Retrait de la maquette du concours Centrale : rendons à ces écoles leur crédibilité !

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Le problème

Le concours Centrale a informé les professeurs de CPGE de la nouvelle maquette des concours Centrale, destinée à être mise en œuvre dès la session 2024.

Celle-ci est tout d’abord caractérisée par un passage au forfait unique des frais d'inscription, avec une barre d'admissibilité unique pour chaque filière. Il s’agit d’une tentative de mettre un terme à un large phénomène d'auto-censure, notamment pour des raisons financières, dont les professeurs étaient chaque année les témoins. La réussite de cette proposition dépendra essentiellement du montant de ces frais d’inscription (l’information n’est pas connue à ce jour).

Le reste des décisions a suscité l'opposition unanime de l'assemblée générale de l'UPS (association des professeurs de classes préparatoires scientifiques), qui s'est tenue à Centrale-Supélec le samedi 10 juin dernier. 
Il a notamment été souligné les conséquences dommageables qu’une telle mise en place provoquerait à coup sûr.

    •    La réduction drastique du nombre d'épreuves interroge la capacité du concours à évaluer les candidats de façon sérieuse sur des programmes officiels extrêmement substantiels. Le passage à une épreuve unique pour chaque discipline à l'oral n'est accompagné d'aucun accroissement de la durée d'interrogation, comme cela est le cas dans d'autres concours.

    •    Le fait que la seconde épreuve de mathématiques des concours MP et MPI prenne la forme d'un QCM a d'ores et déjà suscité de très vives réactions de colère et de dérision parmi les étudiants, et cette décision est susceptible d'entacher la crédibilité du concours et la réputation des écoles du Groupe des Écoles Centrale (GEC) auprès de ces derniers et même au-delà. Certes, ce mode d'évaluation est en vigueur dans d'autres pays, mais il n'est pas adapté à « l'éco-système » des classes préparatoires françaises, où les étudiants sont formés à la composition, cela en parfait accord, d'ailleurs, avec les valeurs du Concours Centrale-Supélec (CCS) qui a toujours fait la part belle au français-philosophie et aux langues vivantes.

    •    La suppression de toute évaluation de l'informatique commune au CCS avait suscité une stupéfaction unanime. Son retour est donc positif, mais il est incompréhensible que la filière MP en soit exclue. Négliger l’informatique, c’est courir le risque pour les écoles de se priver de certains talents ; ne pas l’évaluer ne pourra qu'inciter les étudiants de MP – notamment les optants SI – à sous-estimer cette discipline. Bien entendu, le choix du format QCM pour les épreuves est tout aussi problématique en informatique qu'en mathématiques.

Suite à cette annonce, l’UPS a demandé l'ouverture de discussions dans les plus brefs délais avec le GEC afin que les professeurs de CPGE puissent participer à la refonte de cette maquette. L'UPS a reçu un refus ferme de la part du GEC qui n'entend pas modifier cette maquette en profondeur. 

Il convient de rappeler que les élèves admis aux écoles du GEC sont pour l’écrasante majorité formés par les CPGE. Le GEC souligne très régulièrement l’excellente qualité de la formation reçue par les élèves durant leurs années de classes préparatoires. Dès lors, on ne peut que s'étonner que le GEC souhaite imposer une maquette :
- massivement rejetée par les professeurs,
- qui suscite les plus vives interrogations auprès des élèves et risque de jeter le discrédit sur l'ensemble du GEC,
- qui pourrait à terme diminuer la qualité de la formation en CPGE si les professeurs décidaient de s'adapter à la baisse d'exigence des évaluations proposées par le CCS.

Nous appelons, par cette pétition, les écoles du GEC à tenir compte des arguments présentés par les professeurs de CPGE, et à revenir sur un projet de maquette susceptible d’entacher la réputation et le prestige du concours, et de dissuader nombre d’étudiants de s’y présenter. 

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Roxane DUROUXLanceur de pétition

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