Quittons le PS pour permettre une recomposition d'une gauche citoyenne capable de répondre à l'urgence sociale et écologique.


Quittons le PS pour permettre une recomposition d'une gauche citoyenne capable de répondre à l'urgence sociale et écologique.
Le problème
Chères et chers camarades,
Les résultats du congrès de Poitiers ont eu le mérite de nous faire perdre toute illusion quant à la possibilité de changer le PS de l’intérieur. S’appuyant sur une mobilisation ridicule pour un parti de gouvernement - 70 000 votants seulement, 45% d'abstention ou de démission - la direction sortante a obtenu la majorité avec 70 % des voix. A cette occasion, nous avons vu affluer dans nos bureaux de vote nombre d’encartés fraichement mis à jour et absents de la vie politique du parti. Les mêmes pratiques ont reconduit les mêmes personnes. Avec un électorat essentiellement réduit aux élus et à ceux qui en dépendent, il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste pour s’opposer à la dérive libérale du gouvernement. La gauche « frondeuse », en obtenant 30 % des voix, est réduite à faire de la figuration avec le succès qu’on lui connait depuis le début du quinquennat.
Jean-Christophe Cambadélis élu Premier secrétaire va pouvoir s’employer à ce qu’il sait faire de mieux : parler à gauche et agir à droite, et les quelques promesses contenues dans le texte de la motion A n’apportent pas plus de garantie que le discours du Bourget. La suite est malheureusement trop prévisible : cadenassage du Parti, absence totale de transparence et refus du débat (comme durant ce congrès), impossibilité pour les militants de trancher les orientations politiques… Bref, le Parti socialiste est un astre mort au service de la candidature de François Hollande en 2017. Celui-ci n’est plus en mesure de faire triompher la gauche, au contraire, en reniant ses valeurs, il discrédite la gauche toute entière.
La loi scélérate sur le « dialogue social » de Rebsamen vient d’être votée au parlement, la loi Macron suivra et la déroute aux élections régionales est inéluctable. Nous assistons au sein de l’appareil au déclin de la pensée socialiste jusque dans sa phase la plus sénile et la plus cynique. Alors que le capitalisme nécessiterait une économie de marché encadrée par un État stratège, le « Pacte de responsabilité » déverse indistinctement 40 milliards sur les entreprises, sans la moindre contrepartie. Quand l’économie marchande est défaillante, la puissance publique doit prendre le relais, mais c’est le moment choisi par le gouvernement pour imposer l’austérité budgétaire avec pour conséquence une diminution de 60 % des appels d’offres publics. C’est aussi l’allongement des cotisations retraite, le travail du dimanche, la dérégulation du droit du travail (ANI)… Les dirigeants socialistes ont épousé la vision libérale de l’économie adoptant son discours sur la baisse du « coût du travail » et la compétitivité de la « politique de l’offre ». Des politiques que 40 ans de crises ont invalidée. Un tel effondrement intellectuel deux siècles après la naissance du socialisme prêterait à la consternation s’il n’engendrait pas la colère, car nous sommes victimes d’une trahison sans précédent de tous nos engagements.
Il n’y a plus rien à attendre du Parti socialiste, si ce n’est désespoir et désolation. Ce qu'il reste des forces de gauche sincères dans ses rangs doit se rassembler dans « un mouvement national citoyen de type nouveau » avant de terminer comme le Pasok grec, conspué et honni par la population. Selon le souhait de Manuel Valls, le PS doit changer de nom afin de ne plus abuser personne.
Nous, militants socialistes occupant des responsabilités au niveau fédéral et national appelons à la démission massive du Parti socialiste devenu le principal obstacle à l’émergence d’une alternative unitaire pour le progrès social. Il ne nous est vraiment plus possible de cautionner une politique qui va totalement à l’encontre de celle pour laquelle nous avons voté en 2012.
Laurent BEAUD, ex-secrétaire fédéral 34, Joël BRUSTON, ex-membre du Bureau Fédéral 31, Christophe D., ex-délégué Europe du Secrétariat Fédéral 93, Bertrand LAFORGE, ex-membre du Conseil National, Evelyne PERRIER, ex-membre du Bureau Fédéral 74, Sébastien PICAUD, ex-membre du Bureau Fédéral des Adhésions à Paris.

