Anaïs GOURFrance
Mar 27, 2024

Bonsoir à toutes et à tous,

Malgré les 600 signatures actuelles de la pétition, nous n'avons pas encore réussi à saisir le Conseil Municipal pour inscrire nos demandes à l'ordre du jour. Cependant, un article du Parisien relaye nos inquiétudes, je le mets en italique dans ce courriel.

Nous réfléchissons à la suite de nos actions. N'hésitez pas à participer aux Conseils de quartier : vous avez toute légitimité en tant que signataire pour vous appuyer sur la pétition, signaler les axes problématiques et d'exprimer notre volonté de changement  pour mieux partager les rues de notre ville en matière de circulation. 

Bien à vous,

Anaïs Gour-Salvi, collectif Pour la sécurité des piétons à Vitry sur Seine

« Traverser la rue devient une frayeur » : à Vitry, des habitants se mobilisent pour la sécurité des piétons

Par Marion Sillion, Le PARISIEN, 27 mars 2024

Depuis l’accident qui a coûté la vie à un enfant de 12 ans en décembre dernier, Amir Moghani, professeur d’université vivant à Vitry-sur-Seine, est « très ébranlé ». « J’ai des enfants en âge de circuler seuls, je n’ose pas les envoyer dehors, confie-t-il. Traverser la rue devient une frayeur, on se sent vulnérables dans notre ville. »


Entré en contact avec l’association Partage ta rue 94 au mois de décembre, il s’est associé à d’autres habitants pour former le collectif Pour la sécurité des piétons à Vitry. Un premier courrier, envoyé au maire le 6 janvier, est resté « sans réponse », les poussant à publier une pétition le 26 février. Le 15 mars, ils reçoivent une réponse de la ville, qu’ils jugent « culpabilisante ». « Il n’y a aucune volonté de récupération, tout ce qu’on demande, c’est le dialogue », soupire Anaïs Gour-Salvi, professeure de français à l’origine de la pétition.


C’est finalement à cause d’un détail administratif que cette dernière ne sera pas débattue au conseil municipal ce mercredi. Le règlement intérieur, voté en 2020, permet en effet un droit de saisine par le biais d’une pétition, à la condition que celle-ci soit signée par au moins 500 Vitriots. Or une partie non négligeable des près de 600 signataires de la pétition lancée par le collectif de citoyens Pour la sécurité des piétons à Vitry sont issus d’autres communes du Val-de-Marne.


Après la pétition, une manifestation ?

« La population touchée est plus large que juste les Vitriots, il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent à Vitry, la plus grande ville du département, sans forcément y habiter, justifie Anaïs, également bénévole dans une association d’apprentissage du vélo. Et les accidents touchent tout le monde. »


La pétition formule sept demandes à examiner par la municipalité et le département, dans le but d’apaiser l’espace public. La première de ces revendications est de veiller à la sécurité des piétons. Viennent ensuite des propositions concernant la vitesse, le stationnement en double file, le partage de la route entre voitures et mobilités douces ou encore les transports en commun.


Relayée dans les réseaux de quartiers et de parents d’élèves, chez les commerçants, et distribuée aux arrêts de bus, la pétition a rapidement dépassé la barre des 500 signatures. « On attendait beaucoup de cette inscription à l’ordre du jour (du conseil municipal), déplorent les membres du collectif. Si ça ne bouge pas, on envisage d’organiser une manifestation. »


« On ne peut pas dépenser l’argent public à partir d’un ressenti »

« On a eu un accident tragique dont la responsabilité était celle de l’enfant. Venir incriminer les services de la ville en disant que ce sont des défauts de voirie, c’est malvenu, se défend Shamime Attar, adjoint au maire délégué à la mutation de l’espace public. On a toujours été dans un mouvement de sécurisation des piétons et notamment des plus jeunes. On comprend l’émoi, mais on ne peut pas dépenser l’argent public à partir d’un ressenti. On s’appuie sur des relevés de vitesse, et on décide de manière objective. »


Il cite comme actions existantes les balades pédagogiques organisées dans certains centres de loisirs, ou encore les formations assurées dans les classes de primaire par des agents de la police municipale. Pour ce qui est du stationnement en double file, « on a un vrai problème d’incivilité », reconnaît l’élu. Une soixantaine de procès-verbaux sont dressés chaque jour en moyenne pour ce type d’infraction, et les habitants seront invités à se positionner sur l’usage de la vidéoverbalisation au cours de l’année.

https://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/traverser-la-rue-devient-une-frayeur-a-vitry-des-habitants-se-mobilisent-pour-la-securite-des-pietons-26-03-2024-SGU5Y4I54NGYRITTVAWBSRL63A.php

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