Les leaders indépendantistes catalans emprisonnés ont quitté les prisons catalanes où ils purgeaient leur peine, vendredi 29 janvier 2021, après que le gouvernement catalan leur ait à nouveau accordé le troisième degré que le Tribunal Suprême avait révoqué, à l'exception de l'ancienne présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell, qui est en attente de résolution. Ils sont libérés de prison avant les élections catalanes du dimanche 14 février 2021 et quelques heures seulement après le début de la campagne électorale, à laquelle ils pourront participer.
A leur sortie de la prison de Lledoners, vendredi 29 janvier 2021 à 10 heures 35, les sept leaders indépendantistes qui purgeaient leurs peines dans cette prison ont déployé une banderole en faveur de l'amnistie, avec le slogan « amnistie, libérons-nous ».
L'ancienne conseillère Dolors Bassa a été la première à quitter, vendredi 29 janvier 2021 à 8 heures 50, la prison de Puig de les Basses, avant le départ des leaders indépendantistes de la prison de Lledoners. Il y avait l'ancien leader de l'Assemblée Nationale Catalane (ANC), Jordi Sànchez, il y avait le président d'Òmnium Cultural, Jordi Cuixart, et il y avait les anciens ministres du gouvernement catalan Oriol Junqueras, Raül Romeva, Jordi Turull, Joaquim Forn et Josep Rull.
Avec le régime du troisième degré, les prisonniers politiques catalans n'auront plus à aller en prison que pour dormir du lundi au jeudi.
Le leader d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) et ancien vice-président du gouvernement catalan, Oriol Junqueras, a annoncé, dans une brève déclaration aux journalistes à sa sortie de prison, qu'il tenterait d'aider à surmonter la pandémie de coronavirus et de relever l'économie et il s'est engagé à lutter pour obtenir le retour des exilés et pour mettre fin à la répression.
« Notre volonté est d'aider le plus possible et de faire appel à tous dans cet effort commun, que chacun contribue à la relance de l’économie contre la pandémie », a déclaré l'ancien vice-président du gouvernement catalan. Oriol Junqueras a également lancé un message de soutien à tous les camarades qui souffrent de la répression et à ceux qui sont actuellement en exil.
L'ancien ministre Raül Romeva, également de l'ERC, a adressé un message au Parquet, qui peut désormais faire appel de son troisième degré et demander sa suspension jusqu'à la décision du Tribunal Suprême, « nous savons qui ils sont, comment ils veulent traiter L’Europe et qu’ils n’agissent pas correctement, de manière antidémocratique, mais ils continuent de le faire. Nous savons où nous en sommes, nous savons ce que nous avons devant nous, mais notre détermination n’a ni murs ni barrières ».
L’ancien ministre Jordi Turull a indiqué à sa sortie de prison dans une voiture que « la peur est un mot qui a été abandonné depuis longtemps et, en ce qui concerne les élections, je suis convaincu que les citoyens iront aux urnes de manière ordonnée, respectant toutes les mesures de sécurité, et j’ai toute confiance dans le peuple de Catalogne. Nous n’attendons rien du bureau du procureur, dont nous savons déjà comment il agit et qui organise des rassemblements de Vox pendant des événements citoyens ».
De son côté, l’ancien ministre Josep Rull, a indiqué, également dans quelques brèves déclarations dans une voiture, qu'ils participeraient à la campagne électorale en donnant un message d’espoir à un peuple qui veut être libre et il a déclaré que leur détermination ne change pas. Il a dénoncé l'esprit de vengeance du Tribunal Suprême contre les leaders indépendantistes, mais il a souligné la détermination des prisonniers, « nous n'abandonnerons jamais et nous participerons à la campagne électorale ».
Pendant ce temps, l'ancien leader de l'ANC, Jordi Sànchez, a lancé un appel pour les élections du dimanche 14 février 2021, « ne nous laissons pas envahir par la peur ou par le coronavirus », et il a encouragé les électeurs à voter massivement. « Quoi que fasse le bureau du procureur, nous continuerons à lutter pour ce que nous pensons être notre tour, la reconnaissance de l'amnistie comme le seul moyen possible de résoudre ce conflit politique », a déclaré Jordi Sànchez. En ce qui concerne le troisième degré, il a dit que ce n'est pas un privilège, qu’il est prévu par les normes du système pénitentiaire et que, au contraire, les arguments du Tribunal Suprême pour l'annuler ne figurent dans aucun règlement.
L'ancienne conseillère Dolors Bassa a appelé à la mobilisation du vote indépendantiste pour les élections catalanes du dimanche 14 février 2021 et elle a déclaré qu’elle était très heureuse de sortir de prison, bien qu'elle ait précisé que ce n'est pas la liberté. Elle a demandé ce que fera le bureau du procureur du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et elle n'exclut pas qu’il fera à nouveau appel contre le troisième degré, comme cela s'est déjà produit au mois de juillet 2020.
Au mois de juillet 2020, le parquet avait fait appel contre le troisième degré des neuf leaders indépendantistes emprisonnés à Lledoners, ce qui avait suspendu le troisième degré quelques jours après leur départ en semi-liberté, malgré la décision du gouvernement catalan. Le Tribunal Suprême avait fini par révoquer le troisième degré au mois de décembre 2020, un régime qui bénéficiait seulement à Carme Forcadell et à Dolors Bassa, puisque les juges de surveillance dont dépendent leurs prisons avaient exclu de le suspendre jusqu'à ce que la décision soit définitive.
https://www.rtve.es/noticias/20210129/presos-del-proces-salen-prision-tercer-grado/2070540.shtml
https://www.fischer02003.over-blog.com/2021/02/tercer-grado-pour-les-prisonniers-catalans.html