Le problème
Chères et chers camarades,
Les résultats du congrès de Poitiers ont eu le mérite de nous faire perdre toute illusion quant à la possibilité de changer le PS de l’intérieur. S’appuyant sur une mobilisation ridicule pour un parti de gouvernement - 70 000 votants seulement, 45% d'abstention ou de démission - la direction sortante a obtenu la majorité avec 70 % des voix. A cette occasion, nous avons vu affluer dans nos bureaux de vote nombre d’encartés fraichement mis à jour et absents de la vie politique du parti. Les mêmes pratiques ont reconduit les mêmes personnes. Avec un électorat essentiellement réduit aux élus et à ceux qui en dépendent, il n’y a pas eu de sursaut du Parti socialiste pour s’opposer à la dérive libérale du gouvernement. La gauche « frondeuse », en obtenant 30 % des voix, est réduite à faire de la figuration avec le succès qu’on lui connait depuis le début du quinquennat.
Jean-Christophe Cambadélis élu Premier secrétaire va pouvoir s’employer à ce qu’il sait faire de mieux : parler à gauche et agir à droite, et les quelques promesses contenues dans le texte de la motion A n’apportent pas plus de garantie que le discours du Bourget. La suite est malheureusement trop prévisible : cadenassage du Parti, absence totale de transparence et refus du débat (comme durant ce congrès), impossibilité pour les militants de trancher les orientations politiques… Bref, le Parti socialiste est un astre mort au service de la candidature de François Hollande en 2017. Celui-ci n’est plus en mesure de faire triompher la gauche, au contraire, en reniant ses valeurs, il discrédite la gauche toute entière.
La loi scélérate sur le « dialogue social » de Rebsamen vient d’être votée au parlement, la loi Macron suivra et la déroute aux élections régionales est inéluctable. Nous assistons au sein de l’appareil au déclin de la pensée socialiste jusque dans sa phase la plus sénile et la plus cynique. Alors que le capitalisme nécessiterait une économie de marché encadrée par un État stratège, le « Pacte de responsabilité » déverse indistinctement 40 milliards sur les entreprises, sans la moindre contrepartie. Quand l’économie marchande est défaillante, la puissance publique doit prendre le relais, mais c’est le moment choisi par le gouvernement pour imposer l’austérité budgétaire avec pour conséquence une diminution de 60 % des appels d’offres publics. C’est aussi l’allongement des cotisations retraite, le travail du dimanche, la dérégulation du droit du travail (ANI)… Les dirigeants socialistes ont épousé la vision libérale de l’économie adoptant son discours sur la baisse du « coût du travail » et la compétitivité de la « politique de l’offre ». Des politiques que 40 ans de crises ont invalidée. Un tel effondrement intellectuel deux siècles après la naissance du socialisme prêterait à la consternation s’il n’engendrait pas la colère, car nous sommes victimes d’une trahison sans précédent de tous nos engagements.
Il n’y a plus rien à attendre du Parti socialiste, si ce n’est désespoir et désolation. Ce qu'il reste des forces de gauche sincères dans ses rangs doit se rassembler dans « un mouvement national citoyen de type nouveau » avant de terminer comme le Pasok grec, conspué et honni par la population. Selon le souhait de Manuel Valls, le PS doit changer de nom afin de ne plus abuser personne.
Nous, militants socialistes occupant des responsabilités au niveau fédéral et national appelons à la démission massive du Parti socialiste devenu le principal obstacle à l’émergence d’une alternative unitaire pour le progrès social. Il ne nous est vraiment plus possible de cautionner une politique qui va totalement à l’encontre de celle pour laquelle nous avons voté en 2012.
Laurent BEAUD, ex-secrétaire fédéral 34, Joël BRUSTON, ex-membre du Bureau Fédéral 31, Christophe D., ex-délégué Europe du Secrétariat Fédéral 93, Bertrand LAFORGE, ex-membre du Conseil National, Evelyne PERRIER, ex-membre du Bureau Fédéral 74, Sébastien PICAUD, ex-membre du Bureau Fédéral des Adhésions à Paris.

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Les décisionnaires
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Pétition lancée le 6 juin 2015