Le droit de conserver ma roulotte et travailler pour vivre avec dignité

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Je m’appelle Frédérique, française, maman et épouse de 45 ans. Je vis en Bretagne. Mes ancêtres sont manouches (gitans) et je possède une magnifique roulotte que la municipalité menace de me confisquer, Madame Le Maire ayant l’intention de faire passer un texte dans le Plan Local d'Urbanisme qui sera voté mi décembre, fixant l’interdiction de positionner tous véhicules à roues.
J'ai frappé à tant de portes depuis 1 an que je ne crois plus en grand-chose. Je ne compte plus non plus les personnes qui disent me soutenir avec de grands mots et que l'on ne voit jamais. Je n'ai plus d'espoir.
Je vous résume :
Fonctionnaire durant 10 ans comme responsable d’un service de 20 à 40 agents dans une Mairie. Les dernières années, ils ont réintégré un agent dont personne ne voulait. Quelques semaines lui ont suffi pour m’abattre alors que dans le même temps je développais un cancer. Recours auprès de la hiérarchie, discussions, rien n'y fit. Hormis me dire « toi tu es faible, toujours malade » et même, alors que j’apprenais avoir le cancer et suivais des soins difficiles, des agents durant 8 mois ont fait courir le bruit que je simulais, je faisais semblant, je n'étais pas malade. Paroles indélébiles, traitement calmant, pleurs, rongée par cette double peine. Je décide que je ne retournerai jamais à ce poste, ni à aucun poste pour cet employeur qui n'a fait que de me menacer si je parlais.
En 2014, pendant mes soins, je crée ma propre entreprise pour valider mes études : Master 2 Ingénierie Conseil Formation, je m'associe durant ma formation avec une psychologue bienveillante qui m'a soutenue. J'obtiens mon diplôme avec brio.
Mais je n'ai toujours pas l'autorisation de travailler. Je porte 4 maladies invalidantes. La fonction publique sollicite à plusieurs reprises que je puisse partir en invalidité et d'ailleurs l'idée m'en vient aussi pour en profiter pour changer de voie professionnelle. Seulement, si je suis à moins de 59% d'estimation d’invalidité, je ne gagnerai que 191 euros par mois de retraite publique. De ce fait, je réfléchis à mon avenir et à monter un projet qui me permettra d’avoir un revenu de complément.
Ayant une propriété faite de prairie et forêt, et afin de rendre honneur et mémoire à ma grand-mère je lance la construction d'une roulotte antique avec collaboration de l'ADIE, dans le but d’en faire un gîte « insolite ». Mes ancêtres maternels et ma grand-mère étaient manouches sédentarisés suite à la seconde guerre mondiale, mes ancêtres paternels étaient Bretons de Mauron. En effet le gite me permettra de travailler le matin et en fin de journée, et de me reposer l'après-midi car je suis très fatiguée de par mes maladies.
En 2016 notre fille, infirmière, revient vivre chez nous avec sa fille de 2 ans, car elle vient d’apprendre qu’elle est métastasée (cancer du côlon sous chimio depuis 15 mois). Traumatisée par ce nouveau coup du sort, j'ai raté l'enquête publique du PLU de notre commune. Depuis 16 mois, je préviens la mairie de la Vraie-Croix que je poserai ma roulotte, elle m’y avait autorisé auparavant puisque nous avions le droit à 3 mois par an, d’où cette idée pour moi de faire un gite sur les périodes estivales au moins. Depuis, elle s'y oppose en disant que le nouveau PLU interdira ces 3 mois d'autorisation.
Mais c'est trop tard ! Mon projet est lancé… quid de notre sacrifice financier (20000 euros), mes espoirs… recours à notre Avocat… rien n'y fait.
Aussi, en avril, je rencontre le Président de la Communauté de Questembert et le Maire de Pluherlin qui valident favorablement mon projet exceptionnellement si c'est professionnel.
Du coup, je m'endette encore pour aménager la roulotte, pour acheter un gyrobroyeur pour l’entretien de la prairie, et j'investis 8100 euro pour une portion de forêt supplémentaire. Je suis très endettée.
Durant l'été n’ayant pas reçu de courrier de Questembert,je les recontacte et leur rappelle que j'attends l’avis favorable officiel par écrit. Entre temps, j'ai lancé mon gite cet été et j'ai affiché complet avec l’accueil d’environ 70 familles venant du monde entier, répartis sur la roulotte et un mini campement tout équipé.

