Déposez votre avis en ligne - Projet de la ZAC Nord (Nantes)


Bonjour,
Vous avez signé cette pétition pour la préservation de la biodiversité à Nantes Nord.
L'abattage d'une quinzaine d'arbres dans le petit bois de Toronto et d'une douzaine autour de la pataugeoire de Québec sont des éléments du projet de restructuration des espaces publics sur les quartiers Bout des pavés et Chêne des Anglais (grand projet et ZAC Nantes nord) qui, au total, prévoit encore d'abattre des arbres. En effet, l'abattage de 464 arbres sur ces deux quartiers est prévu !
Nous n'avons appris cette information qu'en consultant les documents dans le cadre de l'enquête publique qui se déroule actuellement, et ce jusqu'au vendredi 5 janvier 2024, pour la ZAC Nantes nord.
Le collectif Nantes Nord pour une écologie citoyenne va déposer sur le registre en ligne la contribution ci-dessous :
La destruction de 464 arbres dans la ZAC Nantes nord : un secret bien gardé, un grand oublié de la concertation !
Beaucoup d’habitants s’émeuvent en apprenant la nouvelle ! Jamais ce chiffre n’avait été communiqué dans aucune des réunions de concertation sur le projet de rénovation du quartier.
Ce n’est pas faute d’avoir posé la question en réunion publique. La même question avait été formulée lors de la déambulation sur le futur tracé du « Ruban bleu » organisée par l’agence Germe et Jam et la collectivité nantaise (élus et fonctionnaires). Aucune réponse n’avait alors été fournie, tous les acteurs étant soudainement frappés de mutisme.
Le document de l’Atelier de paysages Bruel-Delmare du 22/09/2023 à l’attention de Loma (Loire océan métropole aménagement) atteste de la destruction de 280 arbres sur le Bout des pavés, 183 sur le Chêne des Anglais et 1 sur l’avenue du Bout des Landes (où 19 sont déjà manquants depuis plusieurs années). Soit un arbre sur trois (464 sur 1563 existants) appelé à disparaître !
Il ne s’agit pas de remettre en cause le projet d’aménagement des espaces verts de ces quartiers et le projet de les relier par un cheminement. Un tel projet réalisé il y a 30 ou 40 ans n’aurait pas attiré de remarques. Mais en 2023, après les alertes du GIEC sur le réchauffement climatique, son ampleur et ses conséquences, après l’effondrement constaté de la biodiversité, après les récents canicules appelées à s’accentuer... une telle destruction d’arbres n'est plus admissible !
On sait désormais le rôle et les services rendus par les arbres adultes, tant pour le climat, pour les humains proches que pour la biodiversité, la qualité des sols et de la ressource en eau. Cette connaissance rend caduque la manière de procéder de ce projet et le renvoie à une obsolescence que de nombreux textes législatifs et réglementaires ont instituée. La disparition d’ 1 arbre sur 3 est très préjudiciable à la faune très importante (oiseaux, hérissons, écureuils, etc.).
Il est contestable qu’il ne soit pas fait de relation entre l’inventaire faune (loin d’être exhaustif) réalisé sur le quartier et les dommages causés par la destruction de tant d’arbres et leur évaluation. Nantes Métropole a créé un atlas de la biodiversité pour son territoire de façon à ce qu’il inspire les projets dans sa préservation. Il est nécessaire d’y recourir ici.
Nous mettons en doute que l’importance du nombre d’arbres abattus n’ait pas été connue au moment de ce diagnostic, même de façon approximative, par la superposition des plans du projet et du diagnostic réalisé sur les arbres. Le document de Bruel-Delmare vient le préciser.
Mais ce document n’est pas présenté dans les documents de l’enquête rendant cette présentation incomplète.
Nous pensons qu’un avis de l’Office Français de la Biodiversité eut été différent avec la connaissance de ce nombre d’arbres abattus.
Le commissaire-enquêteur sollicité à ce sujet le 22 décembre, n’a pas trouvé non plus ces chiffres de Bruel-Delmare.
La compensation - replantation de 900 jeunes plants d’arbres, soit 2 plants pour 1 arbre adulte - est très insuffisante : il leur faudra des dizaines d’années avant de rendre les mêmes services. Il convient donc d’éviter le dommage qui va en résulter. L’argument du « quartier le plus vert » présent dans les documents ne vaut pas : les surfaces et canopées évoquées sont, pour l’essentiel, extérieures à ces quartiers. La disparition des 464 arbres est au cœur des deux quartiers Bout des Pavés et Chêne des Anglais.
Nous demandons que ce projet d’aménagement des espaces soit revu afin de réduire de façon considérable le nombre d’arbres abattus. Entre les beaux plans tracés sur une table à dessin dans un bureau parisien et la réalité du terrain - aspiration des habitants et leur santé, conséquences pour la biodiversité... - il est urgent de ré-arbitrer.
Des habitants et des riverains du bosquet de la rue de Toronto se sont exprimés contre l’abattage d’arbres. De même pour les habitants et riverains du 72 avenue du Bout des Landes. Des habitants ont protesté contre l’abattage de 4 ha de forêt sur le territoire de Nantes nord pour l’agrandissement de l’échangeur de la Porte de Gesvres. D’autres habitants du collectif Nungesser ont protesté contre la disparition de 27 arbres autour de l’ancien centre commercial de la Boissière. Il est temps que leurs voix soient entendues.
D'autres contributions ont été déposées, que vous pouvez lire sur ce registre :
https://www.registre-dematerialise.fr/4986/
ainsi que les documents sur l'enquête.
Pour s'opposer à cet abattage massif et la bétonisation, vous pouvez déposer votre message en ligne (en vous inspirant ou pas de la notre) ou le faire vendredi 5 janvier après-midi lors de la permanence du commissaire enquêteur. Nous nous y donnons rendez-vous à 16 h - Maison de quartier La Mano (siège de l’enquête) : 3 rue Eugène Thomas, 44300 Nantes
PAS DE COPIÉ/COLLÉ, car votre avis ne serait pas pris en compte !
Si vous habitez le secteur de la ZAC Nord depuis de nombreuses années, merci de le préciser dans l'avis que vous déposerez.
D'autres nouvelles dans les prochaines mises à jour.