Petition updateRefusons l’incarnation falsifiée de Gisèle Halimi par Charlotte GainsbourgIl faut sauver le soldat Gainsbourg ou quand la médiasphère se met au service de l’odieux
LeRiposteurJMN JEAN-MARC NAUTSTataouine, Tunisia
25 Sept 2025

Pourquoi cette pétition ?

Ma pétition (change.org/Gisele_Halimi) s’oppose au casting de Charlotte Gainsbourg pour incarner Gisèle Halimi, icône anticoloniale, à cause de sa signature d’une tribune pro-Israël parue le 19 septembre 2025 dans Le Figaro, perçue comme niant le droit des Palestiniens à un État non conditionné. Face aux attaques médiatiques, qui me taxent de censure, de « wokisme » ou, pire, d’antisémitisme, je réponds point par point. Ces accusations graves, surtout celles d’antisémitisme, sont une diffamation inacceptable. Voici ma riposte.

 

Les attaques contre moi

On m’a dit que je confonds fiction et engagement.

On m’a dit que Romy Schneider a joué dans des films sur la Shoah, donc que Gainsbourg peut signer sans conséquence.

On m’a dit que je refuse l’abstraction, que je menace l’espace esthétique.

On m’a dit que la tribune ne soutient pas Israël, qu’elle défend seulement des artistes.

On m’a dit que je fais une chasse aux sorcières, que je veux censurer, que je menace la liberté d’expression.

On m’a dit que je fais du bruit, que je cherche le clash, que je n’ai pas lu la tribune, que je ne comprends pas l’art.

On m’a dit que je dois me taire.

Et pire, on m’a traité de tous les mauvais noms, y compris antisémitisme, une accusation odieuse qui salit ma défense de la mémoire de Halimi, elle-même juive et anticoloniale.

 

La signature de Gainsbourg : un engagement incompatible

Charlotte Gainsbourg a signé une tribune politique. Ce n’est pas un rôle, c’est une prise de position. Cette tribune, parue le 19 septembre 2025 dans Le Figaro, même sans soutenir explicitement l’État israélien, conditionne le droit des Palestiniens à un État et soutient de facto la politique criminelle d’Israël. Gainsbourg est libre de signer, absolument libre de soutenir une armée criminelle. Mais nous sommes libres, totalement libres, de refuser qu’elle dévoie l’héritage de Gisèle Halimi, figure du féminisme et de l’anticolonialisme.

Ce n’est pas l’espace de la fiction qui est menacé, c’est celui de la responsabilité qui est convoqué. Ce n’est pas une confusion entre soi et le rôle, c’est une structure idéologique assumée. Romy Schneider a joué des rôles sur la Shoah, mais n’a jamais signé de tribune. Gainsbourg, elle, a signé. Ce n’est pas du cinéma, c’est un engagement.

 

La complicité des médias : une liste des détracteurs

Ils ont tous répondu, tous attaqué, tous participé à cette mise en scène. Journalistes, éditorialistes, chroniqueurs, influenceurs, chaînes, plateformes : ils se sont faits avocats, juges, bourreaux. Au nom de la bien-pensance, de leur allégeance aux Bibistes, du printemps républicain, de leur dérive morale et professionnelle, ils m’ont diffamé, sali, ostracisé. Ils m’accusent d’antisémitisme tout en essentialisant la communauté juive à sa religion, la figeant dans une identité unique pour justifier leur ligne. Ils prônent la séparation de l’homme et de l’œuvre, mais refusent de séparer l’actrice de sa signature. Ils défendent la liberté de l’art, mais pas celle de la mémoire. Tout est inversé.

 

Voici leurs voix :

- Thomas Graindorge (@gr1dorge, Le Point) : Qualifie ma pétition d’« idiote » ou « déplacée », défendant le casting de Gainsbourg comme légitime malgré sa signature.

- Le Point (@GeWoessner, rédaction) : Présente la tribune comme un acte de conscience, parle de « polémique indigne », refuse de nommer la conditionnalité coloniale, défend Gainsbourg comme « figure libre ».

- Laurent Joffrin (@LaurentJoffrin, Le Journal info) : Défend la tribune comme un « appel à la paix », accuse ma pétition de « dérive militante », refuse de nommer l’occupation.

- Julien Dray (@juliendray) : Parle de « récupération politique », nie le caractère mémoriel de ma pétition, défend Gainsbourg comme « héritière légitime ».