Passionnée de l'anglais et du multiculturel, je m’éclate, trouve du bonheur dans ces échanges, cet accueil…  je suis heureuse enfin, un petit peu… depuis longtemps…
De plus, je collabore avec la boulangerie et le restaurant au plus près de chez nous.
Et un jour, le drame… Un employé de mairie de Questembert m'appelle et me fustige que je n'ai pas le droit etc... Je pleure. Je cherche de l'aide partout.
On me dit que pour maintenir mon projet, je suis censée créer en plus une mini ferme qui va encore me couter cher. Je veux bien mais si des jours je ne suis pas bien, qui s’occupera des bêtes ? si une femelle met bas difficilement qui l’aidera ? ce n'est pas mon métier !
Ensuite on va me demander un bac agricole, alors que je suis ingénieure de formation, juste pour une roulotte ?
Je viens d'acheter un abri pour la roulotte 2300e en 3 fois. Un sacrifice supplémentaire.
J’ai lancé ce projet à domicile pour tenter de préserver ma santé, pour m'occuper de mes enfants, pour parler anglais, pour les rencontres, pour trouver une solution à une future retraite à 191e par mois (qui m'angoisse fortement), et aussi (et surtout) me reconstruire et retrouver l'estime de moi
Si on me retire ce projet, que vais-je devenir ? Que faire pour ne pas perdre ma maison ? Où irons-nous ?
La roulotte l'hiver peut devenir mon bureau pour écrire ma vie, me ressourcer et prendre du recul sur une vie difficile.
Ma forêt aujourd'hui est refuge ASPAS et j'entame un contrat avec le CRPF pour la biodiversité et entretien respect de la forêt.
Je prévois de diversifier mon offre de gîte insolite en ajoutant un tipi et une bubble tente juste pour les saisons d'été. Cette activité professionnelle
La date échéance arrive à grands pas… comment me battre quand je suis épuisée ? Me battre seule est compliquée et mon cas est urgent car il ne reste que quelques semaines... Comment sortir seule de cette spirale infernale ? Je veux m'éviter de rechuter car je suis à bout, mes enfants ont besoin de moi, mon mari me soutient tant qu'il peut.
Tout ce que je veux faire mon petit projet paisiblement.
Alors je vous remercie de bien vouloir signer cette pétition pour montrer votre soutien à ce projet qui me tient tant à cœur, qui me tient en vie…


