
Le 5 mai dernier, nous avons écrit au maire de Granville :
" Monsieur le maire,
Nous avons été informés par votre adjoint, Marc HAMEAU, de votre intention d’identifier un emplacement réservé sur le trajet de la voie ferrée dans le Val-ès-fleurs.
Nous avons examiné avec la plus grande attention votre proposition en conseil d’administration de l’APPG, comme en bureau du Collectif citoyen trains, il nous paraît que cette intention de modifier le PLU pour définir un d’emplacement réservé ne répond pas à nos attentes.
En effet, d’une part, il n’y a pas de calendrier qui accompagne cette proposition, qui, en fait, conforte le principe d’arrachage de la voie ferrée maritime. La modification du document d’urbanisme, fût-elle simplifiée, nécessitera quelque temps d’élaboration et une enquête publique ce qui ne nous paraît pas compatible avec votre calendrier.
En outre, le PLU de Granville approuvé identifie déjà un emplacement réservé sur ce terrain. Il paraît difficile de réserver deux fois le même emplacement pour deux destinations différentes l’une étant la création d’une voie douce l’autre étant la création à venir d’une nouvelle voie ferrée.
Par ailleurs, nous avons demandé une expertise juridique à Maître Karelle Diot, avocate. Vous trouverez son analyse en pièce jointe. Selon elle, il y a incompatibilité entre votre projet de mail - voie douce - voirie où circulerait une navette automobile et les OAP du PLU qui ne prévoient là qu’un mail piétons-cycles destiné à la seule circulation des piétons et cyclistes.
Cette incompatibilité juridique peut être aisément résolue soit en modifiant le PLU soit en modifiant vos intentions de travaux pour ne plus faire circuler là des navettes automobiles.
Dans cette seconde hypothèse, il ne serait plus du tout nécessaire de couler une dalle de béton de 22 cm d’épaisseur sur les 750 m du projet. Alors, la voie ferrée maritime de Granville pourrait tout à fait être conservée dans un projet de circulation des piétons, des personnes à mobilité réduite et des cyclistes.
Ce serait l’occasion d’un très élégant projet à la fois sobre, efficace et économe comme celui que la Ville de Paris a réalisé sur l’emprise de la petite ceinture dans le 17e arrondissement. Voyez la photo jointe et avouez que « ça a de la gueule ». Monsieur le maire, faisons ensemble le pari de l’innovation frugale, ce qui rencontrerait l’approbation des plus de 1000 pétitionnaires qui se sont joints à nous pour vous demander de ne pas arracher cette voie ferrée maritime qui est à la fois un élément évident de notre patrimoine et le symbole d’un renouveau espéré du fret maritime dans les ports de Granville."
Pas de réponse !