Petition updateSEULES SONT PERDUES D'AVANCE LES BATAILLES QU'ON NE LIVRE PAS !SEULES SONT PERDUES D’AVANCE LES BATAILLES QU’ON NE LIVRE PAS
Jean Pierre WOIGNIERFrance
11 Oct 2022

Président de l’association « Les Oubliés de la Nation » qui fédère de nombreuses familles militaires décédés en service sur le territoire national mais laissés pour compte des politiques de reconnaissance spécifiques, Jean-Pierre Woignier s’est emparé du combat pour réparer cette injustice après le décès de son propre fils, l’adjudant-chef François Woignier, sous-officier d’élite du 3e régiment de parachutistes d’infanterie de marine, 13 Opex à son actif, tué par le renversement de son véhicule blindé lors d’un exercice préparatoire à la projection du régiment en Afrique en 2017.

Suite au refus de l’administration d’octroyer la qualité de « Mort pour le service de la Nation » à son fils, et donc l’impossibilité pour son petit-fils et sa maman de bénéficier des droits afférents, Jean-Pierre se plonge dans la complexité de l’arsenal de la reconnaissance du sacrifice des militaires. Il découvre alors l’existence de plus de 130 cas similaires, décortique l’origine de ces inégalités et met au jour les décisions discrétionnaires de l’administration du ministère des Armées.

Après avoir eu le soutien d'une majorité d'associations d'anciens combattants, des plus importants médias de notre pays et plus de 146 000 citoyens lors d'une consultation sur change.org, il été reçu par le chef d’état-major des Armées qui a décidé d'initier avec le Ministère des Armées un groupe de travail.

Quelle fut donc notre joie, le 21 mai 2021, ce jour là,le Président de la République, annonçait que tous les militaires décédés accidentellement en service sur le territoire national devront bénéficier de la reconnaissance de l’Etat.

Mais les options prises, soufflées par l’administration, en créant une nouvelle reconnaissance « Mort pour le service de la République » complexifient encore le système, creusent le fossé des inégalités de traitement et, surtout, attentent au statut spécifique des militaires.
C’est pourquoi Jean-Pierre Woignier a décidé d’écrire une seconde lettre au président de la République.

Alors que la guerre menace à nos portes, que chacun reconnaît la chance qui est la nôtre de disposer d’une armée professionnelle dont le premier atout est la qualité de la formation et la force morale des hommes et femmes qui la composent, nous serions incapables de passer outre des logiques administratives routinières désuètes et des responsables refusant le dialogue avec les familles de ces fonctionnaires spécifiques, au service desquels ils sont censés être, pour garantir la clé de voute de notre sécurité collective !

Aujourd’hui, Jean-Pierre Woignier, qui ne baisse pas les bras malgré la difficulté de la tâche, continue la bataille symbolique pour rétablir l’honneur de nos militaires décédés par accident en service sur le territoire national que l’administration a décidé de passer par « pertes et profits », et les droits de leurs conjoints et enfants…

 

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