

Strasbourg, protégeons nos enfants de la chaleur, dès maintenant
Le problème
Un appel citoyen pour des écoles vivables, des cours d'école fraîches et une adaptation qui ne peut plus attendre.
Les constats : nos enfants ne peuvent pas attendre
La chaleur n'est plus un sujet lointain. Elle touche déjà les conditions dans lesquelles les enfants apprennent, jouent, mangent, se reposent et grandissent.
Les enfants sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs. Leur température corporelle peut augmenter plus rapidement que celle des adultes, et la chaleur peut affecter leur concentration et leurs capacités d'apprentissage. L'UNICEF estime que 92 millions d'enfants en Europe et en Asie centrale sont exposés à des vagues de chaleur fortes. En France, son analyse de 2023 estimait à 2,3 millions le nombre d'enfants concernés par une fréquence élevée de vagues de chaleur.
À Strasbourg, la réalité est à la fois locale et considérable :
- 113 écoles maternelles et élémentaires accueillent les enfants de la ville, selon les chiffres présentés par Strasbourg.eu dans son programme d'adaptation des établissements scolaires et de la petite enfance.
- La Ville a engagé une première démarche de transformation des cours d'école pour végétaliser et désimperméabiliser les sols
- Cette transformation doit maintenant concerner l'ensemble des établissements.
Nous saluons ce qui a été entrepris. Mais nous devons aussi regarder ce qui reste à faire.
Un projet prévu pour dans plusieurs années ne répond pas à la chaleur que les enfants subiront dans quelques mois.
Et nous savons désormais que les épisodes de chaleur peuvent survenir tôt dans l'année. En 2026, Santé publique France a rappelé que des vagues de chaleur avaient déjà été observées dès le mois de mai en 2025 et 2026.
L'urgence : agir avant le prochain épisode de chaleur
Il reste moins de 300 jours avant le possible retour des fortes chaleurs du printemps prochain. Le 15 mai 2027 peut devenir une échéance citoyenne : celle à laquelle nous voulons avoir engagé des mesures concrètes dans chaque école.
Cette date n'est pas une prévision météorologique ni un seuil réglementaire. C'est un repère volontaire pour nous donner le temps d'agir avant les premières chaleurs susceptibles de compliquer la vie scolaire.
Nous ne pouvons plus accepter l'idée selon laquelle il faudrait attendre les grands chantiers pour commencer.
La rénovation thermique, la plantation d'arbres et la transformation complète des cours demandent du temps.Mais le temps long ne doit pas servir de prétexte à l'inaction immédiate.
Des solutions existent dès aujourd'hui : protéger les fenêtres du soleil, installer des stores et des protections solaires, améliorer la ventilation, créer des espaces ombragés temporaires, végétaliser là où cela est possible, adapter l'organisation des activités et garantir l'accès à l'eau.
Le ministère de l'Éducation nationale lui-même recommande, en période de chaleur, de maintenir les stores fermés lorsque les façades sont exposées, de favoriser les espaces protégés et de faire boire régulièrement les élèves. Il préconise également d'adapter l'alimentation et de veiller aux conditions de conservation des aliments.
Alors, qu'attendons-nous pour passer de la recommandation à un véritable plan d'action local ?
Des enfants qui ont besoin de fraîcheur, mais aussi de liberté
Un enfant ne se résume pas à un élève assis derrière un bureau.
C'est un enfant qui court, qui grimpe, qui touche la terre, qui observe un insecte, qui invente un jeu, qui se dispute et se réconcilie. C'est un enfant qui a besoin de sentir le vent, l'ombre, les saisons, le vivant.
Quand la chaleur devient trop forte, c'est tout cela qui disparaît.
Les jeux sont écourtés. Les sorties sont annulées. Les activités physiques deviennent difficiles. Les enfants sont confinés dans des espaces parfois inadaptés. Les enseignants et les personnels doivent improviser pour protéger tout le monde.
Et parfois, ce sont aussi les kermesses, les spectacles, les fêtes de fin d'année et les moments de convivialité qui sont annulés ou bouleversés.
Mais comment construire la cohésion d'une école, d'un quartier, d'une ville, si nous ne pouvons plus nous retrouver ?
La chaleur ne menace pas uniquement la santé. Elle peut aussi fragiliser les liens sociaux, les apprentissages et les moments qui font les souvenirs de l'enfance.
