Publier l'intégralité du journal littéraire.


Publier l'intégralité du journal littéraire.
Le problème
Dans six jours, on pourra donc lire les immortels chefs-d'œuvre de Jean d'Ormesson dans la Bibliothèque de la Pléiade. Les boutiquiers qui président aux destinées de la maison Gallimard ont dû s'aviser qu'il y avait là un peu de monnaie à se faire, pour parler aussi vulgairement qu'ils doivent penser.
Pendant ce temps, le Journal littéraire de Paul Léautaud n'est plus disponible que sur les sites de vente d'occasion, le Mercure de France – qui appartient aux boutiquiers déjà évoqués – ne jugeant pas utile de refaire une édition de ce monument, ce qui devrait les faire violir de honte. C'est évidemment Léautaud qui aurait toute légitimité à entrer dans la Pléiade, et non ce pauvre d'Ormesson, dont les livres tomberont en poussière le jour même où on le portera en terre, avec tous les honneurs qui ne lui sont aucunement dus. Car ceux qui ont lu les quelque sept mille pages de l'édition en trois volumes du Mercure ont été comme moi irrités, frustrés par ces lignes de pointillés remplaçant des passages que Léautaud lui-même jugeait, à son époque, “trop vifs pour être imprimés” ; et aussi par ces gens dont les noms sont remplacés par des initiales. Or, 59 ans ont passé depuis la mort de Léautaud (comme il a replié son parapluie trois semaines avant que j'ouvre le mien, je ne me trompe jamais dans le calcul…), les personnes dont il parle le sont aussi, mortes, et il serait grand temps de donner enfin une édition complète du Journal littéraire. Cela dépend de trois “personnes” : la bibliothèque qui détient le manuscrit complet du journal, la maison Gallimard qui en possède les droits par le biais du Mercure de France, et la SPA, puisque c'est cette société dont Léautaud a fait son ayant-droit, si c'est bien le terme correct ; son héritière, si l'on préfère. On ne voit pas ce qui pourrait empêcher ces trois entités de se mettre d'accord pour publier rapidement l'édition définitive que les léotaldiens attendent ; à part, peut-être, la conjonction de l'incurie des uns avec l'indifférence des autres.

Nicolas JEGOULanceur de pétition
Cette pétition avait 97 signataires
Le problème
Dans six jours, on pourra donc lire les immortels chefs-d'œuvre de Jean d'Ormesson dans la Bibliothèque de la Pléiade. Les boutiquiers qui président aux destinées de la maison Gallimard ont dû s'aviser qu'il y avait là un peu de monnaie à se faire, pour parler aussi vulgairement qu'ils doivent penser.
Pendant ce temps, le Journal littéraire de Paul Léautaud n'est plus disponible que sur les sites de vente d'occasion, le Mercure de France – qui appartient aux boutiquiers déjà évoqués – ne jugeant pas utile de refaire une édition de ce monument, ce qui devrait les faire violir de honte. C'est évidemment Léautaud qui aurait toute légitimité à entrer dans la Pléiade, et non ce pauvre d'Ormesson, dont les livres tomberont en poussière le jour même où on le portera en terre, avec tous les honneurs qui ne lui sont aucunement dus. Car ceux qui ont lu les quelque sept mille pages de l'édition en trois volumes du Mercure ont été comme moi irrités, frustrés par ces lignes de pointillés remplaçant des passages que Léautaud lui-même jugeait, à son époque, “trop vifs pour être imprimés” ; et aussi par ces gens dont les noms sont remplacés par des initiales. Or, 59 ans ont passé depuis la mort de Léautaud (comme il a replié son parapluie trois semaines avant que j'ouvre le mien, je ne me trompe jamais dans le calcul…), les personnes dont il parle le sont aussi, mortes, et il serait grand temps de donner enfin une édition complète du Journal littéraire. Cela dépend de trois “personnes” : la bibliothèque qui détient le manuscrit complet du journal, la maison Gallimard qui en possède les droits par le biais du Mercure de France, et la SPA, puisque c'est cette société dont Léautaud a fait son ayant-droit, si c'est bien le terme correct ; son héritière, si l'on préfère. On ne voit pas ce qui pourrait empêcher ces trois entités de se mettre d'accord pour publier rapidement l'édition définitive que les léotaldiens attendent ; à part, peut-être, la conjonction de l'incurie des uns avec l'indifférence des autres.

Nicolas JEGOULanceur de pétition
Pétition fermée
Partagez cette pétition
Les décisionnaires
SPA, ayant-droit de Léautaud
Mises à jour sur la pétition
Partager la pétition
Pétition lancée le 11 avril 2015