Réduction des capacités d’accueil en STMG et en BTS au lycée André Maurois d’Elbeuf

Réduction des capacités d’accueil en STMG et en BTS au lycée André Maurois d’Elbeuf

The Issue

Réduction des capacités d’accueil en STMG et en BTS au lycée André Maurois d’Elbeuf : des décisions contestées aux conséquences pédagogiques, humaines et territoriales.

Les équipes pédagogiques du lycée André Maurois d’Elbeuf souhaitent alerter sur les orientations actuellement envisagées par le rectorat pour la rentrée 2026. Ces décisions concernent à la fois la filière technologique STMG et les formations de BTS MCO et CG. Elles suscitent de vives inquiétudes sur l’avenir à court et moyen terme de ces formations au sein du lycée. Ces décisions auront des conséquences pédagogiques, humaines et territoriales, dans un établissement fortement ancré dans son bassin de formation.

Une réduction des capacités d’accueil en STMG déjà engagée

La filière STMG serait directement affectée par une baisse des capacités d’accueil, avec le passage de 3 classes de 1ère STMG  cette année à 2 classes à la rentrée prochaine. Cette réduction intervient alors même que les 3 classes actuelles, comptant chacune 35 élèves, sont complètes. Déjà début 2025, le Rectorat avait supprimé une classe de 1re STMG pour la rentrée 2025 mais avait été obligé de la rouvrir devant le nombre important d’élèves demandant cette filière. Il est utile de rappeler que le lycée Maurois accueille en 1re STMG, ses propres élèves de 2nde mais également ceux du lycée Buisson qui ne dispose pas de cette filière. Le Rectorat va-t-il chaque année supprimer une classe en janvier pour la rouvrir en juillet ? Cette situation a pour conséquence de déstabiliser l’équipe d’économie et gestion du lycée car des postes d’enseignants titulaires sont supprimés et des professeurs contractuels sont nommés en urgence fin août/début septembre.

Aucune solution alternative à la filière STMG n’est proposée aux élèves du bassin. Cette décision apparaît d’autant plus problématique que l’établissement mène depuis plusieurs années un travail de fond pour stabiliser et revaloriser la voie technologique, qui constitue un levier essentiel de réussite scolaire et d’accès à l’enseignement supérieur pour de nombreux élèves du territoire d’Elbeuf.

Des projections académiques contestées par les équipes

Les projections académiques à l’origine de ces orientations reposent sur des hypothèses générales qui ne rendent pas pleinement compte de la réalité des parcours observés au sein du lycée. Le suivi précis des élèves réalisé par les équipes met en évidence des besoins en effectifs supérieurs à ceux actuellement anticipés.

Par ailleurs, le lycée conduit un travail d’orientation approfondi et exigeant, en lien étroit avec les élèves et leurs familles. Le décalage croissant entre cette expertise de terrain et certaines décisions d’affectation prises à l’échelle académique génère incompréhensions et tensions, et interroge la prise en compte effective du travail mené localement pour sécuriser les parcours des élèves.

Une remise en cause préoccupante des BTS tertiaires

Dans le même temps, alors que des échanges étaient engagés avec le rectorat en vue d’un développement de l’apprentissage, une orientation différente a été présentée, prévoyant une réduction significative des capacités d’accueil en BTS : le BTS Management Commercial Opérationnel passerait de 35 à 18 places, et le BTS Comptabilité-Gestion de 24 à 16 places.

Ces choix seraient fondés sur des projections de baisse des effectifs à l’horizon 2028-2035. Pourtant, les formations concernées continuent de recruter des effectifs significatifs, avec 35 étudiants en première année de BTS MCO et 19 étudiants en première année de BTS CG. Ces éléments ne traduisent pas une désaffection structurelle pour ces formations.

Des formations en adéquation avec les besoins économiques du territoire

Les équipes tiennent à rappeler que les BTS MCO et Comptabilité-Gestion répondent à des besoins clairement identifiés du marché de l’emploi local et régional. Les offres publiées dans l’agglomération rouennaise et le bassin d’Elbeuf témoignent d’une demande régulière de profils formés dans les domaines du commerce, du management d’unité commerciale, de la comptabilité et de la gestion, en emploi direct comme en alternance.

Ces BTS constituent des formations professionnalisantes de proximité, favorisant l’insertion professionnelle ou la poursuite d’études. Une réduction aussi importante de leurs capacités d’accueil apparaît ainsi en décalage avec les besoins économiques du territoire.