La Convention internationale des droits de l'enfant reconnaît pourtant le droit au meilleur état de santé possible, l'accès à une alimentation adaptée et à l'eau potable (article 24), ainsi que le droit au repos, aux loisirs, au jeu et à la participation à la vie culturelle et artistique (article 31).
Jouer, respirer, découvrir, se rencontrer : ce ne sont pas des privilèges. Ce sont des besoins essentiels de l'enfance.
Ce qui se passe ailleurs doit nous interpeller
Strasbourg n'est pas seule face à ce défi.
En Angleterre, les autorités sanitaires ont publié des recommandations spécifiques pour protéger les enfants dans les écoles et les structures de la petite enfance lors des fortes chaleurs. Elles préconisent notamment d'utiliser les salles les moins exposées, d'adapter les emplois du temps et de maintenir une bonne hydratation. Des recommandations existent également pour améliorer la ventilation et limiter la surchauffe des bâtiments scolaires.
À l'échelle européenne, l'Agence européenne pour l'environnement souligne que les enfants sont particulièrement vulnérables aux risques climatiques et que près de la moitié des écoles des villes européennes se situent dans des zones soumises à des îlots de chaleur urbains importants. L'agence appelle à des politiques d'adaptation équitables, qui protègent notamment les populations les plus vulnérables.
L'Europe nous alerte. Les scientifiques nous alertent. Les professionnels de l'éducation et de la santé nous alertent.
Nous avons suffisamment de connaissances pour agir.
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons une volonté à la hauteur de l'urgence.
Les familles font déjà face à des dépenses considérables pour adapter leur logement aux fortes chaleurs : protections solaires, stores, ventilation, travaux d'isolation, végétalisation des espaces privés…
Nous ne disposons pas ici d'une donnée vérifiée permettant de chiffrer le nombre de foyers qui se sont endettés pour ces adaptations. Mais une question s'impose : est-il acceptable que chaque famille doive se débrouiller seule pour protéger ses enfants, alors que les écoles sont des lieux collectifs et que l'adaptation relève aussi de la responsabilité publique ?
Dans une ville qui compte plus d'une centaine d'écoles, l'action publique doit être capable de mutualiser les moyens, de prioriser les établissements les plus exposés et de mettre en place des solutions rapides.
Des stores, des protections solaires, des ventilateurs adaptés aux locaux, des dispositifs de filtration de la lumière, des plantations, des points d'eau, des espaces ombragés temporaires : toutes ces mesures ne remplacent pas une rénovation thermique complète, mais certaines peuvent être étudiées, financées et déployées sans attendre plusieurs années.
La nature a besoin de temps pour pousser. Les arbres ont besoin de temps pour grandir. Les bâtiments ont besoin de temps pour être rénovés. Mais nous, nous ne pouvons plus perdre un seul jour pour préparer leur avenir.
Nos demandes à la Ville de Strasbourg
Nous appelons la Ville de Strasbourg, en lien avec l'Éducation nationale, les services compétents et les communautés scolaires, à engager un plan d'adaptation immédiate des écoles à la chaleur, avec des objectifs concrets à atteindre avant le 15 mai 2027.
1 - Faire un état des lieux école par école
Avant le retour des fortes chaleurs, nous demandons un diagnostic de chaque établissement :
- Températures relevées dans les salles de classe, les dortoirs et les espaces de restauration.
- Exposition au soleil des bâtiments et des cours.
- Présence ou absence de protections solaires et de zones ombragées.
- Accès à l'eau et possibilités de rafraîchissement.
- Identification des enfants et des personnels particulièrement vulnérables.
- Évaluation des conditions de conservation et de service des aliments.
Nous voulons des données accessibles, pour savoir où agir en priorité.
2 - Mettre en œuvre des mesures immédiates avant le 15 mai 2027
Nous demandons à la Ville de financer et de déployer, en fonction des besoins identifiés :
- Des stores, volets, rideaux ou protections solaires adaptés aux bâtiments.
- Des solutions de ventilation et de rafraîchissement compatibles avec la sécurité des enfants et la qualité de l'air.
- Des aménagements d'ombrage temporaires dans les cours les plus exposées.
- Des points d'eau accessibles et des dispositifs permettant aux enfants de se rafraîchir.
- Des aménagements végétaux rapides, lorsque les conditions techniques et de sécurité le permettent.
- Des protocoles clairs pour adapter les horaires, les activités physiques et l'utilisation des locaux lors des fortes chaleurs.
Nous demandons un calendrier public, école par école, et non de simples intentions.
