Le scandale de la mise en oeuvre de la réforme des études de santé
Le collectif national a pris connaissance de la décision du Conseil d’Etat de suspendre l’arrêté du 25 janvier 2021 suite à plusieurs recours déposés par des étudiants.
Cette décision confirme ce que nous dénonçons depuis maintenant six mois à travers nos différents collectifs, à savoir l’inégalité de traitement que subissent les étudiants PASS et L.AS ainsi que le non-respect de la loi.
Nous regrettons cependant qu’il ait fallu attendre un tel jugement pour que les instances décisionnaires prennent enfin conscience de la légitimité de nos revendications, alors que les étudiants sont en pleine période de concours et/ou à la veille de l’annonce des résultats.
Décidément, rien n’aura été épargné aux étudiants en première année de santé qui ont tous fourni un travail acharné dans des conditions particulièrement difficiles.
Le ministre des Solidarités et de la Santé et la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont déclaré par un communiqué de presse qu’un nouvel arrêté sera publié dans les plus brefs délais et que les capacités d’accueil ouvertes aux étudiants inscrits dans l’ensemble des parcours (PACES/PASS/LAS) seront garanties.
Nous demandons par conséquent, dans l’attente de ces nouveaux éléments, le retrait des délibérations relatives aux numerus apertus déjà publiées par les universités.
Surtout, nous veillerons à ce que l’esprit de la réforme et de la loi soit enfin respecté: les capacités d’accueil actuelles doivent être sanctuarisées pour les étudiants primants PASS et L.AS et un nombre exceptionnel de places correspondant au numerus clausus résiduel doit être ajouté pour les étudiants PACES.
Compte tenu de la situation sanitaire de notre pays, du manque criant et chronique de soignants, malgré l’arrivée massive et non régulée de personnels venant de l’étranger, cette augmentation est parfaitement légitime au regard de l’état déplorable de nos hôpitaux et de notre système de santé.
Enfin, nous demandons une véritable seconde chance pour tous les étudiants en leur accordant, comme à leurs aînés, le droit de redoubler, car comme Patrick Pelloux l’a si bien rappelé « le redoublement est une chance fraternelle et républicaine » qui a bénéficié à de nombreux brillants médecins.
Le collectif national PASS/LAS