Petition updateSOS Démocratie en périlExpulsion violente à la fac de Droit de Montpellier: le doyen et un professeur bientôt jugés?
Collectif INTER-ORGANISATIONNELFrance
27 Dec 2019

Violences à la fac de Montpellier : le parquet demande le jugement de sept personnes 23 décembre 2019 
En mars 2018, un commando d’extrême droite avait brutalisé des étudiants occupant la fac de droit. Le doyen et un professeur sont poursuivis. 
http://www.leparisien.fr/faits-divers/violences-a-la-fac-de-montpellier-le-parquet-demande-le-jugement-de-sept-personnes-dont-le-doyen-23-12-2019-8223381.php

Bientôt un procès après les violences à la fac de droit de Montpellier ? 23 décembre 2019
En mars 2018 un commando d'une dizaine de personnes avait fait irruption dans un amphithéatre de l'université. Le procureur demande le renvoi devant le tribunal correctionnel de sept personnes pour violences ou complicité de violences. Parmi elles : le doyen, un professeur et sa femme. 
https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/bientot-un-proces-apres-les-violences-a-la-fac-de-droit-de-montpellier-1577120134

Expulsion violente à la fac de Montpellier : le doyen et un professeur bientôt jugés? 24/12/19
Presque deux ans après l'expulsion violente d'étudiants grévistes par un commando d'extrême droite à la fac de Montpellier, le procureur de la République a requis, selon les informations du Parisien, le renvoi devant le tribunal correctionnel de sept personnes, dont le doyen de la faculté et un enseignant.
https://www.lesinrocks.com/2019/12/24/actualite/societe/expulsion-violente-a-la-fac-de-montpellier-le-doyen-et-un-professeur-bientot-juges/

Dans la nuit du 22 au 23 mars 2018, un groupe de personnes cagoulées, armées de tasers et de matraques, avait brutalisé des étudiants rassemblés, pour un blocus pacifiste, dans un amphithéâtre de l'université Paul-Valéry de Montpellier.

Un enseignant, Jean-Luc Coronel, et l'ancien doyen de cette faculté de droit, Philippe Pétel, sont respectivement soupçonnés de "violences en réunion" et de "complicité". Selon des informations du Parisien, le procureur de la République a demandé leur renvoi devant le tribunal correctionnel et celui de cinq autres suspects, qualifiés de “gros bras”.

A l'époque, plusieurs témoignages accusaient déjà le doyen de la faculté d'avoir permis à un commando d'extrême droite de pénétrer dans l'amphithéâtre occupé par des étudiants grévistes, issus notamment d'autres établissements universitaires et opposés à la loi Vidal. La milice, un groupe d'une dizaine de personnes, vêtues de noir et armées, avait alors évacué les élèves par la force. Une intervention très violente - en conséquence, Philippe Pétel avait par la suite démissionné.

L'enquête du parquet citée ce 24 décembre par le Parisien rapporte un témoignage accablant d'un responsable du service technique, expliquant que le doyen lui aurait demandé, peu de temps avant les faits, “de donner l'accès à des personnes qu'il attendait et qui se trouvaient du côté du parking (…) A ma question de savoir qui étaient ces personnes, il m'a dit qu'il s'agissait de la police ou des RG et qu'ils venaient pour l'évacuation”.

L'un des sept suspects déclare quant à lui avoir été directement contacté par Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel, pour “venir évacuer la faculté de droit”. Le parquet a notamment estimé que le professeur, dont la compagne, ancienne directrice de campagne d'une candidate FN, a aussi été mise en examen, faisait “partie intégrante du commando armé (...) voire en était le meneur”. Des accusations que l'enseignant nie, reconnaissant seulement s'être battu dans l'amphithéâtre avec un étudiant gréviste.

Comme le rapporte toujours le Parisien, plusieurs suspects se déclarent proches du groupuscule régional d'extrême droite, la Ligue du midi. Connu pour de nombreux faits de violences, le mouvement identitaire a été fondé par Richard Roudier, dont le fils, Martial Roudier, déjà condamné six fois, notamment pour "violences avec arme", est l'un des sept suspects qui devra peut-être passer devant le tribunal correctionnel. C'est maintenant au juge d'instruction d'en décider.

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