
Compte-rendu assemblée générale annuelle
Le 8 février 2025 à Coussac-Bonneval
23 personnes ont assisté à l’assemblée générale.
Adhérents excusés ayant donné pouvoir au CA :
- personnes physiques 18
- personnes morales 1
- Collectivités 1
Élus invités et excusés
Madame Isabelle Briquet, sénatrice de la Haute-Vienne
Monsieur Christian Redon-Sarrazy, sénateur de la Haute-Vienne.
Monsieur Daniel Chassaing, sénateur de la Corrèze
Madame Manon Meunier, députée de Haute-Vienne
Monsieur François Hollande, député de la Corrèze
Monsieur Jean-Louis Lascaux, maire d’Allassac
Monsieur Jacques Barry, maire de Lastours
Monsieur Fabrice Gerville-Reache maire de Nexon
Monsieur Philippe Vidau, maire d’Objat
Monsieur Francis Bordas, maire de St Aulaire
Madame Martine Souzy, maire de Vignols
Monsieur Jean-Claude Reynaud, maire de Voutezac
Introduction par Daniel REYNIER:
C’est une année particulière qui vient de s’écouler.
Pour le collectif BOPSYL, tout d’abord, qui après 6 mois d’existence et 2 réunion publiques, Objat et Coussac-Bonneval, a rencontré suffisamment d’intérêt pour se constituer en association loi 1901 le 30 mars dernier.
Pendant cette année et demi d’existence, nous avons connu pas moins de 3 ministres ou secrétaires d’État en charge du transport. Difficile dans ces conditions, d’interpeller un gouvernement qui change aussi souvent.
Et pourtant, ce sont bien les carences de l’État, garant du service public, qui pendant des décennies de non-investissement dans la modernisation de l’infrastructure a conduit à la situation actuelle de cette ligne.
Aujourd’hui quel est le constat ? L’État, particulièrement absent dès lors qu’il s’agit de financer les services publics dans l’esprit d’un aménagement du territoire équitable, continue de malmener nos collectivités. Non content de leur avoir transférer la charge de certains services, jusqu’alors soutenus par l’État, voilà qu’aujourd’hui il persiste dans sa volonté de leur « faire les poches ».
Cette politique est en contradiction avec l’intérêt général, surtout dans nos territoires ruraux.
Nous fêterons cette année les 150 ans de la Ligne.
C’est le 18 décembre 1875 que la première circulation a eu lieu sur cette ligne qui a permis un accès plus rapide au reste du territoire, notamment la capitale Limousine et au-delà Paris.
Après la première ligne reliant Périgueux et Brive et avant la ligne dénommée aujourd’hui POLT, cette infrastructure est arrivée à point nommé pour donner un nouvel élan économique à nos territoires précédemment touchés par la crise du phylloxera qui a vu disparaître tout ou partie des 16000 hectares du vignoble corrézien.
Cette ligne a donc permis le développement d’activités de maraîchage et l’essor de l’élevage sur le plateau limousin en leur offrant de nouveaux débouchés pour leur produits.
C’est autour de cette dynamique que s’est construit l’essor économique de ce bassin du sud –ouest limousin, dynamique dont nous pouvons aujourd’hui encore mesurer l’impact et notamment sur les bassins d’emplois que sont Saint-Yrieix, Lubersac, Pompadour et Objat.
Absence de réponse du conseil régional, mépris ou indifférence ?
Durant cette année, nous avons tenté à plusieurs reprises d’obtenir des réponses de la seule institution stable compétente pour les mobilités, à savoir le conseil régional. En vain !
Mis à part quelques élus du groupe écologiste qui ont suivi et assisté à nos différentes actions et réunions, force est de constater que les élus régionaux républicains du territoire, Haute Vienne et Corrèze ne se sont pas empressés d’exprimer, ne serait-ce qu’un avis sur notre combat.
A ce jour, le courrier demandant un rendez-vous au président de l’exécutif régional, M. Rousset, d’un groupe constitué d’élus et d’anciens élus du territoire, n’a reçu aucune réponse.
De fait nous constatons, du moins au niveau des mobilités et surtout du transport ferroviaire, une disparité importante entre les territoires de Nouvelle Aquitaine. Si l’ancienne Aquitaine est particulièrement bien servi en termes d’investissement par habitant sur les infrastructures et le transport régional, Le Limousin et Poitou Charente, ont vu la part par habitant singulièrement réduite.
C’est vrai pour notre ligne, comme ça l’est pour Angoulême – Limoge, la ligne d’Ussel ou celle de Felletin bientôt.
