PÉTITION : Pour une CEDEAO plus démocratique, plus juste et plus proche des peuples !

The Issue

Aux Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, aux institutions ouest-africaines, et à toutes les parties prenantes,

Nous, citoyens des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), aux côtés des organisations de la société civile et des défenseurs de la démocratie, lançons un appel solennel à la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement : il est temps de réformer la CEDEAO pour la rendre plus légitime, plus efficace et plus proche des aspirations des peuples ouest-africains.

Pourquoi ces réformes sont indispensables ?

En 2025, la CEDEAO fêtera son 50ème anniversaire. Un demi-siècle d’existence au cours duquel elle a joué un rôle clé dans l’intégration économique, la gestion des conflits et la promotion de la démocratie. Mais aujourd’hui, cette institution traverse une crise de légitimité sans précédent. Si elle ne change pas, elle risque de se déconnecter définitivement des peuples qu’elle est censée représenter.

Les défis sont nombreux :

  • Multiplication des coups d’État militaires et constitutionnels : Mali (2020 et 2021), Guinée (2021), Burkina Faso (2022), Niger (2023). À cela s’ajoute la dérive de certains dirigeants qui manipulent leur constitution pour rester indéfiniment au pouvoir, comme en Côte d’Ivoire et au Togo. D’autres pays pourraient suivre cette trajectoire préoccupante ;
  • Confiscation du pouvoir et répression des libertés : Dans plusieurs États membres, les restrictions imposées à l’opposition et aux libertés fondamentales sapent la démocratie et exacerbent les frustrations populaires ;
  • Émergence de nouvelles alliances régionales : La création de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, témoigne du rejet croissant d’une CEDEAO perçue comme déconnectée des réalités locales et alignée sur des intérêts extérieurs.

Face à cette situation, le statu quo n’est plus une option.

Un appel fort de la société civile

Le 13 décembre 2024, des organisations de la société civile ouest-africaine, dont Tournons La Page (TLP), WADEMOS, AFRIKAJOM CENTER, CDD WEST AFRICA, Transition Monitoring Group (TMG) et de nombreuses autres organisations nigérianes, se sont réunies à Abuja.

En prélude à la 66ème Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, elles ont formulé cinq recommandations clés pour des réformes ambitieuses et urgentes.

Nos revendications : 5 réformes essentielles

Au nom des peuples ouest-africains, nous demandons aux dirigeants de la CEDEAO de prendre des engagements concrets en adoptant les mesures suivantes :

  1. Adopter une disposition limitant les mandats présidentiels pour garantir l’alternance, renforcer la démocratie et prévenir les manipulations constitutionnelles ;
  2. Poursuivre activement le dialogue avec les pays frères de l’AES afin de favoriser leur maintien au sein de la CEDEAO grâce à des réformes inclusives et constructives ;
  3. Donner plus de pouvoir à la Commission et au Parlement de la CEDEAO, pour une gouvernance plus démocratique et représentative des citoyens ;
  4. Garantir des élections libres, transparentes et crédibles, afin d’éviter les crises post-électorales et les contestations violentes ;
  5. Renforcer la participation citoyenne dans les processus de décision, pour que les aspirations des populations soient véritablement prises en compte.

Un engagement citoyen pour une CEDEAO des peuples !

Nous, citoyens ouest-africains, affirmons notre soutien total à ces réformes, indispensables pour :

  • Promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance
  • Préserver la paix et l’unité régionale
  • Faire de la CEDEAO une organisation légitime et proche des citoyens qu’elle représente

Nous appelons les Chefs d’État et de Gouvernement à agir sans attendre pour mettre en œuvre ces réformes et bâtir une CEDEAO véritablement tournée vers les peuples.

67

The Issue

Aux Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, aux institutions ouest-africaines, et à toutes les parties prenantes,

Nous, citoyens des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), aux côtés des organisations de la société civile et des défenseurs de la démocratie, lançons un appel solennel à la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement : il est temps de réformer la CEDEAO pour la rendre plus légitime, plus efficace et plus proche des aspirations des peuples ouest-africains.

Pourquoi ces réformes sont indispensables ?

En 2025, la CEDEAO fêtera son 50ème anniversaire. Un demi-siècle d’existence au cours duquel elle a joué un rôle clé dans l’intégration économique, la gestion des conflits et la promotion de la démocratie. Mais aujourd’hui, cette institution traverse une crise de légitimité sans précédent. Si elle ne change pas, elle risque de se déconnecter définitivement des peuples qu’elle est censée représenter.

Les défis sont nombreux :

  • Multiplication des coups d’État militaires et constitutionnels : Mali (2020 et 2021), Guinée (2021), Burkina Faso (2022), Niger (2023). À cela s’ajoute la dérive de certains dirigeants qui manipulent leur constitution pour rester indéfiniment au pouvoir, comme en Côte d’Ivoire et au Togo. D’autres pays pourraient suivre cette trajectoire préoccupante ;
  • Confiscation du pouvoir et répression des libertés : Dans plusieurs États membres, les restrictions imposées à l’opposition et aux libertés fondamentales sapent la démocratie et exacerbent les frustrations populaires ;
  • Émergence de nouvelles alliances régionales : La création de l’Alliance des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, témoigne du rejet croissant d’une CEDEAO perçue comme déconnectée des réalités locales et alignée sur des intérêts extérieurs.

Face à cette situation, le statu quo n’est plus une option.

Un appel fort de la société civile

Le 13 décembre 2024, des organisations de la société civile ouest-africaine, dont Tournons La Page (TLP), WADEMOS, AFRIKAJOM CENTER, CDD WEST AFRICA, Transition Monitoring Group (TMG) et de nombreuses autres organisations nigérianes, se sont réunies à Abuja.

En prélude à la 66ème Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, elles ont formulé cinq recommandations clés pour des réformes ambitieuses et urgentes.

Nos revendications : 5 réformes essentielles

Au nom des peuples ouest-africains, nous demandons aux dirigeants de la CEDEAO de prendre des engagements concrets en adoptant les mesures suivantes :

  1. Adopter une disposition limitant les mandats présidentiels pour garantir l’alternance, renforcer la démocratie et prévenir les manipulations constitutionnelles ;
  2. Poursuivre activement le dialogue avec les pays frères de l’AES afin de favoriser leur maintien au sein de la CEDEAO grâce à des réformes inclusives et constructives ;
  3. Donner plus de pouvoir à la Commission et au Parlement de la CEDEAO, pour une gouvernance plus démocratique et représentative des citoyens ;
  4. Garantir des élections libres, transparentes et crédibles, afin d’éviter les crises post-électorales et les contestations violentes ;
  5. Renforcer la participation citoyenne dans les processus de décision, pour que les aspirations des populations soient véritablement prises en compte.

Un engagement citoyen pour une CEDEAO des peuples !

Nous, citoyens ouest-africains, affirmons notre soutien total à ces réformes, indispensables pour :

  • Promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance
  • Préserver la paix et l’unité régionale
  • Faire de la CEDEAO une organisation légitime et proche des citoyens qu’elle représente

Nous appelons les Chefs d’État et de Gouvernement à agir sans attendre pour mettre en œuvre ces réformes et bâtir une CEDEAO véritablement tournée vers les peuples.

Petition Updates

Share this petition

Petition created on January 28, 2025