Petition updateSOS Démocratie en périlSept policiers suspendus après la mort d'un homme noir par asphyxie (Reuters)
Collectif INTER-ORGANISATIONNELFrance
Sep 15, 2020

Sept policiers de Rochester ont été suspendus jeudi 3 septembre 2020 en lien avec l’arrestation et la mort par asphyxie d’un homme noir, Daniel Prude, après la publication d’une vidéo de l’incident survenu au mois de mars 2020, a déclaré la maire de la ville située dans le nord-ouest de l'Etat de New York, dénonçant un acte raciste.

La famille de Daniel Prude a diffusé, cette semaine, les images d’une caméra d’intervention, qui montrent un groupe d’officiers mettre une cagoule sur la tête de Daniel Prude, apparemment dans le but d’empêcher une éventuelle transmission salivaire du coronavirus, alors que l’homme est agenouillé, menotté et nu.

Daniel Prude, qui était âgé de quarante et un ans, est mort sept jours après l’incident du 23 mars 2020. Sa famille a appelé à l’arrestation des officiers impliqués dans sa mort.

Cette affaire est venue alimenter la colère contre ce que les activistes dénoncent comme une épidémie de violences policières et de discriminations raciales aux Etats-Unis.

Des manifestations ont éclaté mercredi 2 septembre 2020 dans le centre de Rochester, ville d’environ deux cent mille habitants située à proximité des chutes du Niagara, tandis que plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées jeudi 3 septembre 2020 à Times Square, à New York, pour demander justice pour Daniel Prude et une réforme de la police.

Le légiste du comté de Monroe a établi qu’il s’agissait d’un homicide causé par des complications liées à l’asphyxie dans un contexte d’immobilisation physique, selon un rapport d’autopsie consulté par le New York Times.

« Notre service de police, notre système de soins de santé mentale et notre société ont failli vis-à-vis de Daniel Prude et je lui ai failli », a déclaré la maire de Rochester, Lovely Warren, qui est noire, aux journalistes, « je suis remplie de chagrin et de colère contre moi-même pour tous les manquements ayant mené à sa mort ».

Elle a indiqué avoir été informée seulement au mois d’août 2020 des circonstances de l’incident, qu’elle a dénoncé comme un acte raciste. « Je ne le nie pas et j’appelle à la justice », a-t-elle dit.

https://fr.reuters.com/article/idFRKBN25V0I4

 

 

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