
Merci d'avoir signé ma pétition mais avec je ne pourrai pas defendre cette cause qui mettrait fin à la maltraitance institutionnelle. C'est inhumain de traiter des personnes âgées dépendantes de la sorte. Partagez cette pétition avec vos proches et votre famille ainsi que les réseaux sociaux.
Des familles dénoncent des "maltraitances" dans un EHPAD de Quimper, la direction reconnaît des difficultés ponctuelles.
Un collectif de quatre familles de résidents et anciens résidents de l'EHPAD Le Missilien, à Quimper, pointe des "maltraitances du quotidien" au sein de l'unité des maladies dégénératives. La Fondation Massé-Trévidy, qui gère l'établissement, reconnaît des difficultés de recrutement du personnel.
Un collectif de quatre familles dénonce des "maltraitances du quotidien" au sein de l'EHPAD Le Missilien, à Quimper. Ces proches de résidents ou d'anciens résidents pointent du doigt l'unité "Cantou", qui accueille des personnes atteintes d'Alzheimer ou d'autres maladies neurodégénératives. Ils paient entre 2.200 et 2.600 euros par mois, et pourtant, le service serait "délaissé", selon leurs témoignages, qu'ils souhaitent garder anonymes.
Une femme, par exemple, a fini par retirer son proche de l'EHPAD après de multiples épisodes douloureux. Le dernier en date : elle dit avoir retrouvé son proche seul sur une chaise, blessé par une chute. "Le personnel m'a dit qu'il était tombé vers 10 heures, raconte-t-elle . Je suis arrivé à midi, je n'admets pas que l'infirmière l'ait laissé sur sa chaise, sans l'avoir examiné. Si je n'étais pas venue, que se serait-il passé ?" Après l'avoir emmené aux urgences, le diagnostic tombe : fracture du col du fémur. La Fondation Massé-Trévidy, qui gère l'établissement, assure de son côté que ce résident a été pris en charge "normalement".
Des résidents souillés d'excréments
Une autre femme assure que sa maman, depuis décédée, était constamment souillée d'excréments, que sa couche n'était remplacée que deuxd'eux fois par jour. "Elle a enchaîné infection urinaire sur infection urinaire, et elle a fini par développer une résistance aux antibiotiques, assure-t-elle. Une autre fois, je l'ai trouvée se tordant de douleur, faisant des spasmes, et l'infirmière l'a regardée de loin en me disant qu'elle allait bien." Elle souffrait finalement d'une occlusion intestinale.
Selon les familles, il n'y a régulièrement que deux aides-soignants pour... 30 résidents. "Le personnel change tout le temps, avec beaucoup d'intérimaires, regrettent-ils. C'est impossible de savoir ce que font nos proches quand on n'est pas là, personne ne sait nous le dire, et évidemment eux ne peuvent plus parler compte tenu de leurs troubles cognitifs."
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Émission L'info d'ici, ICI Breizh Izel
Des familles dénoncent des "maltraitances" dans un EHPAD de Quimper, la direction reconnaît des difficultés ponctuelles
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illustration agrandir l'imageL'EHPAD Le Missilien, à Quimper, comporte trois unités de prise en charge distinctes. © Aucun(e) - Google street view
Diffusé le mardi 16 juin 2026 à 7:31
Un collectif de quatre familles de résidents et anciens résidents de l'EHPAD Le Missilien, à Quimper, pointe des "maltraitances du quotidien" au sein de l'unité des maladies dégénératives. La Fondation Massé-Trévidy, qui gère l'établissement, reconnaît des difficultés de recrutement du personnel.
Un collectif de quatre familles dénonce des "maltraitances du quotidien" au sein de l'EHPAD Le Missilien, à Quimper. Ces proches de résidents ou d'anciens résidents pointent du doigt l'unité "Cantou", qui accueille des personnes atteintes d'Alzheimer ou d'autres maladies neurodégénératives. Ils paient entre 2.200 et 2.600 euros par mois, et pourtant, le service serait "délaissé", selon leurs témoignages, qu'ils souhaitent garder anonymes.
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Une femme, par exemple, a fini par retirer son proche de l'EHPAD après de multiples épisodes douloureux. Le dernier en date : elle dit avoir retrouvé son proche seul sur une chaise, blessé par une chute. "Le personnel m'a dit qu'il était tombé vers 10 heures, raconte-t-elle . Je suis arrivé à midi, je n'admets pas que l'infirmière l'ait laissé sur sa chaise, sans l'avoir examiné. Si je n'étais pas venue, que se serait-il passé ?" Après l'avoir emmené aux urgences, le diagnostic tombe : fracture du col du fémur. La Fondation Massé-Trévidy, qui gère l'établissement, assure de son côté que ce résident a été pris en charge "normalement".
Des résidents souillés d'excréments
Une autre femme assure que sa maman, depuis décédée, était constamment souillée d'excréments, que sa couche n'était remplacée que deux fois par jour. "Elle a enchaîné infection urinaire sur infection urinaire, et elle a fini par développer une résistance aux antibiotiques, assure-t-elle. Une autre fois, je l'ai trouvée se tordant de douleur, faisant des spasmes, et l'infirmière l'a regardée de loin en me disant qu'elle allait bien." Elle souffrait finalement d'une occlusion intestinale.
Selon les familles, il n'y a régulièrement que deux aides-soignants pour... 30 résidents. "Le personnel change tout le temps, avec beaucoup d'intérimaires, regrettent-ils. C'est impossible de savoir ce que font nos proches quand on n'est pas là, personne ne sait nous le dire, et évidemment eux ne peuvent plus parler compte tenu de leurs troubles cognitifs."
"Un délai d'attente, ça peut arriver"
Toujours selon ce collectif, les médicaments ne sont pas toujours donnés sous la bonne forme (comprimés écrasés ou pas) qui permettrait aux résidents de les avaler. La climatisation est aussi en panne depuis un an à l'étage "Cantou". Un ensemble de faits confirmés par des proches de résidents actuels, même si ces derniers reconnaissent des "efforts" depuis quelques semaines.
La direction, contactée par ICI Breizh Izel, reconnaît des problèmes ponctuels."Que des personnes avec des troubles cognitifs se souillent, oui ça peut arriver, admet Stéven Treguer, directeur général de la Fondation Massé-Trévidy. Qu'il y ait un délai d'attente avant qu'on intervienne, ça peut arriver, mais je ne peux pas laisser l'engagement de nos professionnels être remis en question car ils veulent bien faire."
Des "difficultés de recrutement"
Concernant le personnel, "il est déjà arrivé qu'il n'y ait que deux personnes pour trente résidents car on n'arrive pas à recruter le personnel diplômé". Ce sont ces "difficultés de recrutement" qui expliquent le turn-over important parmi les soignants. "Je comprends que les familles soient insatisfaites de ces interlocuteurs différents, mais c'est la réalité du secteur, le Missilien ne fait pas exception."
Quant à la climatisation, Stéven Treguer regrette "une intervention trop longue" pour la réparer, mais soutient que des climatiseurs portatifs ont été déployés. L'établissement assure en tout cas ne pas "délaisser l'unité Cantou". La direction assure par ailleurs que ce collectif ne représente qu'une minorité de familles, et que "la majorité des familles sont satisfaites de la prise en charge".