APPEL à toutes et à tous: réaction urgente
L’enquête publique concernant le projet mégalomane de démolition des bâtiments modernistes de Belgacom au Sablon a débuté. Nous venons de voir les plans proposés à la Ville et constatons qu’Immobel tient toujours à son projet démesuré.
C’est un moment DÉCISIF pour nous TOUS. Nous devons montrer notre désaccord complet face à ce projet de démolition et de reconstruction. Nous devons imposer la conservation des façades avec rénovation intérieure.
Démolition : non ! Rénovation, oui !
L’enquête publique se déroule à partir du 15/10/2020 et jusqu’au 29/10/2020.
Nous devons réagir EN MASSE, avant le 29 octobre :
- Soit (voir option 1 en bas de page) faire un copié/collé de l’annexe ci-dessous et l’envoyer à urb.commissionconcertation@brucity.be, avec en CC ou CCI: sauve.lebeau.sablon@gmail.com
- Soit (voir option 2 en bas de page) formuler vous-même une observation ou réclamation. À la fin de ce mail, vous trouverez quelques idées d’argumentation. Vous pouvez aussi nous envoyer un mail pour de plus amples informations. Ensuite, envoyez votre réclamation à urb.commissionconcertation@brucity.be, avec copie en CC ou CCI à sauve.lebeau.sablon@gmail.com, et sujet : Dossier PU-L772020-PE-P1382020
Le dossier est consultable en ligne (plan, photos, dossier complet): https://openpermits.brussels/fr/_04/PFD/1719170
Nous allons organiser des séances d’info à l’hôtel NH (Grand Sablon) et au 9Hôtel Sablon (Rue de la paille, entrée Rue de Ruysbroeck) pour vous montrer le projet proposé. Une séance d’info ne durera pas plus que 30 minutes. Hôtel NH, le mercredi 21 oct. (16-19h) et jeudi 22 oct (17-19h) et 9Hôtel Sablon, le mardi 20 oct. (18h à 20h), vendredi 23 oct. (18h à 20h), et samedi 24 oct. (14h à 15h). Merci de nous envoyer un mail en retour pour préciser le jour et l’heure de votre venue afin que nous puissions organiser ces réunions en petit comité de 6 personnes maximum, avec masque et distance physique obligatoire.
Vous pouvez aussi nous envoyer un mail et nous pouvons vous aider à introduire votre avis.
Deux autres options sont possibles :
1. Vous pouvez introduire vos remarques par écrit au Collège des Bourgmestre et Echevins, à l’adresse suivante : Département Urbanisme - Secrétariat de la Commission de concertation, boulevard Anspach, 6 à 1000 Bruxelles ou
2. Vous pouvez aussi remplir le formulaire en ligne sur le site internet de la Ville : https://www.bruxelles.be/dossiers-soumis-enquete-ou-consultation-publique - XXX
Si vous souhaitez être entendu à la Commission de Concertation qui se tiendra le 18 novembre, vous devez faire une demande explicite. Seules les personnes ayant expressément demandé à être entendues lors de l’enquête publique seront admises à la commission de concertation. Vous ne devez pas justifier votre intérêt, ni être un habitant de la commune ou de la Région.
Pour faire plus de bruit, vous pouvez aussi envoyer le mail en CC aux politiciens qui doivent être convaincu du non-sens de ce projet : info.vervoort@gov.brussels; info.smet@gov.brussels; mhaas@gov.brussels; info.vandenbrandt@gov.brussels; info.gatz@gov.brussels; cabinet.ph.close@brucity.be; Kabinet.A.Persoons@brucity.be
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1/ Option 1 : faire 1 copié/collé du texte ci-dessous à envoyer à urb.commissionconcertation@brucity.be
En CC ou CCI : sauve.lebeau.sablon@gmail.com
Sujet : Réaction à l’enquête publique, Rue Lebeau 2-8, Place de la Justice 6-17, Rue de Ruysbroeck 7, Rue de la Paille 1-13 (PU-L772020-PE-P1382020)
Avec vos coordonnées : nom, adresse, adresse email
Souhaitez-vous être entendu(e) lors de la réunion de la Commission de concertation ? OUI, non.
Texte (à copier/coller) :
À l’attention du Collège du Bourgmestre et des Echevins de la Ville de Bruxelles
Département Urbanisme
Boulevard Anspach, 6 1000 Bruxelles
Objet : Réaction à l’enquête publique, Rue Lebeau 2-8, Place de la Justice 6-17, Rue de Ruysbroeck 7, Rue de la Paille 1-13 (PU-L772020-PE-P1382020)
Monsieur le Bourgmestre, Mesdames et Messieurs les Échevins, Chers membres de la commission de concertation,
Par la présente, je souhaite émettre les remarques suivantes dans le cadre de l’enquête publique portant sur le dossier PU-L772020-PE-P1382020.