3 - Accélérer la transformation des cours d'école
Nous demandons la poursuite et l'accélération du programme des cours Oasis :
- Désimperméabiliser les sols.
- Planter des arbres et développer les espaces végétalisés.
- Créer des zones d'ombre diversifiées et accessibles à toutes et tous.
- Préserver des espaces de jeu, de mouvement, de découverte et de repos.
- Associer les enfants, les familles et les équipes éducatives à la conception des cours.
- Une cour d'école doit être un espace de liberté, accessible toute l’année scolaire, où l'on apprend aussi à vivre avec le vivant.
4 - Planifier la rénovation thermique, sans opposer le long terme à l'urgence
Nous demandons un plan transparent de rénovation thermique des écoles, comprenant notamment :
- L'isolation des bâtiments et des toitures.
- Le traitement des fenêtres et des protections solaires.
- L'amélioration de la ventilation et de la qualité de l'air.
- La réduction des consommations d'énergie.
- La prise en compte du confort d'été dans tous les projets de rénovation.
Chaque nouveau chantier doit préparer les écoles aux conditions climatiques de demain, et chaque année perdue doit être considérée comme une année de risque supplémentaire.
5 - Protéger les enfants dans tous les moments de leur journée
Nous demandons que l'adaptation à la chaleur concerne aussi :
- La restauration scolaire, la conservation des aliments et l'accès à une eau potable suffisante.
- Les temps de sieste et de repos.
- Les activités physiques et les sorties.
- L'accueil des enfants en situation de handicap ou présentant une vulnérabilité particulière.
- Le maintien, autant que possible, des activités culturelles, des rencontres, des kermesses et des fêtes scolaires dans des conditions adaptées.
La protection ne doit pas signifier que les enfants cessent de vivre leur enfance.
6 - Associer toute la société à cette transformation
Nous demandons à la Ville d'ouvrir une véritable démarche de concertation avec :
- Les parents et les représentants des parents d'élèves.
- Les enseignants, les personnels municipaux et les directions d'école.
- Les enfants eux-mêmes, en tenant compte de leur âge.
- Les associations, les professionnels de santé et les acteurs de l'environnement.
- Les institutions publiques françaises et européennes susceptibles de contribuer au financement de l'adaptation.
Parce que la protection des enfants est une responsabilité collective.
Notre appel : faisons de Strasbourg une ville qui protège ses enfants
Nous ne sommes pas réunis ici pour opposer les uns aux autres.
Nous ne sommes pas réunis pour désigner des coupables.
Nous sommes réunis parce qu'il y a urgence. Parce que les enfants ne peuvent pas attendre que les calendriers administratifs rattrapent la réalité climatique.
Nous appelons la Ville de Strasbourg à faire de l'adaptation des écoles une priorité immédiate, mesurable et financée.
Nous appelons les pouvoirs publics à mobiliser tous les leviers disponibles : les budgets locaux, les financements nationaux, les dispositifs européens et les partenariats utiles.
Nous appelons chacune et chacun à se mobiliser.
Parents, grands-parents, enseignants, personnels des écoles, voisins, étudiants, retraités, habitantes et habitants de Strasbourg : cette pétition est la vôtre.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un enfant pour se sentir concerné.
Il suffit de comprendre qu'un enfant qui grandit aujourd'hui fera société avec nous demain.
Il sera celui qui nous accompagnera, qui nous soignera, qui nous enseignera, qui nous entourera. Il sera un citoyen, un voisin, un ami. Il sera une partie de notre avenir commun.
Nous n'avons pas à attendre qu'un enfant soit le nôtre pour vouloir le protéger.
Nous voulons des écoles où l'on peut apprendre sans suffoquer.
Des cours où l'on peut jouer sans craindre la chaleur.
Des espaces où l'on peut toucher la terre, sentir les plantes, observer le vivant et retrouver le plaisir d'être ensemble.
Des écoles qui protègent la santé, nourrissent la curiosité et font grandir la solidarité.
Nous voulons que Strasbourg soit à la hauteur de ce que nous devons à ses enfants.
Nous demandons d'agir maintenant. Pas dans quelques années. Dès les prochains mois.
Parce que chaque jour compte.
Parce que chaque enfant compte.
Parce que l'avenir se prépare aujourd'hui.
Signez cette pétition et faites-la circuler.
Pour nos enfants. Pour tous les enfants. Pour Strasbourg. Pour la société que nous voulons construire ensemble.
Contact : Camille - 07 82 82 52 99
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Le problème
Un appel citoyen pour des écoles vivables, des cours d'école fraîches et une adaptation qui ne peut plus attendre.