Des incohérences institutionnelles qui interrogent

Les équipes s’interrogent également sur la cohérence globale des décisions envisagées. Les échanges menés montrent que les acteurs régionaux concernés et les inspections disciplinaires n’avaient pas été pleinement associés ni informés des projets évoqués. Ces éléments conduisent à interroger plus largement la répartition territoriale de l’offre de formation en BTS sur la périphérie rouennaise, et l’équilibre entre établissements du centre et ceux de la couronne, dans une logique de cohérence et de lisibilité pour les étudiants et les familles. En baissant arbitrairement le nombre d’étudiants dans les BTS du lycée Maurois, le Rectorat créé les conditions idéales pour fermer ces sections dans les mois ou les années à venir, en prétextant des effectifs insuffisants.

Des conséquences pédagogiques et humaines majeures

Les orientations envisagées font peser plusieurs risques sur la qualité des formations proposées : resserrement des volumes horaires, possible fusion des classes de BTS CG et MCO, avec une harmonisation des enseignements susceptible de nuire aux spécificités de chaque diplôme, et fragilisation des disciplines générales.

Elles pourraient également entraîner une instabilité accrue des équipes d’Économie et Gestion et, à terme, une déstabilisation de l’ensemble de la filière technologique. Dans un contexte où aucune offre alternative équivalente n’existe sur le bassin, ces évolutions interrogent directement l’égalité d’accès à une formation de proximité et la cohérence de l’aménagement territorial de l’offre de formation.

Un calendrier préoccupant et un appel au dialogue

Une demande d’audience auprès du rectorat, formulée le 16 novembre 2025 et validée il y a une dizaine de jours (aujourd’hui le 16 décembre 2025), reste à ce jour sans date programmée, alors que le CSA (Comité Social d’Administration), instance académique où sont arrêtés les moyens et capacités d’accueil, est prévu à la mi-janvier.

Dans ce contexte, les équipes du lycée André Maurois appellent à une prise en compte réelle des données locales, à une concertation associant l’ensemble des acteurs concernés, et à l’élaboration d’une vision de long terme cohérente, respectueuse des élèves, des familles et des territoires.

L’équipe d’Économie et Gestion du Lycée André Maurois

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The Issue

Réduction des capacités d’accueil en STMG et en BTS au lycée André Maurois d’Elbeuf : des décisions contestées aux conséquences pédagogiques, humaines et territoriales.

Les équipes pédagogiques du lycée André Maurois d’Elbeuf souhaitent alerter sur les orientations actuellement envisagées par le rectorat pour la rentrée 2026. Ces décisions concernent à la fois la filière technologique STMG et les formations de BTS MCO et CG. Elles suscitent de vives inquiétudes sur l’avenir à court et moyen terme de ces formations au sein du lycée. Ces décisions auront des conséquences pédagogiques, humaines et territoriales, dans un établissement fortement ancré dans son bassin de formation.

Une réduction des capacités d’accueil en STMG déjà engagée

La filière STMG serait directement affectée par une baisse des capacités d’accueil, avec le passage de 3 classes de 1ère STMG  cette année à 2 classes à la rentrée prochaine. Cette réduction intervient alors même que les 3 classes actuelles, comptant chacune 35 élèves, sont complètes. Déjà début 2025, le Rectorat avait supprimé une classe de 1re STMG pour la rentrée 2025 mais avait été obligé de la rouvrir devant le nombre important d’élèves demandant cette filière. Il est utile de rappeler que le lycée Maurois accueille en 1re STMG, ses propres élèves de 2nde mais également ceux du lycée Buisson qui ne dispose pas de cette filière. Le Rectorat va-t-il chaque année supprimer une classe en janvier pour la rouvrir en juillet ? Cette situation a pour conséquence de déstabiliser l’équipe d’économie et gestion du lycée car des postes d’enseignants titulaires sont supprimés et des professeurs contractuels sont nommés en urgence fin août/début septembre.

Aucune solution alternative à la filière STMG n’est proposée aux élèves du bassin. Cette décision apparaît d’autant plus problématique que l’établissement mène depuis plusieurs années un travail de fond pour stabiliser et revaloriser la voie technologique, qui constitue un levier essentiel de réussite scolaire et d’accès à l’enseignement supérieur pour de nombreux élèves du territoire d’Elbeuf.

