

Prêtre de Valence : indignité, contre-productivité et démagogie


Prêtre de Valence : indignité, contre-productivité et démagogie
Le problème
Catholique, je n'ai d'autre titre que celui d'un laïc fatigué de voir salie quotidiennement l'institution qui encadre ma foi.
Une pétition a été lancée par François DEVAUX pour soutenir une lettre adressée publiquement par un prêtre de Valence et qui appelle à la démission de Monseigneur BARBARIN.
En entendant les réactions autour de moi, je me suis aperçu que beaucoup n'étaient pas d'accord avec la démarche de ce prêtre, mais leur seul moyen de manifester leur désaccord était... de ne pas signer la-dite pétition.
Je souhaite donc que ceux que cette démarche a choqué puissent le signifier activement !
Mon propos n'est pas de prendre position "pour" ou "contre" Mgr BARBARIN mais d'exprimer mon désaccord le plus profond sur la décision d'un prêtre de rendre publics ses états d'âme...
Voici la lettre que j'ai adressée ce jour au Père Pierre Vignon, prêtre à Valence :
Mon Père,
Mon éducation chrétienne m’invite à vous appeler ainsi et je ne vois pas de raison, compte tenu de votre statut d’homme d’Eglise, à y déroger.
Simple laïc, sans connaissances particulières en droit canon et autres procédures prévues par l’Eglise Catholique, je me permets de vous interpeller au même titre que vous vous êtes permis d’interpeller Monseigneur Barbarin.
Le respect lié à votre charge, le respect que je vous dois en tant qu’homme sont, dans ma démarche, à l’aune du respect que vous avez mis dans votre lettre à Monseigneur Barbarin. C’est votre cœur qui le décidera.
J’ai reçu une invitation à signer une pétition visant à soutenir votre lettre. J’avais eu vent de son existence par la radio, aussi me suis-je attaché à la lire avec beaucoup de soins.
Elle m’a blessé en tant que catholique. Elle m’a profondément choqué en tant que Français.
« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Luc 6:37)
« Un individu, même suspecté d'avoir commis une infraction, est considéré comme innocent avant d'avoir été jugé coupable par un tribunal. » (Convention Européenne des Droits de l’Homme de 1950, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1978).
Je ne voudrais pas faire insulte à votre intelligence en vous faisant remarquer que demander à Mgr Barbarin de démissionner signifierait aux yeux des médias et autres pourfendeurs de l’Eglise un aveu de culpabilité. Or, à ma connaissance, les tribunaux n’ont pas encore statué et même si la justice des hommes est perfectible, elle est en tout point préférable à celle de la foule et de « l’opinion publique ».
Votre démarche ne peut que conduire à une condamnation par cette « justice » de la foule mue, l’histoire en montre maints exemples, par l’ignorance, la jalousie et le voyeurisme.
Pour preuve, vous refusez « d’être considéré comme complice (…) ». Pour que cela soit, il faut un coupable… dont vous seriez le complice. Il semble donc bel et bien que votre opinion soit faite. Je vous renvoie à Luc 6:37.
Pour le moment, si complice vous devez être, c’est de ceux que l’on appelait autrefois les « bouffeurs de curé », toutes ces « grandes intelligences » qui, au sein des différentes strates de notre société, en bons nostalgiques larmoyants des abominations de la Révolution Française, n’ont de cesse encore aujourd’hui de saper le message du Christ.
L’Eglise Catholique est une institution gouvernée par des hommes et, à ce titre, loin d’être sans défaut et sans reproche. Elle a besoin de vous pour s’améliorer, pas pour conforter ses détracteurs en étalant en public vos états d’âme !
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! » (Voltaire)
Même si je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle contient, je ne vous reproche pas d’avoir écrit cette lettre. Je vous reproche de l’avoir rendue publique. C’est, à mes yeux, indigne de votre ministère, contre-productif pour les victimes de la pédophilie et simplement démagogique.
Aussi, croyant aux principes de la démocratie, je voudrais laisser à ceux qui n’ont pas voulu signer la pétition liée à votre lettre, la possibilité de marquer leur désaccord en signant une « contre-pétition ».
Respectueusement,
Jérôme LORRAIN