Nous notons cependant que sur le terrain, les élus locaux, toutes tendances confondues, manifestent de plus en plus d’intérêt à nos propositions.
Les perspectives pour demain, que demandons-nous.
Nous le disons depuis le début et nous l’avons inscrit dans nos statuts, notre objectif principal est la défense des mobilités alternatives et collectives sur le bassin de mobilité constitué historiquement autour de la ligne, et surtout la portion Nexon Brive.
Nous avons repris les travaux du comité de défense constitué par les élus de la ligne en 1995 et qui prévoyaient la comodalité autour de l’axe avec des solutions intermodales et multimodales variées, vélos, bus, taxi, covoiturage, etc. …
Notre action s’inscrit dans la continuité des luttes menées depuis 1972 contre la volonté de la SNCF, par délégation de l’État, de fermer cette ligne.
Aujourd’hui, plus que jamais, dans le contexte de changements climatiques, économiques et sociologique qui nous contraint à l’action en faveur de la sobriété énergétique, de la décarbonation et du développement d’un mode économique plus sobre, plus pertinent sur le local, il est nécessaire de se recentrer sur le collectif.
Comme au rugby, il va falloir revenir aux fondamentaux, c'est-à-dire une coopération accrue entre tous les acteurs de la mobilité.
C’est pour cela que nous appelons de nos vœux la création de comités de partenaires calqués sur les bassins de mobilités identifiés localement.
La loi LOM, éminemment critiquable par certains côtés et notamment la privatisation du transport ferroviaire, donne aux Régions le rôle de chef de file dans l’organisation des mobilités mais permet également aux autres acteurs du territoire de participer collectivement à l’organisation des mobilités.
Nous défendons donc la mise en place d’un service public des mobilités, qui n’est pas dans la loi LOM, et qui fédère dans un schéma global l’ensemble des autorités organisatrices des mobilités, des acteurs économiques pertinents et surtout des associations d’usagers et de citoyens.
Nous demandons enfin à l’État d’assumer ses carences historiques en finançant les infrastructures nécessaires et équitables, utiles à l’aménagement de nos territoires.
Et en premier lieu la réouverture et la modernisation de la ligne Limoges – Brive via Saint-Yrieix !
Aujourd’hui après quelques mois d’existence BOPSYL compte 70 Adhérents dont 63 personnes physiques, 6 personnes morales et 1 collectivité.
Notre pétition en ligne qui est toujours active a recueilli à ce jour 697 signatures, auxquelles il faut ajouter 100 signatures papier.
Bilan d’activité par Loïc GEYL
Concernant les contacts au niveau de la Région Nouvelle Aquitaine, l’association a rencontré les groupes écologiste et communiste. Par contre aucune réponse à notre demande de rendez-vous de la part du Président Rousset ou du Vice-président Lagrave.
Nous avions également prévu de faire le tour des communes et communautés de communes concernées par la ligne BOPSYL, mais le manque de disponibilité des uns et des autres n’a pas permis de le réaliser.
En termes d’initiative, incontestablement la réunion publique avec l’opération de débroussaillement à Pompadour a été une réussite. Elle permet, par le relai médiatique qui en a été fait, de rendre crédibles les propositions que nous portons, englobant tous les aspects des mobilités, autour des enjeux économiques et sociaux drainés par la ligne Bopsyl.
Une page Facebook BOPSYL a aussi été créée.
Débat
Plusieurs intervenants témoignent de l’abandon du Limousin, par l’État et la Région NAQ.
· La Ligne Limoges-Poitiers, voit les investissements gelés côté Haut-Viennois, alors qu’ils sont engagés sur le tronçon Poitiers-Le Dorat.
· La ligne Guéret-Aubusson-Felletin, vient d’être annoncée à la fermeture pour le mois d’août de cette année.
· Bernard Peuch, de l’association Angoulim, alerte sur la remise en cause du financement des derniers kms de la route N141, que la Région a annoncé prendre en charge, au détriment de la ligne Angoulême-Limoges. Il indique que le préfet de région ne répond pas aux demandes de rencontre de l’association Angoulim, pourtant exprimées depuis plusieurs mois. Il ajoute que la mise en place d’une écotaxe poids-lourds permettrait de recueillir 1,5 milliards d’euros au niveau national. L’Alsace vient de décider la création de cette mesure.
· Jacqueline Lhomme-Léoment, conseillère départemental d’Eymoutiers, s’inquiète concernant la ligne Limoges-Ussel qui a été modernisée au niveau de la voie et des infrastructures. Or celle-ci souffre d’une signalisation obsolète, en regard du palier technologique à franchir. Ainsi la ligne risque de fermer si les investissements nécessaires pour la mise à niveau ne sont pas réalisés.
