Update petisiRefusons l’incarnation falsifiée de Gisèle Halimi par Charlotte GainsbourgMise à jour de la pétition : franchissement des 9000 signatures
LeRiposteurJMN JEAN-MARC NAUTSTataouine, Tunisia
27 Sep 2025

Chers signataires,

Nous venons de franchir le cap des 9000 signatures. Ce chiffre n’est pas qu’un indicateur : c’est une force collective, une mémoire en mouvement, une exigence partagée. Merci à chacune et chacun d’entre vous pour votre engagement, votre relais, votre fidélité.

Depuis son lancement, cette campagne a été violemment attaquée par une large partie des médias mainstream. Mépris, caricatures, disqualification : tout a été tenté pour nous faire taire. Mais dans ce marasme, il y a eu de la lumière.

Nous pensons à l’article de L’Humanité,

Charlotte Gainsbourg va incarner Gisèle Halimi au cinéma : pourquoi ça fait polémique 

à la tribune de Serge Halimi dans Blast – Le souffle de l’info

Serge Halimi : « Ma mère, Gisèle Halimi, aurait lu cette tribune avec dégoût » Blast 

à la prise de position de Télérama.

Charlotte Gainsbourg sera peut-être interrogée sur la différence fondamentale entre le personnage qu’elle interprète et ses propres convictions. Télérama

Et le Huffington Post,

Serge Halimi rappelle notamment l’engagement de longue date de sa mère pour la cause palestinienne, et la solution à deux États. HuffingtonPost

 

Ces soutiens ont compté. Ils ont permis de maintenir le cap, de ne pas céder.

Nous le redisons avec force : en aucun cas nous ne tomberons dans les pièges tendus. Il ne s’agit pas d’essentialiser Charlotte Gainsbourg à sa religion, à son sexe, ou à ses talents présumés d’actrice. Le combat n’est pas là. Le combat est mémoriel. Il est politique. Il est éthique. Lorsqu’on prétend défendre Gisèle Halimi, on ne peut pas faire l’impasse sur ses engagements, ses luttes, ses refus. On ne peut pas séparer la mémoire du sens. On ne peut pas blanchir une signature en invoquant le cinéma.

Nous savons que le film est désormais en post-production. Mais il reste un acteur clé : le distributeur, GAUMONT. Le fait qu’aucune autorisation n’ait été demandée aux ayants droit est une blessure supplémentaire. La suite de notre démarche pourrait consister à interpeller Gaumont publiquement. Cette interpellation pourrait être soutenue par le mouvement BDS, qui partage notre exigence de cohérence et de refus de l’instrumentalisation. Bien sûr, jamais sans le consentement ni l’assortiment de la famille Halimi.

Enfin, une précision : la photographie utilisée dans la pétition a été légèrement modifiée pour des raisons strictement juridiques. N’ayant pas accès à une image libre de droits, j’ai procédé à une transformation artistique afin de respecter le Code de la propriété intellectuelle (articles L111-1 et suivants). Ce subterfuge m’a été imposé par la loi, non par l’intention. Si une photographie personnelle peut être mise à disposition, ce serait pour moi un honneur.

Nous poursuivons. Avec rigueur. Avec tension. Avec fidélité.

 

✍️ Jean-Marc Nauts  ©LeRiposteur 

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