10 Mai 2021-10 Août 2022 : 15 mois de détention arbitraire et illégale à Bangui pour Rémy QUIGNOLOT
Selon l'article 97 du code de procédure pénale centrafricain, la détention provisoire ne peut dépasser une durée maximale de 12 mois, délai qui peut exceptionnellement être prolongé de 4 mois supllémentaires par ordonnance motivée et après concertation avec le détenu et son avocat. En l'absence de cette ordonnance et de ces concertations, Rémy QUIGNOLOT aurait donc dû bénéficier, de droit, d'une liberté provisoire, en attendant la date de son procès, qui n'a toujours pas été annoncée.
Nos appels à notre President de la République Monsieur Emmanuel Macron , à nos ministres des Affaires étrangères, Monsieur Le Drian puis Madame Colonna, ainsi qu'à notre ministre de la Justice, Monsieur Dupont-Moretti, sont restés sans réponse ou sans effet.
Le cas de Rémy QUIGNOLOT est à mettre en parallèle avec celui du colonel Philippe François, également détenu depuis plus d'un an dans une prison à Madagascar, lui aussi dans des conditions dégradantes, lui aussi accusé d'espionnage, et dont la famille et les amis ont eux aussi lancé un vibrant "appel au Président de la République".
Que fait la France pour protéger et libérer ses ressortissants, otages de pouvoirs qui n'appliquent même pas leurs propres lois et qui bafouent les droits de l'Homme ?
La question se fait de plus en plus pressante, posée par les familles et les soutiens de ces détenus qui ne sont coupables d'aucun crime excepté celui d'être Français au mauvais endroit, au mauvais moment.
À nouveau, nos compatriotes détenus injustement à l'étranger, attendent de leur pays, un geste, un engagement, une action, une justice.
Nous attendons à leurs côtés.