
Je me devais naturellement de répondre à la vidéo publiée par Mme la Maire sur la page Facebook de la Ville de Cassis à propos de la pétition que j’ai lancée pour sauver la Villa Mauresque.
Cette réaction témoigne d’abord d’une grande inquiétude de Mme MILON devant notre pétition. Elle sait que sa proposition ne fait pas l’unanimité parmi les cassidens et les amoureux du paysage de Cassis, mais elle pensait sans doute pouvoir « passer en force » et elle semble perturbée de ne pas y arriver facilement. J’avoue volontiers être extrêmement surpris du temps et de l’énergie qu’elle consacre à me répondre. Et j’en viens à me demander pourquoi elle tient autant à ce projet ?
Alors que nous nous connaissons au moins depuis cinquante ans, elle semble avoir oublié mon nom, m’appelant ou «l’auteur de la pétition » ou « le lanceur d’alerte ». C’est vrai, je lance une alerte sur ce projet de vente de la Villa Mauresque que je trouve contestable sur le fond et sur la forme. Vendre la Villa Mauresque, c’est dangereux pour le paysage de Cassis, mauvais pour les finances communales, et c’est sacrifier l’intérêt général au profit d’intérêts particuliers.
Mais là où cela dérape, c’est quand Mme MILON incrimine «un manque de connaissances, voire de compétence, assurément chargé de mauvaise foi ».
Alors je me présente brièvement. Je suis Jean-Paul GIRAUD, j’ai 71 ans et j’habite aux Janots. Je suis le neveu de Gilbert RASTOIN, le frère de ma mère. Gilbert a été mon mentor, je l’ai accompagné dans sa campagne municipale de 1971, et j’ai échangé et travaillé avec lui tout au long de ses mandats municipaux.
Pour ma part, après Sciences-Po Grenoble section service public et une licence en sociologie, j’ai consacré près de cinquante ans à la gestion de collectivités locales, étant successivement Directeur de cabinet d’une commune de 15.000 habitants (1977-1983), Conseiller Régional Rhône-Alpes (1986-1992), conseiller municipal (1983-2008) et adjoint au maire (1995-2001) de Grenoble, Conseiller Général (1998-2004) et Vice-Président (2001-2004) du Département de l’Isère. Et j’ai terminé ma carrière professionnelle comme Directeur de Cabinet (2011-2012) du Président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole.
Alors que Danielle, que Madame la Maire, me pardonne, j’ai à la fois les connaissances et la compétence pour avoir un avis sur ce dossier. Il se trouve simplement que ce n’est pas le même que le sien. Et naturellement je n’y ai aucun intérêt personnel, mais j’aime Cassis et seul l’intérêt général me motive.
Quant à la mauvaise foi, je laisse chacun juger.
Jean-Paul GIRAUD