Des projections académiques contestées par les équipes

Les projections académiques à l’origine de ces orientations reposent sur des hypothèses générales qui ne rendent pas pleinement compte de la réalité des parcours observés au sein du lycée. Le suivi précis des élèves réalisé par les équipes met en évidence des besoins en effectifs supérieurs à ceux actuellement anticipés.

Par ailleurs, le lycée conduit un travail d’orientation approfondi et exigeant, en lien étroit avec les élèves et leurs familles. Le décalage croissant entre cette expertise de terrain et certaines décisions d’affectation prises à l’échelle académique génère incompréhensions et tensions, et interroge la prise en compte effective du travail mené localement pour sécuriser les parcours des élèves.

Une remise en cause préoccupante des BTS tertiaires

Dans le même temps, alors que des échanges étaient engagés avec le rectorat en vue d’un développement de l’apprentissage, une orientation différente a été présentée, prévoyant une réduction significative des capacités d’accueil en BTS : le BTS Management Commercial Opérationnel passerait de 35 à 18 places, et le BTS Comptabilité-Gestion de 24 à 16 places.

Ces choix seraient fondés sur des projections de baisse des effectifs à l’horizon 2028-2035. Pourtant, les formations concernées continuent de recruter des effectifs significatifs, avec 35 étudiants en première année de BTS MCO et 19 étudiants en première année de BTS CG. Ces éléments ne traduisent pas une désaffection structurelle pour ces formations.

Des formations en adéquation avec les besoins économiques du territoire

Les équipes tiennent à rappeler que les BTS MCO et Comptabilité-Gestion répondent à des besoins clairement identifiés du marché de l’emploi local et régional. Les offres publiées dans l’agglomération rouennaise et le bassin d’Elbeuf témoignent d’une demande régulière de profils formés dans les domaines du commerce, du management d’unité commerciale, de la comptabilité et de la gestion, en emploi direct comme en alternance.

Ces BTS constituent des formations professionnalisantes de proximité, favorisant l’insertion professionnelle ou la poursuite d’études. Une réduction aussi importante de leurs capacités d’accueil apparaît ainsi en décalage avec les besoins économiques du territoire.

Des incohérences institutionnelles qui interrogent

Les équipes s’interrogent également sur la cohérence globale des décisions envisagées. Les échanges menés montrent que les acteurs régionaux concernés et les inspections disciplinaires n’avaient pas été pleinement associés ni informés des projets évoqués. Ces éléments conduisent à interroger plus largement la répartition territoriale de l’offre de formation en BTS sur la périphérie rouennaise, et l’équilibre entre établissements du centre et ceux de la couronne, dans une logique de cohérence et de lisibilité pour les étudiants et les familles. En baissant arbitrairement le nombre d’étudiants dans les BTS du lycée Maurois, le Rectorat créé les conditions idéales pour fermer ces sections dans les mois ou les années à venir, en prétextant des effectifs insuffisants.

Des conséquences pédagogiques et humaines majeures

Les orientations envisagées font peser plusieurs risques sur la qualité des formations proposées : resserrement des volumes horaires, possible fusion des classes de BTS CG et MCO, avec une harmonisation des enseignements susceptible de nuire aux spécificités de chaque diplôme, et fragilisation des disciplines générales.

Elles pourraient également entraîner une instabilité accrue des équipes d’Économie et Gestion et, à terme, une déstabilisation de l’ensemble de la filière technologique. Dans un contexte où aucune offre alternative équivalente n’existe sur le bassin, ces évolutions interrogent directement l’égalité d’accès à une formation de proximité et la cohérence de l’aménagement territorial de l’offre de formation.

Un calendrier préoccupant et un appel au dialogue

Une demande d’audience auprès du rectorat, formulée le 16 novembre 2025 et validée il y a une dizaine de jours (aujourd’hui le 16 décembre 2025), reste à ce jour sans date programmée, alors que le CSA (Comité Social d’Administration), instance académique où sont arrêtés les moyens et capacités d’accueil, est prévu à la mi-janvier.

Dans ce contexte, les équipes du lycée André Maurois appellent à une prise en compte réelle des données locales, à une concertation associant l’ensemble des acteurs concernés, et à l’élaboration d’une vision de long terme cohérente, respectueuse des élèves, des familles et des territoires.

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Petition created on December 18, 2025