Petition updateSOS Démocratie en périlCatalogne: les grâces une nouvelle étape avec l'Espagne (La Vanguardia)
Collectif INTER-ORGANISATIONNELFrance
Jun 21, 2021

Pedro Sánchez promeut avec les grâces un nouvelle période dans l'histoire des relations entre la Catalogne et l'Espagne


Le Conseil des ministres espagnols approuvera mardi 22 juin 2021 les grâces partielles aux prisonniers politiques catalans. Le chef de l'exécutif, Pedro Sánchez, a avancé cette décision pour qu'elle soit adoptée par le Conseil des ministres, lors de la conférence qu'il a prononcée lundi 21 juin 2021 au Gran Teatre del Liceu de Barcelone.

Le président du gouvernement a expliqué les raisons qui l'ont conduit à promouvoir cette mesure, dont il a jugé la légalité et la constitutionnalité incontestables. Pour Pedro Sánchez, ce pari ferme tente de résoudre la somme des erreurs de calcul de tous qui ont conduit à la situation politique actuelle, un endroit, a-t-il dit, « où nous n'avons pas décidé d'être ».

Pedro Sánchez, qui au début de son discours, a dû écouter les cris d'un participant qui a crié du public en faveur de l'indépendance, a défendu que la mesure de grâce que le Conseil des ministres approuvera mardi 22 juin 2021 s'adresse non seulement à ceux qui sont maintenant en prison mais aux milliers de Catalans qui partagent avec eux le projet d'indépendance.

À cet égard, Pedro Sánchez a expliqué que l'objectif fondamental pour approuver cette mesure est son utilité pour la coexistence. Pour le président du gouvernement, « les attentes de l'avenir l’emportent sur les doléances du passé ».

Le président a donné trois raisons pour lesquelles le moment est venu d'approuver les grâces, « en premier lieu, parce que la procédure judiciaire est terminée. Deuxièmement, parce que le gouvernement est obligé de traiter et de répondre aux demandes de cette mesure de grâce. Troisièmement, parce que « le paysage que nous a laissé la pandémie nous a fait prendre conscience de l'importance qu'elle accorde à la vie et particulièrement à la vie partagée ».

Le président dans son discours a défendu l'unité de l'Espagne, « je dirige un gouvernement qui croit sincèrement à l'union de l'Espagne et de tous les peuples d'Espagne ».

Parmi les personnes présentes figuraient des représentants d'organisations sociales, d'hommes d'affaires, de syndicats, de professionnels et d'intellectuels qui, surtout ces dernières semaines, ont poussé d'une manière ou d'une autre pour que les grâces des détenus incarcérés se concrétisent.

Dans la salle du Liceu, il y avait la maire de Barcelone, Ada Colau. Il y avait Josep Sánchez Llibre, président de Foment del Treball. Il y avait Pere Navarro, président du Consorci de la Zona Franca. Il y avait Javier Faus, président du Cercle d'Economia. Il y avait Josep Oliu du Banc de Sabadell. Il y avait Javier Godó, rédacteur en chef de la Vanguardia. Il y avait Carlos Godó, Président Directeur Général (PDG) du groupe Godó. Il y avait Josep Ramon Bosch, président de la société civile catalane, et les éditeurs Juan Cerezo et Joaquim Palau.

Dans l'assistance, se trouvaient également l'ancien président de la Generalitat, José Montilla, les anciens maires de Barcelone, Joan Clos et Jordi Hereu, et la direction du Parti des Socialistes de Catalogne (PSC), dont Salvador Illa. L'une des présences les plus marquantes était celle de l'ancien ministre Santi Vila, condamné par le Tribunal Suprême, et celle de l'ancien président du Parlement, Ernest Benach.

Le président du gouvernement catalan, Pere Aragonés, n’était pas présent au Liceu, ni aucun autre ministre du gouvernement catalan. Le président du Parlement catalan, la deuxième figure institutionnelle de la Catalogne, n'a pas non plus assisté à la réunion au Liceu de Barcelone.

A l'extérieur du Liceu, sur la Rambla, des groupes d'indépendantistes se sont rassemblés pour protester contre cet acte. Pour ces groupes, les grâces ne changent rien.

La vérité est que ces dernières semaines, certaines déclarations des dirigeants indépendantistes ont montré que la mesure de grâce que le gouvernement adoptera mardi 22 juin 2021 est bien accueillie et peut contribuer à changer la situation qui traîne en Catalogne depuis des années. Le premier à le faire était Oriol Junqueras, puis d'autres comme Joquim Forn l'ont suivi dans l'interview publiée par la Vanguardia, lundi 21 juin 2021.

Ainsi, les dossiers des grâces seront mardi 22 juin 2021 sur la table du Conseil des ministres après un long travail juridique pour garantir qu'un éventuel recours devant les tribunaux ne puisse renverser cette initiative politique.

D'emblée, le gouvernement espagnol a tenu à préciser que les grâces ne visent pas à remettre en cause la décision judiciaire du Tribunal Suprême, qui a fixé des peines allant jusqu'à neuf ans de prison, mais plutôt qu'elles visent essentiellement à créer un nouveau cadre dans lequel il est possible de reconstruire la relation entre la Catalogne et l'Espagne.

Les trois quarts de l'opinion publique catalane sont en faveur des grâces, ce qui signifie que même une partie substantielle du public qui n'est pas indépendantiste croit en l'efficacité de cette mesure de grâce.

L'approbation des grâces en Conseil des ministres mardi 22 juin 2021 ne signifie pas que les prisonniers seront libérés immédiatement. La juridiction compétente, le Tribunal Suprême, doit calculer un nouveau règlement des peines en fonction de la partie de la peine et des délits faisant l'objet de la grâce. Une autre chose est que les détenus peuvent bénéficier des sorties établies dans leur régime pénitentiaire tout au long de ces jours et en attendant que l'application de ces mesures de grâce soit effective.

https://www.lavanguardia.com/politica/20210621/7545007/sanchez.html

https://www.fischer02013.over-blog.com/2021/06/indulto.html


 
 
 

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