Les Brevets GBE ont toutes leur importance dans la crise imminente financière et énergétique
La société GBE a été placée en liquidation judiciaire et aucune information quant à son déroulement ne nous est parvenue...
La « vallée de la mort » financière de GBE : un avertissement pour l’Europe ?
La vallée de la mort financière que GBE a tenté de traverser l’an dernier me rappelle, à s’y méprendre, notre été de climato-sceptiques... Les responsables en seraient-ils les mêmes ? pourrait demander un ingénu.
Les calculs à courte vue de certains de nos sponsors — politiques, dirigeants d’entreprises, financiers ? — semblent aujourd’hui trouver un inquiétant écho dans ce qui s’annonce comme une tempête globale pour notre monde géopolitique, capitalistique et industriel occidental. Une tempête dont les peuples de la planète risquent de faire les frais, à court comme à long terme.
Assisterions-nous à une gigantesque « fête des fols » — ou, plus prosaïquement, aux conséquences de décisions prises par des acteurs incapables de regarder au-delà de leurs intérêts immédiats, ou bien narcissiques ?
Des signaux très concrets sur les marchés de l’énergie
Pour les incrédules, je recommande notamment ce « best of » du site Élucid :
https://www.youtube.com/watch?v=0fwibZtmqtU
Mais surtout, voici des éléments beaucoup plus factuels, issus du dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE/IEA), Oil Market Report – August 2026 :
https://www.iea.org/reports/oil-market-report-august-2026
Extrait du rapport, traduit de l’anglais :
« Le resserrement croissant des marchés des produits pétroliers a propulsé les marges de raffinage du bassin atlantique à des niveaux records en juillet, les écarts de prix du diesel, du kérosène et de l’essence ayant bondi dans un contexte de hausse saisonnière de la demande, de déficits d’approvisionnement et de stocks épuisés.
Malgré une augmentation mensuelle de 1,8 mb/j, les volumes de brut traités par les raffineries mondiales en juillet sont restés inférieurs de près de 5 mb/j aux niveaux de l’année précédente, les capacités disponibles ailleurs dans le système étant actuellement incapables de compenser les goulets d’étranglement dans l’approvisionnement en produits pétroliers.
Le commerce maritime de produits pétroliers a baissé dans la même proportion, reculant de 3,8 mb/j en glissement annuel, alors même que les exportations américaines ont augmenté de 700 kb/j.
Les exportations de diesel en provenance de Russie, du Moyen-Orient et d’Asie ont diminué de 1,3 mb/j par rapport à l’année précédente, ce qui équivaut à environ 20 % du commerce maritime mondial. Les exportations de kérosène en provenance de ces régions ont baissé d’environ 670 kb/j en glissement annuel, ce qui représente 34 % du commerce mondial.
Le bilan pétrolier mondial devrait désormais afficher un déficit de 1,8 mb/j au troisième trimestre 2026, soit plus du double de l’estimation d’environ 800 kb/j figurant dans le rapport du mois dernier.
Après un bref répit en juin, les stocks mondiaux de pétrole observés ont chuté de 69 mb, soit 2,2 mb/j, en juillet, une baisse presque entièrement due à la diminution des stocks de pétrole en mer. Fin juillet, les stocks observés étaient tombés sous la barre des 7,9 milliards de barils pour la première fois depuis avril 2025.
Les prélèvements cumulés sur les stocks entre fin février et fin juillet ont atteint 410 mb, soit 2,7 mb/j en moyenne.
Bien que le marché devrait revenir à un excédent vers la fin de cette année, les risques restent importants et l’urgence de rouvrir le détroit s’est accrue, car les réserves de sécurité disponibles auparavant s’épuisent rapidement. »
Ces chiffres ne constituent-ils pas, à eux seuls, une invitation à regarder autrement les solutions permettant de produire des carburants et des matières premières à partir de ressources alternatives ?
Et si la « transition énergétique » devait aussi être pensée comme une question de souveraineté ?
Une autre vidéo d’Élucid mérite également d’être regardée, notamment parce qu’elle interroge frontalement la fable de la « transition énergétique » :
https://www.youtube.com/watch?v=mMQwdUxF_bQ
À 1 h 29 min 15 s, il est notamment avancé que la Chine a produit environ 35 millions de tonnes d’essence par procédé Fischer-Tropsch et 80 millions de tonnes de méthanol cette année, à mettre en regard d’une consommation française d’essence de l’ordre de 40 millions de tonnes.
Nos amis chinois ne pourraient-ils pas, à terme, s’intéresser aux brevets de GBE ?
Et, plus largement, pourquoi l’Europe ne s’y intéresserait-elle pas elle-même ? ( ou la France d'ailleurs ?)
Car derrière la question climatique se trouve aussi celle de notre sécurité énergétique, industrielle, alimentaire et technologique.
Si les évolutions du climat et du cycle du carbone peuvent affecter les équilibres agricoles et hydrologiques — notamment en Asie et donc la mousson mais aussi ici (semble t-il ...) — ne devrait-on pas aborder la question du rejet de la solution biomasse ( comme celle de GBE) pour cause de sécurité alimentaire ( directives actuelles de l'UE) avec beaucoup plus de prudence, en considérant toutes les voies technologiques disponibles plutôt qu’en condamnant a priori certaines d’entre elles ?
Ne laissons pas nos brevets dormir sur une étagère
Quoi qu’il en soit, faisons le pari que les brevets de GBE ne finiront pas sur une étagère, au plus grand profit des « fossiles » et de concurrents étrangers.
Faisons plutôt le pari que l’Europe saura reconnaître ce qui représente : une solution technologique originale à la crise énergétique et stratégique, qui mérite d’être scientifiquement complétée et développée à grande échelle.
It's the Bio-economy, Stupid!