Le promoteur Immobel promet de faire des logements; une bonne chose. Par contre, la méthode utilisée pour « revitaliser le Sablon» n’est pas la bonne. Elle risque d’être catastrophique et de détruire pendant 4 ou 5 ans l’habitat et les commerces existants. La démolition complète du complexe est très coûteuse pour la communauté et l’environnement. Toute personne sensée comprendra qu’il ne faut pas démolir un complexe d’une pareille ampleur, ni reconstruire trop densément, mais rénover les immeubles existants et respecter l’échelle du quartier existant.
Aucun argument apporté par Immobel dans son dossier introduit à l’enquête publique en défense de leur projet ne nous semble valide, et ne peut contrebalancer l’alternative raisonnable de la rénovation.
Les arguments en faveur du maintien des immeubles Belgacom :
- Argument patrimoine : les bâtiments existants ont une qualité de construction qui mérite d’être prise en considération. En tant que bâtiments modernistes, on peut leur reconnaître une certaine valeur architecturale. Ils sont repris dans plusieurs inventaires de Bruxelles. Va-t-on de nouveau commettre les erreurs du passé ?
- Argument écologique : l’empreinte écologique d'une telle démolition est très importante et catastrophique pour le quartier : les perturbations dépasseront largement la place du Sablon et toucheront tous les accès, rue Haute, rue Blaes, rue de la Régence, etc. Une rénovation par petites phases successives semble la solution la plus appropriée pour aborder un tel ensemble. La construction existante spacieuse et de qualité permettrait d’y ajouter une isolation correcte et d'obtenir ainsi un score PEB parfait.
- Argument développement urbain : les perturbations subies ces dernières années et les nombreux chantiers en cours à Bruxelles posent la question du maintien des activités commerciales et civiles dans un centre-ville déjà très perturbé. Les très grands chantiers y sont trop nombreux et font fuir les visiteurs.
- Argument situation géographique particulière du sol sablonneux du Sablon. Déjà lors de la construction de l’église des Jésuites (au 17e siècle) à cet endroit de grandes difficultés de chantier sont survenues. Les infiltrations d’eaux souterraines étant considérables. L’état actuel est stabilisé, mais l’ouverture d’immenses tranchées à – 4 pour le parking souterrain risque de créer des ruptures de flux souterrains, entraînant des tassements en aval et des écroulements dans le chantier lui-même. Immobel prétend avoir une maîtrise technique. Les écroulements survenus à l’îlot CGER démontre le contraire. Et il s’agissait là d’un terrain plat. L’analyse du taux d’occupation des parkings avoisinants démontrent un taux d’inoccupation qui ne justifie pas la construction périlleuse à cet endroit d’un parking sur 4 étages.
- Argument patrimonial : Immobel fait valoir son projet à travers la qualité d’un environnement auquel il risque de porter gravement atteinte. Plusieurs chantiers dans la ville d’une ampleur comparable (cf. Stéphanie) ont entrainé des fissurations dans les bâtiments avoisinants (ex. la Poste de la chaussée de Charleroi). Les responsables d’Immobel assurent à la population d’un relevé des fissures - avant et après - sera fait. S’agissant d’un patrimoine classé - maison Frison d’Horta n°37 et maison n° 55 - et les autres immeubles datant aussi de 1900, (dont certains sont assez hauts), les propriétaires et locataires ont mille raisons de s’inquiéter et la CRMS ferait bien d’en faire autant.
- Argument nuisance pour tous, riverains, commerçants, écoliers, promeneurs. À l’évidence une rénovation progressive par petites phases est à préconiser. Le complexe comportant une cour intérieure, toute l’intendance de chantier peut être gérée à l’intérieur du site, ce qui ne serait pas le cas avec l’ouverture d’un très grand chantier à ciel ouvert.
Il faut souligner que le projet proposé visant les profits d’une société cotée en bourse n’intègre pas tous les coûts :
- Les coûts pour la communauté : pertes de revenu fiscal (fédéral, régional, communale) dus à la chute du chiffre d’affaire des commerçants et la disparition des revenus locatifs à cause de vacance de logements,
- Les coûts pour les commerçants (chute de chiffre d’affaire),
- Les endommagements pour affaissement, fissures des bâtiments avoisinants, etc.
En outre, les propositions de différents architectes lors du concours du bMa (Bouwmeester - Maitre-Architecte) en 2018 ont démontré qu’une alternative à la démolition, à savoir le maintien et rénovation du bâtiment existant est possible. Plusieurs bureaux d’architectes ont opté explicitement pour cette solution raisonnable. Les alternatives à la démolition figuraient parmi les meilleures des lauréats ce concours. Immobel ne les a pas retenues, et plaide l’impossibilité technique de cette solution. En fait l’argument clé faveur d’une démolition-reconstruction n’est autre qu’une maximisation du profit du développeur immobilier, au mépris de tous les autres acteurs économiques locaux.