- Muriel Melki (@MelkiMuriel) : Dénonce une « chasse aux sorcières », refuse de nommer la tribune, défend le casting comme « liberté artistique ».

- Éric Naulleau (@EricNaulleau) : Parle de « terrorisme intellectuel », accuse ma pétition de censure, défend Gainsbourg comme « figure de transmission ».

- MalojmK (@rupturemedia1) : Parle de « sectarisme militant », défend la tribune comme « acte moral », refuse de nommer la structure coloniale.

- FtTatah (@FtTatah) : Parle de « haine déguisée en morale », défend Gainsbourg comme « actrice engagée », refuse de voir la fracture idéologique.

- Les CitadElles (@Les_CitadElles) : Parle de « féminisme excluant », défend le casting comme « acte de sororité », refuse de nommer ma pétition.

- Françoise Degois (@francoisedegois) : Parle de « wokisme radical », défend Gainsbourg comme « figure libre », refuse de nommer la conditionnalité coloniale.

- TF1 (@TF1) : Diffuse sans contradiction, parle de « controverse artistique », refuse de nommer ma pétition, défend le biopic comme « hommage ».

- Ventura Alba (@VenturaAlba) : Parle de « liberté d’expression », défend Gainsbourg comme « actrice légitime », refuse de nommer la tribune.

- Bruce Toussaint (@Bruce_Toussaint) : Parle de « débat hystérisé », défend le casting comme « choix artistique », refuse de nommer la fracture idéologique.

- Eric Klein (@EricKLein_) : Parle de « radicalisation militante », défend Gainsbourg comme « figure de transmission », refuse de nommer ma pétition.

- Radio J + Frédéric Haziza (@RadioJFrance, @frhaz) : Accuse ma pétition de « haine antisémite », défend la tribune comme « acte moral », refuse de nommer la conditionnalité coloniale, parle de « complicité idéologique ».

- Ruth Elkrief (@ruthelkrief) : Impliquée dans le blanchiment médiatique de Sarkozy, coordonne avec son équipe : « Je suis à votre disposition, on peut monter ce que vous voulez. »

- David Pujadas + LCI (@24hPujadas, @LCI) : Parle de « controverse », diffuse sans contradiction, refuse de nommer la tribune.

- Abby Shalmani (@shalmani_abby, Marianne) : Parle de « liberté artistique », défend Gainsbourg comme « figure libre », refuse de nommer la fracture idéologique.

- Marie-Estelle Pech (@MariestellPech, Marianne) : Parle de « censure militante », défend le casting comme « acte de transmission », refuse de nommer ma pétition.

- Ronan Tésorière. (@RonTesoriere ,@leParisien)

Diffuse une contre vérité « Polémique alimentée par un article de L’Humanité ... Dans le même temps une pétition en ligne a été lancée sur la plateforme Change.org »

- Tanguy Pastureau @TanguyPastureau

Ridiculise la pétition et l'efface avec des 

« Batman, Hitler et Tic & Tac.»

- Yves Azerouai @yvesazeroual 

« Parce qu’elle est juive, osez le dire ! @humanite_fr ce torchon qui suppliait les Nazis de lui permettre de re-paraître a perdu toute once de dignité ! Soutien à Charlotte Gainsbourg @iheartcharlotte.»

Une mémoire à défendre

Ils veulent sauver le soldat Gainsbourg, mais pas la mémoire de Halimi. They compare Gainsbourg to Romy Schneider, but never to Bruno Ganz, who played Hitler without signing a tribune. Personne n’a accusé Ganz de salir la mémoire, car il n’a pas pris position. Ce n’est pas le rôle qui pose problème, c’est la signature. Ce n’est pas la fiction qui est en cause, c’est l’engagement.

Leur malhonnêteté intellectuelle et professionnelle est criante. Ils dénaturent ma pétition, qui repose sur un constat : on ne peut incarner Gisèle Halimi en soutenant une tribune répugnante qui conditionne l’existence d’un peuple. Les accusations d’antisémitisme sont une diffamation odieuse, surtout contre une pétition qui honore Halimi, une juive anticoloniale. Cette base, je la tiens, et je la travaillerai.

 

🗣️ « J’ai très tôt choisi mon camp : celui des victimes. Mais attention ! Des victimes qui relèvent la tête, s’opposent, combattent. » — Gisèle Halimi

📌 Signez la pétition 

✍️ ©LeRiposteur - Jean-Marc Nauts

Le Blog 🔗 https://tinyurl.com/LeRiposteurJMN

Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X