· Monsieur Tisseuil, maire de pompadour, et vice-président des maires de la Corrèze, confirme que la priorité pour la région est la nationale N141. Alain Rousset l’ayant annoncé lors de ses vœux à Limoges. Il ajoute que lors des discussions récentes sur le SCOT, il a été interdit de parler de Bopsyl.
· Antonin Boyer, de l’association Bon Sens Paysan, témoigne également de l’absence de réponse aux courriers envoyés à la région NAQ. Il met en avant les écarts scandaleux d’investissements ferroviaires selon que l’on se trouve à Bordeaux ou en Limousin. Ainsi il relève 450€ engagés par habitant en Gironde, contre 40€ investis par habitant en Creuse. Il y a là une volonté délibérée d’abandon de notre territoire.
· Monsieur Philippe Sudrat, maire de Coussac-Bonneval, déplore que tous les élus ne soient pas à la hauteur de la situation. Alors que le développement économique sur cette ligne existe. Comme à Pompadour il y a sur sa commune des perspectives, comme un parc de loisir qui va drainer des populations, générant des besoins de transport auxquels la ligne Bopsyl peut répondre.
Bilan financier par Eric Chartier
A ce jour l’association comptabilise 70 adhésions, quelles soient individuelles, issues d’association ou de communes.
· Les recettes sont constituées de 274€ liés aux adhésions, auxquels s’ajoutent 718,54€ de dons.
· Les dépenses se répartissent en 90,89€ de frais d’affranchissement, 40€ de frais de location de salle à Objat, de 34,67€ de frais de bureautique et 1,48€ de frais bancaires.
· Le solde créditeur au 8 février est ainsi de 825,52€
Bilan financier voté à l’unanimité. Il n’a pas été établi de budget prévisionnel.
Renouvellement du Conseil d’administration.
Conformément au statut de l’association, il est nécessaire de renouveler 50% des membres. En sachant que le nombre de membres n’est pas limité.
Le CA est actuellement composé de 16 personnes. Il convient donc de procéder au renouvellement de 8 d’entre eux.
3 d’entre elles ont indiqué ne plus vouloir en faire partie : Didier Bouysse, Raymond Pagnon et Christophe Vermeulen. Leur place est donc vacante.
En accord avec l’assemblée, et pour être conforme aux statuts, il est proposé d’y ajouter 5 des membres du bureau: Daniel Reynier, Karine Mazot, Eric Chartier, Christine Pijassou et Laurent Duplessis.
Un appel à candidature est lancé à l’assemblée.
Daniel Freygefond, maire de St Solve, absent et excusé, a exprimé sa candidature par courriel. Font également acte de candidature : Daniel Reynier, Karine Mazot, Eric Chartier, Christine Pijassou et Laurent Duplessis.
Sans autre proposition, il est procédé au vote. Leurs candidatures sont acceptées à l’unanimité. Le CA est donc aujourd’hui composé de 14 membres.
- Arrivé Franck
- Beyleix Jean Paul
- Charieyras Claudine
- Chartier Eric
- Duplessis Laurent
- Freygefond Daniel
- Geyl Loïc
- Massias Jean-Pierre
- Mazot Karine
- Pijassous Christine
- Rausch Kilian
- Reynier Daniel
- Six Hervé
- Veytizoux Jean-Philippe
Daniel Reynier, précise que l’année 2025 est pour lui source d’activité personnelle importante.
Il propose de laisser durant cette année, le soin à Loïc Geyl d’animer l’association, qui pourra compter sur les autres membres pour l’aider dans cette tâche. Daniel précise qu’il reste en appui et sera présent dans les différentes initiatives qui seront organisées par l’association.
Montant des cotisations
Il est proposé de maintenir le montant des cotisations actuelles, soient 2€ pour les individuelles, 30€ pour les associations et 0,01€ par habitant pour les communes.
Proposition adoptée par vote à l’unanimité.
Actions à Venir
· Déjà l’opération de débroussaillement cet après-midi autour de la gare de Coussac-Bonneval. Elle sera relayée par les médias locaux (le populaire, la montagne, ici limousin)
· Le samedi 17 mai, nous nous fixons l’objectif d’organiser une fête des mobilités à Lubersac.
En complément :
· les syndicats CGT cheminots des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine, appellent conjointement à un rassemblement vendredi 14 février à 14h à la gare d’Ussel pour gagner la réouverture de la ligne Ussel-Clermont.
· De même nos amis d’Angoulim, organisent le samedi 26 avril une opération médiatique entre la gare de Monjovis et Angoulème. Départ 8h gare de Monjovis.