Autoriser une démolition et reconstruction et refus de rénovation, c’est aussi aller à l’encontre de toutes les promesses politiques faites par la Région et la Ville en matière de politique énergétique globale (priorité à la rénovation durable), politique soucieuse de préservation du patrimoine, attention particulière à la thématique du bruit (lire « La Déclaration de politique générale commune au Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale et au Collège réuni de la Commission communautaire commune - LÉGISLATURE 2019-2024 »)
Le projet proposé est d’une telle radicalité et représente une telle agression urbaine, que cela nous parait un acte de vandalisme organisé. Une approbation par la Région, reviendrait à le rendre légal. Le seul motif d’Immobel qui justifie le choix de la démolition est en fait la maximalisation de son profit, tandis que les frais/externalités retombent sur la communauté (coût écologique, perte patrimoine, etc.) et ne sont pas pris en compte. Certes, une société privée peut chercher à maximiser ses bénéfices privés. Par contre, c’est aux élus politiques de servir à placer des limites afin de servir l’intérêt collectif et la liberté d’entreprise d’acteurs moins puissants. L’intérêt public est plutôt de freiner que de stimuler cet adagio de privatisation des bénéfices, et socialisation des pertes. C’est pour cela qu’on va aux urnes !
En plus, l’avis récent de la Commission Royale des Monuments et des Sites est particulièrement clair et tranché : «La CRMS plaide le respect, le maintien, la sauvegarde et la mise en valeur de l’ilot (patrimoine fin XIXème et XXe siècle), et plaide pour une démarche d’urbanisme qualitative» , un appel clair et sans équivoque au Gouvernement Bruxellois/Urbanisme. « Il convient, dans des quartiers à valeur patrimoniale, de pouvoir inscrire les projets d’aménagements voire de transformations dans le respect des compositions paysagères et urbanistiques existantes ». Et encore : « Il y a là un ensemble homogène et cohérent notamment du point de vue des gabarits, des matériaux, de la typologie (ou du souci d’intégration entre les différentes typologies) qui marquent le paysage urbain, compte un pan de l’histoire de l’urbanisation à Bruxelles et présente une architecture digne de conservation, même si elle n’est pas classée», et « Le PRDD offre l’occasion de préserver, réhabiliter et valoriser les valeurs urbaines, patrimoniales et paysagères qui forgent l’identité bruxelloise pour fonder les projets territoriaux. La CRMS estime qu’il y a là une magnifique opportunité pour concrétiser cet objectif.
Pour tous ces raisons, je m’oppose la démolition des bâtiments susmentionnés. Je demande que le projet ne soit pas adopté tel qu'il est présenté, et je plaide pour la rénovation des bâtiments existants.
Meilleures salutations,
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2/ Option 2 : formuler vous-même une observation ou réclamation.
Envoyez à urb.commissionconcertation@brucity.be
En CC: sauve.lebeau.sablon@gmail.com
En Sujet : Réaction à l’enquête publique, Rue Lebeau 2-8, Place de la Justice 6-17, Rue de Ruysbroeck 7, Rue de la Paille 1-13 (PU-L772020-PE-P1382020)
Vos coordonnées, nom, adresse, adresse email
Je souhaite être entendu(e) lors de la réunion de la Commission de concertation du 18 novembre? OUI, NON.
(EN RÉSUMÉ):
Je m’oppose à ce projet de démolition / reconstruction des bâtiments Belgacom pour les raisons suivantes (à choisir, à compléter, etc.) :
- La destruction des bâtiments Belgacom va engendrer d’énormes perturbations et elle va susciter la mort d’une des quartiers historiques les plus vivants du centre de Bruxelles.
- Une destruction entrainerait de très graves perturbations : riverains, écoliers, commerçants dont un grand nombre d’antiquaires, amoureux du Sablon se trouveront dans un chantier perpétuel programmé sur 3 ans mais qui durera bien plus encore si on est réaliste.
- La diminution de valeur de votre bien, vue l’architecture banale du projet.
- Les problèmes de mobilité que ce chantier va engendrer. Les nuisances seront nettement supérieures à l’alternatif de la rénovation.
- Il y a des possibilités de rénover cet ensemble intérieurement en procédant par phases successives afin de perturber le moins possibles la vie du quartier.
- La volonté d’intégrer 4 étages de parking ne répond à aucune demande du quartier : les parkings des alentours sont sous-exploités.
- Les fondations à - 4 dans un sol sablonneux risquent de déstabiliser profondément tout l’environnement bâti ayant un caractère qui fait partie du cadre du Sablon, dont la Maison Frison de Victor Horta.
- Je m’oppose à la bruxellisation du Sablon. La Ville subit déjà trop de chantiers qui perturbe la vie publique, le commerce, la fréquentation du centre-ville et défigurent son centre historique.