Dès le premier jour de "confinement", le déploiement démesuré des forces de l'ordre du pouvoir nous a bien fait comprendre que nous sommes assiégés dans un espace militarisé et que leur rôle sera d'encadrer nos déplacements aux lieux du travail, aux lieux de consommation, et surtout d'interdire tout autre type d'activité.
Les forces de l'ordre du pouvoir ont pris l'entière possession de l'espace public. Dont acte, nous n'avons plus rien à perdre...
Alors commençons par nous rappeler ce que l'état d'urgence sanitaire nous a déjà arraché en vies humaines, en vies détruites, vies abîmées et traumatisées, et ceci en moins de deux mois. Ce douloureux inventaire ne pourra jamais être exhaustif car le ravage est incommensurable. Parce que la seule chose qu'il met en évidence, c'est que cet état d'urgence n'est pas uniquement sanitaire.
PENDANT NOTRE CONFINEMENT IL Y A EU 8 MORTS LORS D'INTERVENTIONS DE POLICE, AINSI QUE PLUSIEURS AGRESSIONS POLICIÈRES VIOLENTES AVEC DES MUTILATIONS
NI OLVIDO NI PERDON
(Ces informations ne peuvent pas être exhaustives elles peuvent être complétées par vous tous.)
Le 19 mars, à Torcy : Chems, 19 ans, étranglé par un agent de police, au point qu’il n’arrive plus à respirer, pendant que son collègue scande des insultes racistes
Le 19 mars, à Aubervilliers : Ramatoulaye, 19 ans, frappée, insultée et tasée par des agents de police.
Le 23 mars, aux Ulis : Yassin, 30 ans. A subi plaquage contre le mur, coups de pied, coups de matraque de la part des policiers.
Le 24 mars, aux Ulis : Sofiane, 21 ans. Passage à tabac et violences physiques aggravées de la part d’agents de la BAC.
Le 26 mars, à Aulnay-sous-Bois : Houssam, 25 ans ???
Le 1er avril, à Montceau-les-Mines : Walid, 30 ans. Tabassé par des policiers. Un déchaînement de violence qui lui a valu 16 jours d’ITT (sachant qu'en général l'IGPN n'accorde aux victimes pas plus de 4 ou 5 ITT) provoqué par le fait qu'il a voulu filmer l'interpellation. Gazé, frappé et bloqué, Walid est passé de victime à coupable grâce à la machine à fabriquer des coupables bien rodée des flics, suite à quoi il a fait 48h en GAV pour outrage, rébellion et violences contre les policiers!
Le 4 avril, aux Lilas puis à l’entrée de l’autoroute, près de Montreuil : Mohamed, 22 ans. A subi deux contrôles de la part des mêmes agents, à quelques minutes d’intervalle. Il a reçu une salve de coups et il a été tassé par ces policiers.
Le 7 avril, à Chanteloup-les-Vignes : une fillette, 5 ans grièvement blessée, atteinte en pleine tête par un lanceur de balles de défense
Le 8 avril à Béziers : Mohammed, 33 ans meurt asphyxié lors de son interpellation par la police municipale
Le 8 avril, près d'Orléans, un adolescent de 13 ans se fait casser les côtes lors d'une arrestation
Le 10 avril à Angoulême : Boris, poursuivi par la police trouve la mort
Le 10 avril, à Cambrai : décès d'un homme poursuivi par la police
Le 10 avril, à Saint-Pierre-des-corps : Mohamed, 26 ans. Pompier volontaire il a été tabassé par des policiers. Alors qu'il sort son téléphone pour filmer le comportement des policiers, il est gazé au visage à bout portant. S’en suivra une violente salve de coups. Un agent lui a tiré sa capuche pour l’étrangler.
Le 15 avril à Rouen : un homme de 60 ans meurt au commissariat de Rouen
Le 15 avril, à Noisy-le-Grand : Un flic fait usage de son arme et tiré sur le flanc droit de son voisin
Le 15 avril à la Courneuve: Un jeune de 25 ans est tué avec 5 balles, dont 3 en pleine tête, parfaitement ajustées, non pour désarmer mais pour tuer.
Le 18 avril, à Villeneuve-la-Garenne : Un jeune homme de 28 ans est gravement blessé après avoir percuté une portière ouverte d'un coup par un policier sur la trajectoire du la moto
22 avril, à Limoges, un homme reçoit un tir de LBD a bout portant avant d'être tabassé au sol pour non respect du confinement
24 avril : à Toulouse, un homme est tabassé à coups de muselière et arrêté
Le 25 avril à l'Ile-Saint-Denis, des policiers sont filmés en train d'arrêter un homme en disant : « un bicot ça nage pas ». Des bruits de coups et de rire sont enregistrés.
Le 27 avril : un jeune de 14 ans meurt lors d'une course poursuite avec la police
Le 28 avril à Albi : un homme de 43 ans meurt au commissariat dans la nuit du 28 au 29 avril.
30 avril à Saint-Denis : Romain est mort en cellule au commissariat de St Denis dans la nuit du 30 avril au 1er mai.
Plusieurs plaintes ont été déposées.
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Et aussi environ un million de PV grâce au régime de confinement contraint sous attestation dérogatoire, qui a décuplé le règne de l'arbitraire et les exactions de police. Même un journaliste du Parisien rédige le 11.05.20 l'article suivant : http://www.leparisien.fr/essonne-91/essonne-des-centaines-d-amendes-pour-non-respect-du-confinement-etablies-sans-controles-11-05-2020-8314800.php
"Des PV à une minute d'intervalle pour deux personnes différentes à deux endroits distants de plus d'1 km. Des PV malgré une attestation de sortie à cette heure-là. Les habitants du quartier des Cinéastes à Epinay-sous-Sénart (Essonne) exhibent la centaine de PV qu'ils ont reçu pour non-respect du confinement durant la crise sanitaire due au Covid-19. Et pestent contre la vidéo-verbalisation. « La police municipale nous reconnaît sur les caméras de la ville et nous envoie les amendes sans même nous contrôler, nos attestations ne servent à rien, avance Mohamed. Qu'on sorte pour aller à la boulangerie ou quoi que ce soit on est verbalisés. Pourtant on n'a croisé aucune patrouille de la police municipale. De toute façon ils n'en ont qu'une et ne peuvent pas dresser des amendes à la même heure à deux endroits de la ville. »
Dans d'autres cités de Seine-Saint-Denis et des Yvelines comme au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, des habitants se sont plaints eux aussi de ce type de « verbalisation au faciès ». (...) Nous allons lancer des procédures et des recours dès lundi à ce sujet".
Plusieurs contestations sont en cours. Et on a déjà bien compris qu'on ne paye jamais l'amende au moment de la verbalisation.
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Sources :
Nantes Révoltée page facebook, 3 mai, 13:34 https://www.facebook.com/
« Coup d’boule, flashball, et vive la France » par Alice Boucherie - 29 avril 2020 http://www.lenvoleeculturelle.fr/coup-dboule-flashball-et-vive-la-france/
Au nom de la lutte contre le covid-19, la police française a déjà tué 5 personnes et fait plus de 10 blessés graves
https://rebellyon.info/Au-nom-de-la-lutte-contre-le-covid-19-la-22174 Publié le 20 avril 2020 | Maj le 11 mai
Romain, mort en cellule à Saint Denis dans la nuit du 1er mai 2020
https://desarmons.net/2020/05/03/romain-mort-en-cellule-a-saint-denis-dans-la-nuit-du-1er-mai-2020