
La mise à mort d’Angelo nous a précipités dans une lutte dont nous reformulons ici les enjeux démocratiques. Depuis les premiers jours nous dénonçons une violence d’État nourrie par les biais racistes, et menaçant plus largement l’ensemble de la population. Nous alertons aujourd’hui sur les prérogatives toujours plus exorbitantes conférées aux agents de la force publique, dans un « État de droit » en régression. Lorsque nous exigeons Justice et Vérité, il ne s’agit plus de rappeler que gendarmes ou policiers ne devraient pas être au-dessus des lois, mais d’expliquer que sont instaurées et appliquées des lois soumettant nos vies et nos corps à leur toute-puissance, dans une période de gouvernance anti-sociale s’imposant par la force la plus brutale.