Обновление к петицииSOS Démocratie en périlSolidarité avec nos collègues de Guadeloupe et de Martinique
Collectif INTER-ORGANISATIONNELФранция
28 нояб. 2021 г.

Jeudi 25 novembre 2021

Lundi 15 novembre 2021, la grève générale a commencé en Guadeloupe. Dimanche 21 novembre 2021, elle a commencé en Martinique. Dans les deux cas, nos collègues de l’Education nationale sont mobilisés, aux côtés notamment des personnels de santé et des pompiers.

En Guadeloupe, c’est un appel du collectif contre l’obligation vaccinale et contre le passeport sanitaire, collectif qui regroupe une trentaine d’organisations syndicales et politiques, dont la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) de la Guadeloupe. Une telle unité s’était déjà exprimée en 2009 lors de l’historique grève générale conduite par le Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP).

En Martinique, c’est un appel d’une intersyndicale de 17 organisations. Deux premières revendications sont clairement affirmées.  « Non au passeport sanitaire, non à l'obligation vaccinale et oui à la défense des droits et des libertés », affirme l’appel du collectif unitaire guadeloupéen qui exige « aucune mise à pied, aucune suspension et aucun licenciement contre les travailleurs ».

Le préavis de grève déposé en Guadeloupe par le Syndicat National des Collèges et des Lycées (SNCL) de la Fédération Autonome de l’Education Nationale (FAEN), par la Fédération Nationale de l’Education, de la Culture et de la Formation Professionnelle (FNECFP) de la Confédération Générale du Travail (CGT) Force Ouvrière, par la FSU de la Guadeloupe, par le Syndicat des Personnels de l’Education de la Guadeloupe (SPEG) et par l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), exige la suppression de l’obligation vaccinale et du passeport sanitaire.

En Martinique, en tête d’une série de 13 revendications, figurent la suppression de l’obligation vaccinale, le retrait des sanctions et la suppression du passeport sanitaire.

À partir de là, d’autres revendications sont affirmées, par exemple, en Guadeloupe, un système de santé de qualité pour accueillir et soigner les guadeloupéens dignement et la réhabilitation des conventions collectives, et, en Martinique, des moyens et du personnel pour les établissements de santé.

Une mobilisation profonde sur ces objectifs se développe depuis des mois, depuis le 17 juillet 2021 en Guadeloupe, avec des manifestations hebdomadaires.

Le gouvernement a refusé de satisfaire ces revendications. La grève générale illimitée a donc été engagée, la date du lundi 15 novembre 2021 correspondant à la mise en œuvre des suspensions qui touchent déjà des centaines de salariés, plus d’un millier au moins étant menacés dans la santé pour la seule Guadeloupe.

Sont également menacés par la répression pour refus de vaccination des pompiers, des psychologues scolaires, des infirmières scolaires et des salariés de Pôle-Emploi.

Face à cette mobilisation profonde soutenue par l’ensemble de la population, le gouvernement répond par l’envoi de centaines de policiers et de gendarmes dont des membres du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) et du RAID.

Le gouvernement et les médias expliquent que la grève aux Antilles est le produit d’une situation locale particulière, de la misère et de l’inégalité sociale, et du terrible précédent que représente le chlordécone qui a empoisonné et qui continue d’empoisonner toute la population avec l’autorisation de plusieurs gouvernements successifs.

Tout cela est réel. Mais cela ne peut servir à passer à la trappe les revendications qui constituent le point de départ de la mobilisation, l’abrogation du passeport sanitaire et de l’obligation vaccinale.

De ce point de vue, non seulement la solidarité s’impose entre les salariés de métropole et les salariés d’outre-mer, mais cela implique un combat commun.

La responsabilité des organisations syndicales, dont celles de l’Education nationale, est d’organiser cette solidarité et ce combat commun.

 
 


 
 

 
 
 
 
 
 
 

 
 
 

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