

🧨 Réponse à l’article du LePoint.fr – signé par Thomas Graindorge, 22 septembre 2025
LePoint.fr attaque. Non pas une idée, mais un nom. Non pas une opinion, mais une mémoire. Le journaliste Thomas Graindorge s’indigne qu’on refuse l’incarnation falsifiée de Gisèle Halimi par Charlotte Gainsbourg. Il s’étonne qu’on exige une cohérence entre les combats menés et les corps choisis. Il feint de ne pas comprendre que Gisèle Halimi n’est pas un rôle, mais une ligne de fracture.
📌 Le Point défend le choix d’une actrice signataire d’une tribune appelant à conditionner la reconnaissance de l’État palestinien à des exigences sécuritaires. Il omet que Gisèle Halimi a défendu Marwan Barghouti, dénoncé l’occupation israélienne, et écrit dans L’Humanité
> « Un peuple aux mains nues – le peuple palestinien est en train de se faire massacrer. »
Ce n’est pas une polémique. C’est une alerte.
Ce n’est pas une pétition. C’est une ligne de défense.
Ce n’est pas un casting. C’est une tentative d’effacement.
🎯 Le Point ne produit pas un hommage. Il produit une inversion.
Il ne distribue pas la mémoire. Il distribue son effacement.
Et pour mieux disqualifier la riposte, il tente une diversion : ramener la controverse à une question de « traits physiques » ou de « judaïté » supposée. C’est une falsification.
👉 Gisèle Halimi n’est pas une icône communautaire.
👉 Elle est une ligne politique : féministe, anticoloniale, antiraciste, pro-palestinienne.
👉 Ramener le débat à l’apparence ou à l’origine, c’est évacuer le fond : la cohérence entre les combats menés et les corps qui les incarnent.
On ne demande pas une actrice «qui ressemble»
On exige une actrice qui ne trahit pas.
Charlotte Gainsbourg trahit.
👉 Par ses prises de position.
👉 Par sa signature dans une tribune qui conditionne la reconnaissance de la Palestine.
👉 Par son silence sur les combats de Halimi.
Virginie Efira, elle, neutralise.
👉 Elle ne trahit pas.
👉 Mais elle dépolitise un procès qui fut un acte de guerre contre l’ordre patriarcal.
👉 Elle incarne sans porter, récite sans transmettre, joue sans brûler.
Le procès de Bobigny n’est pas un décor. C’est une ligne de feu.
Gisèle Halimi n’est pas un rôle. C’est une fracture.
Et toute incarnation qui évacue la tension, l’arrachement, la mémoire du combat, est une neutralisation.
Et pour couronner l’effacement, Le Point tente de ridiculiser la mobilisation.
👉 Il qualifie la pétition de « réflexion idiote au mieux, déplacée au pire ».
👉 Il minimise sa portée comme si elle était marginale, folklorique, insignifiante.
👉 Nous sommes pourtant près de 5000 signatures, et nous allons faire en sorte de les faire mentir.
Ce n’est pas une pétition idiote.
C’est une ligne de résistance.
Et elle ne fait que commencer.
Et nous ne sommes pas seuls.
Le journal L’Humanité a publié une tribune claire, nette, sans détour :
👉 Il soutient la pétition.
👉 Il rappelle les combats de Halimi.
👉 Il refuse la falsification mémorielle.
👉 Il appelle à ne pas laisser faire.
La mémoire militante ne se joue pas.
Elle se défend.