Les constats : nos enfants ne peuvent pas attendre
La chaleur n'est plus un sujet lointain. Elle touche déjà les conditions dans lesquelles les enfants apprennent, jouent, mangent, se reposent et grandissent.
Les enfants sont particulièrement vulnérables aux fortes chaleurs. Leur température corporelle peut augmenter plus rapidement que celle des adultes, et la chaleur peut affecter leur concentration et leurs capacités d'apprentissage. L'UNICEF estime que 92 millions d'enfants en Europe et en Asie centrale sont exposés à des vagues de chaleur fortes. En France, son analyse de 2023 estimait à 2,3 millions le nombre d'enfants concernés par une fréquence élevée de vagues de chaleur.
À Strasbourg, la réalité est à la fois locale et considérable :
- 113 écoles maternelles et élémentaires accueillent les enfants de la ville, selon les chiffres présentés par Strasbourg.eu dans son programme d'adaptation des établissements scolaires et de la petite enfance.
- La Ville a engagé une première démarche de transformation des cours d'école pour végétaliser et désimperméabiliser les sols
- Cette transformation doit maintenant concerner l'ensemble des établissements.
Nous saluons ce qui a été entrepris. Mais nous devons aussi regarder ce qui reste à faire.
Un projet prévu pour dans plusieurs années ne répond pas à la chaleur que les enfants subiront dans quelques mois.
Et nous savons désormais que les épisodes de chaleur peuvent survenir tôt dans l'année. En 2026, Santé publique France a rappelé que des vagues de chaleur avaient déjà été observées dès le mois de mai en 2025 et 2026.
L'urgence : agir avant le prochain épisode de chaleur
Il reste moins de 300 jours avant le possible retour des fortes chaleurs du printemps prochain. Le 15 mai 2027 peut devenir une échéance citoyenne : celle à laquelle nous voulons avoir engagé des mesures concrètes dans chaque école.
Cette date n'est pas une prévision météorologique ni un seuil réglementaire. C'est un repère volontaire pour nous donner le temps d'agir avant les premières chaleurs susceptibles de compliquer la vie scolaire.
Nous ne pouvons plus accepter l'idée selon laquelle il faudrait attendre les grands chantiers pour commencer.
La rénovation thermique, la plantation d'arbres et la transformation complète des cours demandent du temps.Mais le temps long ne doit pas servir de prétexte à l'inaction immédiate.
Des solutions existent dès aujourd'hui : protéger les fenêtres du soleil, installer des stores et des protections solaires, améliorer la ventilation, créer des espaces ombragés temporaires, végétaliser là où cela est possible, adapter l'organisation des activités et garantir l'accès à l'eau.
Le ministère de l'Éducation nationale lui-même recommande, en période de chaleur, de maintenir les stores fermés lorsque les façades sont exposées, de favoriser les espaces protégés et de faire boire régulièrement les élèves. Il préconise également d'adapter l'alimentation et de veiller aux conditions de conservation des aliments.
Alors, qu'attendons-nous pour passer de la recommandation à un véritable plan d'action local ?
Des enfants qui ont besoin de fraîcheur, mais aussi de liberté
Un enfant ne se résume pas à un élève assis derrière un bureau.
C'est un enfant qui court, qui grimpe, qui touche la terre, qui observe un insecte, qui invente un jeu, qui se dispute et se réconcilie. C'est un enfant qui a besoin de sentir le vent, l'ombre, les saisons, le vivant.
Quand la chaleur devient trop forte, c'est tout cela qui disparaît.
Les jeux sont écourtés. Les sorties sont annulées. Les activités physiques deviennent difficiles. Les enfants sont confinés dans des espaces parfois inadaptés. Les enseignants et les personnels doivent improviser pour protéger tout le monde.
Et parfois, ce sont aussi les kermesses, les spectacles, les fêtes de fin d'année et les moments de convivialité qui sont annulés ou bouleversés.
Mais comment construire la cohésion d'une école, d'un quartier, d'une ville, si nous ne pouvons plus nous retrouver ?
La chaleur ne menace pas uniquement la santé. Elle peut aussi fragiliser les liens sociaux, les apprentissages et les moments qui font les souvenirs de l'enfance.
La Convention internationale des droits de l'enfant reconnaît pourtant le droit au meilleur état de santé possible, l'accès à une alimentation adaptée et à l'eau potable (article 24), ainsi que le droit au repos, aux loisirs, au jeu et à la participation à la vie culturelle et artistique (article 31).
