

Soutien aux enseignant·es non titulaires promis·es à l'embauche mais non affecté·es
Le problème
Pour cette rentrée encore les concours de recrutement n’ont pas suffi pour répondre aux besoins de l'Education Nationale. La presse a fait écho à cette carence en faisant état de classes surchargées et d'élèves sans enseignant·es qui ne peuvent bénéficier d’un suivi pédagogique.
Le rectorat dispose pourtant d'une manne de personnels disponibles, expérimentés, et désireux d'enseigner. A ce jour, nous sommes de nombreux·ses enseignant·es contractuel·les sans affectation, sans contrat, sans même d’attestation employeur permettant de prétendre à l'Allocation de Retour à l'Emploi.
Les pratiques opaques du Rectorat en matière de gestion des affectations sont donc défaillantes et ne répondent pas aux exigences d’un enseignement de qualité et elles portent préjudice aux agents non titulaires spécialement. Outre la rupture de la continuité de carrière, nous nous retrouvons tou·tes sans ressources, nombre d'entre nous ne peuvent honorer leurs factures et certain·es sont dans l'angoisse de ne pouvoir renouveler leur titre de séjour.
Par ailleurs, nous tenons à faire savoir que les techniques employées par l’administration pour organiser le travail des non titulaires n’honorent pas le service public. Nous avons tou·tes reçu une lettre adressée par les services du Rectorat en juillet. Cette lettre nous informait que dans la mesure où nous participions "au bon déroulement des enseignements" nous pouvions dès lors compter sur un contrat annuel débutant le 1er septembre 2024 et se terminant le 31 août 2025. A la fin de sa lettre, le Rectorat ajoutait même pour nous assurer de son intention de recruter que nous pouvions tou·tes "nous projeter dès à présent dans l'exercice de nos fonctions pour la rentrée 2024". Nonobstant les considérations morales, le plus dommageable consiste dans le fait que, sur le marché du travail, une promesse engage les deux parties. Cette lettre a ainsi eu pour principal effet de garantir à l’Académie de disposer de personnels dont elle avait besoin et dans le même temps de nous dissuader de rechercher un autre emploi. Nous sommes tou·tes diplômé·es, nous avons tou·tes bénéficié l'an dernier de formations, de tutorats, d'évaluations positives, autant de dispositifs consommateurs d'argent public, qui nous ont conforté·es dans notre espoir de voir notre contrat reconduit à la rentrée.
Nous avons exercé les mêmes fonctions et nous avons soutenu la même charge de travail que les enseignant·es titulaires mais nous ne sommes toujours pas affecté·es. Dans le même temps, le Ministère publie sur un site internet dédié des annonces de recrutements concernant notre académie. Pour surmonter cette défaillance et pourvoir à un service d'enseignement à la hauteur de l’Éducation Nationale nous revendiquons :
- la reconduction de tous les personnels promis à une affectation sous la forme d'un CZR (contractuels sur zone)
- l'élaboration avec les représentant·es du personnel d'un cadre de gestion académique des personnels enseignants contractuels du premier degré
- l’application du droit: par une facilitation des démarches permettant aux contractuel·les privé·es d'emploi d'accéder aux indemnités chômage (transmission des attestations chômage).
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Le problème
Pour cette rentrée encore les concours de recrutement n’ont pas suffi pour répondre aux besoins de l'Education Nationale. La presse a fait écho à cette carence en faisant état de classes surchargées et d'élèves sans enseignant·es qui ne peuvent bénéficier d’un suivi pédagogique.
Le rectorat dispose pourtant d'une manne de personnels disponibles, expérimentés, et désireux d'enseigner. A ce jour, nous sommes de nombreux·ses enseignant·es contractuel·les sans affectation, sans contrat, sans même d’attestation employeur permettant de prétendre à l'Allocation de Retour à l'Emploi.
Les pratiques opaques du Rectorat en matière de gestion des affectations sont donc défaillantes et ne répondent pas aux exigences d’un enseignement de qualité et elles portent préjudice aux agents non titulaires spécialement. Outre la rupture de la continuité de carrière, nous nous retrouvons tou·tes sans ressources, nombre d'entre nous ne peuvent honorer leurs factures et certain·es sont dans l'angoisse de ne pouvoir renouveler leur titre de séjour.
Par ailleurs, nous tenons à faire savoir que les techniques employées par l’administration pour organiser le travail des non titulaires n’honorent pas le service public. Nous avons tou·tes reçu une lettre adressée par les services du Rectorat en juillet. Cette lettre nous informait que dans la mesure où nous participions "au bon déroulement des enseignements" nous pouvions dès lors compter sur un contrat annuel débutant le 1er septembre 2024 et se terminant le 31 août 2025. A la fin de sa lettre, le Rectorat ajoutait même pour nous assurer de son intention de recruter que nous pouvions tou·tes "nous projeter dès à présent dans l'exercice de nos fonctions pour la rentrée 2024". Nonobstant les considérations morales, le plus dommageable consiste dans le fait que, sur le marché du travail, une promesse engage les deux parties. Cette lettre a ainsi eu pour principal effet de garantir à l’Académie de disposer de personnels dont elle avait besoin et dans le même temps de nous dissuader de rechercher un autre emploi. Nous sommes tou·tes diplômé·es, nous avons tou·tes bénéficié l'an dernier de formations, de tutorats, d'évaluations positives, autant de dispositifs consommateurs d'argent public, qui nous ont conforté·es dans notre espoir de voir notre contrat reconduit à la rentrée.
Nous avons exercé les mêmes fonctions et nous avons soutenu la même charge de travail que les enseignant·es titulaires mais nous ne sommes toujours pas affecté·es. Dans le même temps, le Ministère publie sur un site internet dédié des annonces de recrutements concernant notre académie. Pour surmonter cette défaillance et pourvoir à un service d'enseignement à la hauteur de l’Éducation Nationale nous revendiquons :
- la reconduction de tous les personnels promis à une affectation sous la forme d'un CZR (contractuels sur zone)
- l'élaboration avec les représentant·es du personnel d'un cadre de gestion académique des personnels enseignants contractuels du premier degré
- l’application du droit: par une facilitation des démarches permettant aux contractuel·les privé·es d'emploi d'accéder aux indemnités chômage (transmission des attestations chômage).
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Pétition lancée le 27 septembre 2024