Petition updateSanté en danger : M. le président nommez un vrai Ministre de la santé !Le Monde publie un article ; à quand un vrai ministre de la Santé ?
Ma sante MENACEEFrance
Jan 24, 2024

Dans Le Monde : Y a-t-il un pilote à la santé, ce secteur érigé comme une priorité du quinquennat ?

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Meric à nos soignants

Des dossiers en suspens et une transition délicate pour la ministre
 
Le Monde
- Par M. Ba. ;C. ST
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RésuméCatherine Vautrin a confirmé, lundi, le doublement des franchises médicales. Elle est attendue sur la fin de vie et l'aide médicale d'Etat
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Y a-t-il un pilote à la santé, ce secteur érigé comme une priorité du quinquennat ? A l'hôpital comme parmi les médecins libéraux, un constat revient : « Ça flotte. » Catherine Vautrin a été nommée à la tête d'un grand ministère mêlant santé, travail et solidarités, le 11 janvier, mais sa parole est encore rare. Et elle le restera, pour ce qui est de la feuille de route santé, jusqu'au discours de politique générale du premier ministre, Gabriel Attal, le 30 janvier, fait-on savoir dans son entourage. A cette date devrait aussi être annoncé le nom d'un ministre délégué, poste pour lequel Agnès Pannier-Runacher est pressentie.

Il n'empêche, sur deux dossiers, les prises de position d'Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse du 16 janvier ont poussé la ministre à accélérer le tempo : le montant des franchises médicales et le maintien en poste des médecins titulaires d'un diplôme étranger,

comme s'y était engagé Emmanuel Macron.

Ce lundi 22 janvier, Mme Vautrin a acté le doublement des franchises médicales, sur lequel le gouvernement tergiversait depuis plus de six mois. La hausse de ces sommes non remboursées aux patients interviendra dès la fin du mois de mars sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux (de 0,50 euro à 1 euro), ainsi que sur les transports sanitaires (de 2 à 4 euros).

Alertes multiples Le montant prélevé lors d'une consultation chez le médecin, sur les examens et analyses de biologie médicale, passera, lui, à 2 euros, à compter de juin. Cette

mesure polémique, touchant au pouvoir d'achat des Français, provoque l'opposition des patients et des soignants, et doit permettre une économie de 800 millions d'euros.

Le second sujet sur lequel le ministère de la santé a tenu à comtextes

muniquer, lundi, concerne les praticiens à diplôme étranger hors Union européenne - les « Padhue ». Le temps presse, alors que quelque 2 000 à 3 000 d'entre eux, de source syndicale, se retrouvent sans solution administrative parce qu'ils n'ont pas validé, en décembre, les épreuves de vérification des connaissances, désormais obligatoires. Quand bien même ils travaillent depuis plusieurs années sous différents statuts à l'hôpital.

Le gouvernement a assuré qu'il « les autorisera à continuer de travailler pendant les mois à venir », le temps que soient publiés les

d'application de la loi Valletoux du 27 décembre 2023, qui elle-même prévoit la délivrance d'attestations provisoires d'exercice, avant que ces médecins ne puissent se représenter aux épreuves. Ce qui ne fait que « reporter » le problème, a réagi leur syndicat.

Et après ? Sur le terrain, les alertes se multiplient. De nombreux dossiers sont à l'arrêt, et ce depuis la démission de l'ancien ministre Aurélien Rousseau, en décembre : chantier de l'attractivité du métier de praticien hospitalier, manque d'infirmiers, pédiatrie en crise, budget insuffisant au regard de l'inflation à l'hôpital comme en médecine de ville, la crise se poursuit.

D'autres chantiers prennent du retard : la très attendue « séance plénière » des négociations conventionnelles entre les syndicats

de médecins libéraux et l'Assurance-maladie, censée traiter de la question centrale des nouveaux tarifs de consultation,

vient d'être reportée du 25 janvier au 8 février.

En dehors de ces dossiers d'ampleur, Catherine Vautrin, figure de droite, est attendue sur deux sujets clivants, à forte charge symbolique. Ainsi de l'aide médicale d'Etat (AME) dont la réforme a été promise « début 2024 » aux Républicains par Matignon suite aux discussions autour de la loi « immigration ». Et de la future loi sur la fin de vie, présentée comme la réforme sociétale du quinquennat, dont le calendrier n'a cessé d'être modifié.

« Le cap ne change pas » Tous deux provoquent une levée de boucliers chez de nombreux soignants. Sur la fin de vie, « il faut légiférer avec une main tremblante », tant la question est « importante », a affirmé Mme Vautrin, en assurant toutefois « ne pas avoir de difficulté » à aborder le sujet.

Parmi les premières nominations au sein de son cabinet, l'arrivée

de Georges-François Leclerc n'est pas passée inaperçue. L'ancien préfet des Hauts-de-France et du Nord, qui, récemment encore, a fait parler de lui en défendant le retrait du contrat liant à l'Etat le lycée privé musulman Averroès de Lille, n'est pas un inconnu dans le milieu de la santé. Il a été directeur du cabinet de Roselyne Bachelot, dans ce même ministère, de 2007 à 2010.

Les ministres passent, « ce qui compte, c'est que le cap ne change pas », a fait valoir M. Macron le 16 janvier, défendant ses leviers et son action, notamment la « délégation de tâches » entre professions

médicales et paramédicales et la coopération ville-hôpital. « Oui, notre système de santé et notre secteur médico-social ne manquent pas de défis », a reconnu Mme Vautrin en s'installant Avenue de Ségur, promettant de consacrer « toute [s]on énergie » à « réarmer notre système de soin ». p

Sur la fin de vie, Mme Vautrin a affirmé qu'« il faut légiférer avec une main tremblante »

M. Ba. et C. St.

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