Le problème
Catholique, je n'ai d'autre titre que celui d'un laïc fatigué de voir salie quotidiennement l'institution qui encadre ma foi.
Une pétition a été lancée par François DEVAUX pour soutenir une lettre adressée publiquement par un prêtre de Valence et qui appelle à la démission de Monseigneur BARBARIN.
En entendant les réactions autour de moi, je me suis aperçu que beaucoup n'étaient pas d'accord avec la démarche de ce prêtre, mais leur seul moyen de manifester leur désaccord était... de ne pas signer la-dite pétition.
Je souhaite donc que ceux que cette démarche a choqué puissent le signifier activement !
Mon propos n'est pas de prendre position "pour" ou "contre" Mgr BARBARIN mais d'exprimer mon désaccord le plus profond sur la décision d'un prêtre de rendre publics ses états d'âme...
Voici la lettre que j'ai adressée ce jour au Père Pierre Vignon, prêtre à Valence :
Mon Père,
Mon éducation chrétienne m’invite à vous appeler ainsi et je ne vois pas de raison, compte tenu de votre statut d’homme d’Eglise, à y déroger.
Simple laïc, sans connaissances particulières en droit canon et autres procédures prévues par l’Eglise Catholique, je me permets de vous interpeller au même titre que vous vous êtes permis d’interpeller Monseigneur Barbarin.
Le respect lié à votre charge, le respect que je vous dois en tant qu’homme sont, dans ma démarche, à l’aune du respect que vous avez mis dans votre lettre à Monseigneur Barbarin. C’est votre cœur qui le décidera.
J’ai reçu une invitation à signer une pétition visant à soutenir votre lettre. J’avais eu vent de son existence par la radio, aussi me suis-je attaché à la lire avec beaucoup de soins.
Elle m’a blessé en tant que catholique. Elle m’a profondément choqué en tant que Français.
« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Luc 6:37)
« Un individu, même suspecté d'avoir commis une infraction, est considéré comme innocent avant d'avoir été jugé coupable par un tribunal. » (Convention Européenne des Droits de l’Homme de 1950, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1978).
Je ne voudrais pas faire insulte à votre intelligence en vous faisant remarquer que demander à Mgr Barbarin de démissionner signifierait aux yeux des médias et autres pourfendeurs de l’Eglise un aveu de culpabilité. Or, à ma connaissance, les tribunaux n’ont pas encore statué et même si la justice des hommes est perfectible, elle est en tout point préférable à celle de la foule et de « l’opinion publique ».
Votre démarche ne peut que conduire à une condamnation par cette « justice » de la foule mue, l’histoire en montre maints exemples, par l’ignorance, la jalousie et le voyeurisme.
Pour preuve, vous refusez « d’être considéré comme complice (…) ». Pour que cela soit, il faut un coupable… dont vous seriez le complice. Il semble donc bel et bien que votre opinion soit faite. Je vous renvoie à Luc 6:37.
Pour le moment, si complice vous devez être, c’est de ceux que l’on appelait autrefois les « bouffeurs de curé », toutes ces « grandes intelligences » qui, au sein des différentes strates de notre société, en bons nostalgiques larmoyants des abominations de la Révolution Française, n’ont de cesse encore aujourd’hui de saper le message du Christ.
L’Eglise Catholique est une institution gouvernée par des hommes et, à ce titre, loin d’être sans défaut et sans reproche. Elle a besoin de vous pour s’améliorer, pas pour conforter ses détracteurs en étalant en public vos états d’âme !
« Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m'en charge ! » (Voltaire)
Même si je ne suis pas d’accord avec ce qu’elle contient, je ne vous reproche pas d’avoir écrit cette lettre. Je vous reproche de l’avoir rendue publique. C’est, à mes yeux, indigne de votre ministère, contre-productif pour les victimes de la pédophilie et simplement démagogique.
Aussi, croyant aux principes de la démocratie, je voudrais laisser à ceux qui n’ont pas voulu signer la pétition liée à votre lettre, la possibilité de marquer leur désaccord en signant une « contre-pétition ».
Respectueusement,
Jérôme LORRAIN

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Pétition lancée le 24 août 2018