglais notamment, et étaient gérés jusqu'à une date pas si lointaine par la SAEMSIB, Société d'économie mixte de la ville de Bégles.

Le comité de soutien à ces familles continuera d’agir pour essayer d’empêcher toute expulsion sans alternative durable et négocier des contrats de location avec toutes les familles victimes ayant les ressources suffisantes pour payer un loyer, à partir d’un dispositif qui pourrait être voisin de celui du CADA !  Et toutes autres initiatives de solidarité et d’actions….. De nombreux enfants concernés sont nés en France et scolarisés. Pas moins de quatre bébés sont venus au monde depuis septembre dans les familles de la Tour. Ils sont des Français en devenir s’ils restent sur le territoire !

Si l’on pouvait éviter de revivre ces scènes : « Un appartement vidé sous protection policière et en présence d’un huissier. Un serrurier ouvrant la porte de l’appartement et une entreprise transportant les meubles à un garde meuble. Ces meubles, la plupart issus de réseaux de solidarité et d’associations comme Emmaüs pouvant être récupérés  contre « la modique somme » de 500 Euros (Cherchez l’erreur !). Des sacs plein de vêtements déposés dans l’entrée du bâtiment, quand  ce ne sont pas des meubles qui sont ainsi entreposés… Des personnes en pleurs et désemparés… »

Rappelons le contexte :

- Plus de 50% des appartements de la Tour F étaient vacants en juin 2017 (au moins 30 sur 60), ainsi que de nombreux autres logements vides ailleurs dans les autres bâtiments de la cité ! Nous continuons à nous interroger sur ces logements vides, alors que tant de famille sont en attente d’un logement sur la CUB !

- Pas étonnant que des trafiquants et marchands de sommeil en ait profité pour reloger des familles contre rétribution ! Où en est-on de la répression de ce trafic ? La plupart des familles ont pris un avocat pour les aider dans leur démarche de régularisation.

A la date d’aujourd’hui ce sont pas moins de 17 logements qui ont été équipé de portes « anti-squat » sur la Tour F,… soit plus de 25% des logements qui sont vacants et non occupés!

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