Jouer, respirer, découvrir, se rencontrer : ce ne sont pas des privilèges. Ce sont des besoins essentiels de l'enfance.
Ce qui se passe ailleurs doit nous interpeller
Strasbourg n'est pas seule face à ce défi.
En Angleterre, les autorités sanitaires ont publié des recommandations spécifiques pour protéger les enfants dans les écoles et les structures de la petite enfance lors des fortes chaleurs. Elles préconisent notamment d'utiliser les salles les moins exposées, d'adapter les emplois du temps et de maintenir une bonne hydratation. Des recommandations existent également pour améliorer la ventilation et limiter la surchauffe des bâtiments scolaires.
À l'échelle européenne, l'Agence européenne pour l'environnement souligne que les enfants sont particulièrement vulnérables aux risques climatiques et que près de la moitié des écoles des villes européennes se situent dans des zones soumises à des îlots de chaleur urbains importants. L'agence appelle à des politiques d'adaptation équitables, qui protègent notamment les populations les plus vulnérables.
L'Europe nous alerte. Les scientifiques nous alertent. Les professionnels de l'éducation et de la santé nous alertent.
Nous avons suffisamment de connaissances pour agir.
Nous ne demandons pas l'impossible. Nous demandons une volonté à la hauteur de l'urgence.
Les familles font déjà face à des dépenses considérables pour adapter leur logement aux fortes chaleurs : protections solaires, stores, ventilation, travaux d'isolation, végétalisation des espaces privés…
Nous ne disposons pas ici d'une donnée vérifiée permettant de chiffrer le nombre de foyers qui se sont endettés pour ces adaptations. Mais une question s'impose : est-il acceptable que chaque famille doive se débrouiller seule pour protéger ses enfants, alors que les écoles sont des lieux collectifs et que l'adaptation relève aussi de la responsabilité publique ?
Dans une ville qui compte plus d'une centaine d'écoles, l'action publique doit être capable de mutualiser les moyens, de prioriser les établissements les plus exposés et de mettre en place des solutions rapides.
Des stores, des protections solaires, des ventilateurs adaptés aux locaux, des dispositifs de filtration de la lumière, des plantations, des points d'eau, des espaces ombragés temporaires : toutes ces mesures ne remplacent pas une rénovation thermique complète, mais certaines peuvent être étudiées, financées et déployées sans attendre plusieurs années.
La nature a besoin de temps pour pousser. Les arbres ont besoin de temps pour grandir. Les bâtiments ont besoin de temps pour être rénovés. Mais nous, nous ne pouvons plus perdre un seul jour pour préparer leur avenir.
Nos demandes à la Ville de Strasbourg
Nous appelons la Ville de Strasbourg, en lien avec l'Éducation nationale, les services compétents et les communautés scolaires, à engager un plan d'adaptation immédiate des écoles à la chaleur, avec des objectifs concrets à atteindre avant le 15 mai 2027.
1 - Faire un état des lieux école par école
Avant le retour des fortes chaleurs, nous demandons un diagnostic de chaque établissement :
- Températures relevées dans les salles de classe, les dortoirs et les espaces de restauration.
- Exposition au soleil des bâtiments et des cours.
- Présence ou absence de protections solaires et de zones ombragées.
- Accès à l'eau et possibilités de rafraîchissement.
- Identification des enfants et des personnels particulièrement vulnérables.
- Évaluation des conditions de conservation et de service des aliments.
Nous voulons des données accessibles, pour savoir où agir en priorité.
2 - Mettre en œuvre des mesures immédiates avant le 15 mai 2027
Nous demandons à la Ville de financer et de déployer, en fonction des besoins identifiés :
- Des stores, volets, rideaux ou protections solaires adaptés aux bâtiments.
- Des solutions de ventilation et de rafraîchissement compatibles avec la sécurité des enfants et la qualité de l'air.
- Des aménagements d'ombrage temporaires dans les cours les plus exposées.
- Des points d'eau accessibles et des dispositifs permettant aux enfants de se rafraîchir.
- Des aménagements végétaux rapides, lorsque les conditions techniques et de sécurité le permettent.
- Des protocoles clairs pour adapter les horaires, les activités physiques et l'utilisation des locaux lors des fortes chaleurs.
Nous demandons un calendrier public, école par école, et non de simples intentions.
3 - Accélérer la transformation des cours d'école
Nous demandons la poursuite et l'accélération du programme des cours Oasis :
- Désimperméabiliser les sols.
