

EDF, qui revendique des valeurs fortes et l’image d’une entreprise responsable, n’hésite pourtant pas à se servir de ce que j’écris sur ma pétition pour retourner mes propres propos contre moi dans la procédure devant le Conseil de prud’hommes de Paris, prévue le lundi 1er décembre 2025. Une nouvelle démonstration que, dans cette entreprise, la liberté d’expression n’a visiblement pas sa place.
Lorsqu’un auxiliaire de justice représentant EDF en arrive à exploiter une plateforme citoyenne comme Change.org — plateforme qui a permis à de nombreuses pétitions de faire évoluer des projets ou d’infléchir des décisions publiques — cela en dit long. Cela montre surtout qu’EDF n’a pas grand-chose d’autre à produire dans ce dossier, plus de deux ans après mon licenciement, alors même que j’exerce un droit fondamental : celui de m’exprimer librement, n’étant plus salarié de l’entreprise.
Pour EDF, ce serait donc à elle de décider si j’ai le droit, ou non, de saisir la justice, ou même simplement d’écrire une pétition. Cela ne témoigne en rien d’un respect des libertés fondamentales. Au contraire, cela révèle une volonté persistante de maîtriser, voire d’étouffer, la parole de ceux qui osent témoigner.
EDF m’a licencié en invoquant ma liberté d’expression. Et voici que, désormais, on m’accuse d’exercer cette même liberté alors que je ne fais plus partie de l’entreprise. Venir lundi soutenir que j’userais "trop librement" de ma liberté d’expression, tout en ayant été licencié précisément pour l’avoir exercée, revient à démontrer de fait que cette liberté n’est, chez EDF, ni reconnue ni respectée.
Merci de partager très largement cette pétition.
Chaque citoyen doit pouvoir exercer son droit de parole, sans intimidation ni censure.