Petition updateSOS Démocratie en périlEmeutes antiracistes aux USA/ Les hommages à George Floyd se multiplient dans le monde ( Le Figaro)
Collectif INTER-ORGANISATIONNELFrance
Jun 1, 2020

Mort de George Floyd : émeutes aux portes de la Maison-Blanche

Tout le week-end, les agents du secret service ont fait face à une foule violente à proximité de la résidence du chef d'Etat à Washington. Un couvre-feu a été décrété dans au moins quarante villes.

Par Adrien Jaulmes

Les manifestations se sont transformées en une vague d'émeutes à l'échelle nationale. Une semaine après la mort de George Floyd pendant son arrestation par la police de Minneapolis, les manifestations qui réclamaient la fin des brutalités policières se sont transformées en des mouvements violents qui ont pris de court les autorités à travers tous les États-Unis.
Depuis mercredi, des manifestations ont éclaté dans près de 140 villes américaines, de Seattle à Miami et de Boston à Los Angeles. Elles se sont fréquemment transformées en violentes émeutes au cours du week-end.
La Garde nationale, l'armée de réservistes destinée à la défense du territoire, a été mobilisée dans une quinzaine d'états pour renforcer la police et protéger les pompiers, mais sans pouvoir toujours enrayer la violence et les destructions.
Le couvre-feu a été décrété dans au moins quarante grandes villes.
Parties de Minneapolis, où des incendies et des pillages ont eu lieu depuis mercredi, les émeutes sont arrivées jusqu'aux portes de la Maison-Blanche. Dimanche soir, des casseurs ont incendié l'église Saint-John, aussi appelée l'église des présidents, à proximité de la résidence officielle du chef de l'État. Les pompiers ont réussi à maîtriser l'incendie. L'immeuble qui abrite le siège du syndicat AFL-CIO a aussi été incendié.
Vendredi soir, les agents du secret service qui assure la sécurité présidentielle ont été pris par surprise par la violence des casseurs rassemblée sur la place Lafayette, devant la Maison-Blanche. Par mesure de précaution, Donald Trump et sa famille ont été mis à l'abri dans l'abri souterrain construit sous l'édifice. Les agents du Secret service, qui avaient revêtu des équipements antiémeutes pour l'occasion, ont défendu pendant tout le week-end les abords de la Maison-Blanche contre une foule violente, sous une pluie de projectiles, pierres, bouteilles et feux d'artifice. Plusieurs dizaines d'agents ont été blessés à des degrés divers dans ces affrontements. Dimanche soir, des feux brûlaient encore aux alentours de la Maison-Blanche.

Le maire du District de Columbia, Muriel Bowser, a appelé au calme. « Nous reconnaissons et compatissons avec l'indignation ressentie par les gens après le meurtre de Minneapolis la semaine dernière », a-t-elle dit. « Le meurtre de George Floyd n'était pas le premier. Les gens expriment leur indignation et demandent des mesures ». Mais «nous sommes également fiers de notre ville et ne voulons pas qu'elle soit détruite ».

https://www.lefigaro.fr/international/mort-de-george-floyd-emeutes-aux-portes-de-la-maison-blanche-20200601

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De Londres à Toronto, des milliers de personnes
se sont rassemblées pour témoigner leur soutien à George Floyd, un homme Afro-américain de 46 ans.
Par Le Figaro avec AFP- Publié le 31 mai 2020
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Ils étaient plusieurs milliers de personnes à défiler calmement dans les rues samedi 30 mai à Toronto pour dénoncer les violences policières et le racisme, aux États-Unis comme au Canada. La manifestation a été organisée à la suite du décès d'une jeune femme noire mercredi à Toronto, tombée d'un balcon au 24e étage lors d'une intervention policière dans des circonstances encore non élucidées.
«Je suis venue pour faire preuve de solidarité et apporter mon soutien pour toutes les vies de personnes noires qui ont été prises, volées», a déclaré Malaika Hennie, Canadienne de 24 ans. Un autre manifestant ajoute : «C'est important, malgré la pandémie, de montrer qu'on se bat pour la justice pour tous, pour les personnes noires et tous les gens de couleur. Même si le problème est plus important aux États-Unis, ça se passe à notre porte ici à Toronto et au Canada. On doit s'unir à travers le monde».
Les manifestants canadiens, nombreux portant des masques en raison du coronavirus, brandissaient des pancartes «Pas une autre vie noire», «Les vies noires comptent» ou encore «Je ne peux pas respirer» en référence aux derniers mots prononcés par George Floyd alors qu'il était plaqué au sol par un policier.

Plusieurs centaines de manifestants britanniques
À des milliers de kilomètres, à Londres, une foule s'est aussi rassemblée pour rendre hommage à l'Afro-américain de 46 ans, décédé le 25 mai dernier aux mains de la police de Minneapolis.

«Pas de justice, pas de paix !», a scandé à plusieurs reprises la foule, qui s'est réunie aux alentours de 13h à Trafalgar Square, dans le coeur de la capitale britannique.
Certains arboraient des panneaux en carton sur lesquels on pouvait lire «Black lives matter» («Les vies des personnes noires comptent») ou encore «Notre couleur de peau n'est pas un crime».

Les manifestants se sont ensuite agenouillés pendant une dizaine de minutes, un geste devenu un symbole de la lutte contre les discriminations aux États-Unis, où des rassemblements similaires ont lieu chaque jour, avant d'entamer une marche vers l'ambassade américaine, malgré les mesures de distanciation sociale toujours en vigueur face au nouveau coronavirus.

Un genoux à terre pour rendre hommage à un homme mis à mort

Quelques heures plus tard, lors d'un match de Bundesliga au stade de Mönchengladbach (Allemagne), trois joueurs de football dont Marcus Thuram, fils de Lilian Thuram, ont à leur tour rendu hommage à George Floyd.
À Dortmund, c'est l'attaquant star Jadon Sancho, 20 ans, auteur d'un triplé contre Paderborn (6-1), qui a dévoilé après son premier but un tee-shirt portant l'inscription «Justice for George».
Alors que l'Amérique s'apprête à entrer dans une nouvelle nuit de violences, le président américain, qui a dénoncé à plusieurs reprises la mort «tragique» de George Floyd, a estimé que les émeutiers déshonoraient sa mémoire par leur «violence» et leur «vandalisme». «Quand le pillage commence, la fusillade commence», a-t-il réagi dans un message depuis censuré par Twitter.

https://www.lefigaro.fr/flash-actu/des-centaines-de-personnes-manifestent-a-londres-contre-la-mort-de-george-floyd-20200531

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