- Planter des arbres et développer les espaces végétalisés.
- Créer des zones d'ombre diversifiées et accessibles à toutes et tous.
- Préserver des espaces de jeu, de mouvement, de découverte et de repos.
- Associer les enfants, les familles et les équipes éducatives à la conception des cours.
- Une cour d'école doit être un espace de liberté, accessible toute l’année scolaire, où l'on apprend aussi à vivre avec le vivant.
4 - Planifier la rénovation thermique, sans opposer le long terme à l'urgence
Nous demandons un plan transparent de rénovation thermique des écoles, comprenant notamment :
- L'isolation des bâtiments et des toitures.
- Le traitement des fenêtres et des protections solaires.
- L'amélioration de la ventilation et de la qualité de l'air.
- La réduction des consommations d'énergie.
- La prise en compte du confort d'été dans tous les projets de rénovation.
Chaque nouveau chantier doit préparer les écoles aux conditions climatiques de demain, et chaque année perdue doit être considérée comme une année de risque supplémentaire.
5 - Protéger les enfants dans tous les moments de leur journée
Nous demandons que l'adaptation à la chaleur concerne aussi :
- La restauration scolaire, la conservation des aliments et l'accès à une eau potable suffisante.
- Les temps de sieste et de repos.
- Les activités physiques et les sorties.
- L'accueil des enfants en situation de handicap ou présentant une vulnérabilité particulière.
- Le maintien, autant que possible, des activités culturelles, des rencontres, des kermesses et des fêtes scolaires dans des conditions adaptées.
La protection ne doit pas signifier que les enfants cessent de vivre leur enfance.
6 - Associer toute la société à cette transformation
Nous demandons à la Ville d'ouvrir une véritable démarche de concertation avec :
- Les parents et les représentants des parents d'élèves.
- Les enseignants, les personnels municipaux et les directions d'école.
- Les enfants eux-mêmes, en tenant compte de leur âge.
- Les associations, les professionnels de santé et les acteurs de l'environnement.
- Les institutions publiques françaises et européennes susceptibles de contribuer au financement de l'adaptation.
Parce que la protection des enfants est une responsabilité collective.
Notre appel : faisons de Strasbourg une ville qui protège ses enfants
Nous ne sommes pas réunis ici pour opposer les uns aux autres.
Nous ne sommes pas réunis pour désigner des coupables.
Nous sommes réunis parce qu'il y a urgence. Parce que les enfants ne peuvent pas attendre que les calendriers administratifs rattrapent la réalité climatique.
Nous appelons la Ville de Strasbourg à faire de l'adaptation des écoles une priorité immédiate, mesurable et financée.
Nous appelons les pouvoirs publics à mobiliser tous les leviers disponibles : les budgets locaux, les financements nationaux, les dispositifs européens et les partenariats utiles.
Nous appelons chacune et chacun à se mobiliser.
Parents, grands-parents, enseignants, personnels des écoles, voisins, étudiants, retraités, habitantes et habitants de Strasbourg : cette pétition est la vôtre.
Il n'est pas nécessaire d'avoir un enfant pour se sentir concerné.
Il suffit de comprendre qu'un enfant qui grandit aujourd'hui fera société avec nous demain.
Il sera celui qui nous accompagnera, qui nous soignera, qui nous enseignera, qui nous entourera. Il sera un citoyen, un voisin, un ami. Il sera une partie de notre avenir commun.
Nous n'avons pas à attendre qu'un enfant soit le nôtre pour vouloir le protéger.
Nous voulons des écoles où l'on peut apprendre sans suffoquer.
Des cours où l'on peut jouer sans craindre la chaleur.
Des espaces où l'on peut toucher la terre, sentir les plantes, observer le vivant et retrouver le plaisir d'être ensemble.
Des écoles qui protègent la santé, nourrissent la curiosité et font grandir la solidarité.
Nous voulons que Strasbourg soit à la hauteur de ce que nous devons à ses enfants.
Nous demandons d'agir maintenant. Pas dans quelques années. Dès les prochains mois.
Parce que chaque jour compte.
Parce que chaque enfant compte.
Parce que l'avenir se prépare aujourd'hui.
Signez cette pétition et faites-la circuler.
Pour nos enfants. Pour tous les enfants. Pour Strasbourg. Pour la société que nous voulons construire ensemble.
Contact : Camille - 07 82 82 52 99
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Pétition lancée le 20 septembre 2026