

«À l’ombre des classes»
Dans le silence discret des couloirs d’école,
Une silhouette passe, douce, presque invisible.
Elle porte dans ses mains l’espoir qui console,
Et dans son cœur, une force inépuisable.
AESH… quatre lettres trop souvent ignorées,
Quatre lettres qui tissent des ponts entre deux rives.
Elles relient l’enfant au monde animé,
Elles ouvrent des portes que l’on croyait définitives.
Tu es l’œil qui rassure, la main qui soutient,
Le mot qui apaise quand la tempête gronde.
Tu marches à ses côtés, pas après pas,
Pour qu’il puisse lui aussi embrasser le monde.
Mais derrière ce rôle qui illumine des vies,
Il y a des nuits d’angoisse, des fins de mois fragiles.
Un salaire si mince qu’il en devient ironie,
Pour un métier si grand, si noble, si utile.
On t’applaudit parfois, dans les discours fleuris,
On t’oublie souvent dans les lois et les chiffres.
On vante l’inclusion, mais on oublie l’appui,
Sans toi, ce bel élan s’effrite et se fissure.
AESH, tu n’es pas qu’un sigle administratif,
Tu es l’ancre, la boussole, la lumière dans l’orage.
Ton métier mérite plus qu’un hommage furtif,
Il mérite respect, dignité, et un vrai salaire en gage.
Et peut-être qu’un jour, on saura te voir vraiment,
Non comme une ombre dans un coin de la classe,
Mais comme un pilier, solide et bien présent,
Sans qui l’école inclusive s’effondre et se casse.
-Sébastien Cazaubon
-Association "AESH en lumière"