ENGLISH

My name is Frederique, French, mother and wife of 45 years. I live in Brittany. My ancestors are Gypsy (gipsies) and I have a magnificent trailer that the municipality threatens to confiscate me, Madam Mayor intending to pass a text in the Local Plan of Urban Planning to be voted in mid December, setting the ban to position all wheeled vehicles.
I have knocked on so many doors for a year now that I do not believe in much. I no longer count people who say they support me with big words and that we never see. I have no hope.
I summarize you:
Civil servant for 10 years as manager of a service of 20 to 40 agents in a Town Hall. In recent years, they have reinstated an agent that nobody wanted. A few weeks were enough to kill me while at the same time I was developing cancer. Appeal to the hierarchy, discussions, nothing helped. Except tell me "you are weak, always sick" and even, while I learned to have cancer and followed difficult care, agents for 8 months ran the noise that I simulated, I pretended, I do not was not sick. Indelible words, soothing treatment, crying, gnawed by this double punishment. I decide that I will never return to this position or any position for this employer who has only threatened me if I spoke.
In 2014, during my care, I created my own company to validate my studies: Master 2 Engineering Consulting Training, I join during my training with a benevolent psychologist who supported me. I graduated with flying colors.
But I still do not have permission to work. I carry 4 disabling diseases. The public service asks several times that I can go on disability and moreover the idea also comes to me to take the opportunity to change career path. Only, if I have less than 59% disability estimate, I will earn only 191 euros per month of public retirement. As a result, I am thinking about my future and setting up a project that will allow me to have an additional income.
Having a property made of meadow and forest, and to honor and memory for my grandmother I launched the construction of an antique trailer with the collaboration of the ADIE, in order to make an "unusual" cottage. My maternal ancestors and my grandmother were sedentary manouches following the Second World War, my paternal ancestors were Bretons de Mauron. Indeed the cottage will allow me to work in the morning and end of the day, and rest in the afternoon because I am very tired of my diseases.
In 2016 our daughter, a nurse, comes back to live with us with her 2 year old daughter, because she has just learned that she is metastasized (cancer of the colon under chemo for 15 months). Traumatized by this new twist of fate, I missed the public inquiry of the PLU of our municipality. For 16 months, I warn the mayor of the True Cross that I put my trailer, it had allowed me before because we were entitled to 3 months per year, hence this idea for me to make a cottage on the summer periods at least. Since then, she is opposed by saying that the new PLU will prohibit these 3 months of authorization.
But it's too late! My project is launched ... what about our financial sacrifice (20000 euros), my hopes ... recourse to our lawyer ... nothing helps.
Also, in April, I meet the President of the Community of Questembert and the Mayor of Pluherlin who validate my project exceptionally if it is professional.
Suddenly, I go down again to build the trailer, to buy a rotary cutter for the maintenance of the meadow, and I invest 8100 euro for a portion of additional forest. I am very indebted.
During the summer, I did not receive any mail from Questembert, so I recontact them and remind them that I am waiting for the official favorable opinion in writing. Meanwhile, I launched my cottage this summer and I posted full with the welcome of about 70 families from around the world, spread over the trailer and a mini camp fully equipped.

Passionate about English and multicultural, I have fun, find happiness in these exchanges, this welcome ... I'm happy finally, a little bit ... for a long time ...
In addition, I collaborate with the bakery and restaurant closer to home.
And one day, the drama ... An employee of the town hall of Questembert calls me and denounces me that I do not have the right etc ... I cry. I'm looking for help everywhere.
I am told that to maintain my project, I am supposed to create in addition a mini farm that will still cost me dearly. I do not mind, but if days are not good, who will take care of the animals? if a female gives birth with difficulty who will help? it's not my job!
Then I'm going to ask for an agricultural school, while I'm a training engineer, just for a trailer?
I just bought a trailer for the 2300th trailer in 3 times.An additional sacrifice.
I started this project at home to try to preserve my health, to take care of my children, to speak English, for meetings, to find a solution to a future retirement at 191e per month (which worries me a lot) , and also (and above all) rebuild me and regain my esteem
If I withdraw this project, what will I become? What should I do to not lose my house? Where will we go?
The trailer in winter can become my office to write my life, relax and take a step back on a difficult life.
My forest today is ASPAS refuge and I enter into a contract with the CRPF for biodiversity and respect for the forest.
I plan to diversify my unusual cottage offer by adding a tepee and a bubble tent just for the summer seasons. This professional activity
The deadline is fast approaching ... how can I fight when I'm exhausted? Battling alone is complicated and my case is urgent because there are only a few weeks left ... How to get out of this infernal spiral alone? I want to avoid relapse because I am exhausted, my children need me, my husband supports me as much as he can.
All I want to do my little project peacefully.
So thank you for signing this petition to show your support for this project that is so dear to my heart, keeps me alive ...

 



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