FERMEZ LES CABINETS DE SOINS ILLEGAUX AU BENIN : ARRETONS LE MASSACRE

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SIGNONS CETTE PETITION POUR LA FERMETURE DES CABINETS  DE SOINS ILLEGAUX AU BENIN : ARRETONS LE MASSACRE

Ce geste peut sauver une vie !

Une histoire vraie et vécue pour commencer:

C’était un soir d’avril 2018, Cotonou, République du Bénin. Justine était une fille innocente pleine de vie et âgée de cinq ans. Un jour elle se mit à se plaindre de fièvre, fatigue et d’un mal de tête. Ses parents décident sans perdre du temps de  l’amener dans le centre de santé le plus proche. Quoi de plus normal que d’aller consulter dans un « cabinet médical ». Il sonnait  environ 8h30 minutes. Ils y rencontrent un agent de santé en blouse blanche à qui ils confient leur fille chérie. Après des soins sans succès, à 16h30 en leur annonce que leur fille doit être évacuée en urgence à l’hôpital. Ils y vont à la hâte et  là-bas elle est prise en charge de façon adéquate …de justesse, car c’était un paludisme grave. Les médecins parcourent le carnet de soins du  « cabinet médical » en question et découvrent l’horreur: les prescriptions avaient été faites non seulement  par une personne qui n’est pas médecin,  mais ces prescriptions n’avaient rien à avoir avec la maladie de Justine. Justine avait initialement été prise en charge par un cabinet clandestin et a failli y perdre sa vie. Les parents de Justine avaient confié la vie de leur fille à un charlatan qui n’avait jamais appris à soigner. Mais comment pouvaient-ils savoir ? C’était bien écrit « CABINET MEDICAL » sur la plaque; en plus ils y avaient rencontré un personnel en blouse blanche…  la faute des parents : avoir confié la vie de Justine à ce  centre clandestin. Mais pouvaient-ils savoir ?

Chacun d’entre nous peut un jour ou s’est déjà confronté à cette situation. 70 % des centres de soins sont illégaux au Bénin et sont le lieu de pratiques meurtrières posées par des individus pour qui la vie humaine est un business. En cas de maladie, nous avons  7 « chances » sur 10 de confier notre vie à un non-médecin, donc une personne non qualifée.  Ceux-ci jouent avec la vie de nos concitoyens, nos vies : avortements clandestins, diagnostics et soins aberrants voire dangereux.

Pourtant nous avons UNE LOI qui devrait ETRE APPLIQUÉE

 Oui une loi existe depuis 1997 et régit la pratique de la profession médicale au Bénin. Oui il s’agit de la LOI N°97-020 du 17 Juin 1997 fixant les conditions de l'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales. Cette loi n’est pas appliquée et ces cabinets prolifèrent chaque jour qui passe, et sur l’étendue du territoire national.

QUI SOMMES-NOUS?


Nous sommes le Syndicat Autonome des Médecins du Bénin (SYAMEB), un groupe de médecins béninois ayant décidé de ne plus être complices de cet état de choses qui portent atteinte à la vie de nos populations. Il ne se passe pas un seul jour sans que les médecins ne reçoivent des patients qui ont, de justesse, échappé aux méfaits de ces centres. Justine c’est une fille et citoyenne à part entière qui a droit à la vie. C’est l‘avenir d’une famille, d’une nation.

Des dizaines de Justine, nous en recevons chaque jour dans nos hôpitaux. Parfois nous parvenons à les sauver de justesse, d’autres fois c’est trop tard. Ces « Justine» sont de tout âge, de toute région, de toutes conditions sociales car face à la maladie, à l’urgence on n’a pas toujours le temps de discerner les vrais centres des faux. C’est pour cela que la solution est leur suppression pure et simple.

La loi 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin reconnaît expressément le droit à la sécurité ou à la protection sociale. En son article 8, elle dispose « la personne humaine est inviolable. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. À cet effet, il assure à ses citoyens l’égal accès à la santé, l’éducation, à la culture, à l’information, à la formation professionnelle et à l’emploi ». Cependant elle en dispose sous diverses formes. Pour ce qui concerne spécifiquement le droit à la santé, la constitution précise qu’il est du devoir de l’État d’œuvrer à sa promotion et protection. Nous en appelons donc au sens de responsabilité et de paternité du Président de la République du Bénin Mr Patrice Talon, du Ministre de la santé, du président de l’Assemblée Nationale du Bénin et des députés, le Président de la Cour Constitutionnelle Mr Théodore HOLLO, des préfets, des maires, élus communaux et locaux, et toutes les bonnes volontés, quelles qu’elles soient, pour des dispositions urgentes pour fermer ces centres mortifères qui n’ont que trop duré. Au besoin nous pouvons rendre disponibles les images de diagnostics et de traitements aberrants ainsi que les centres concernés.

 AIDEZ-NOUS A SIGNER CETTE PETITION POUR FERMER CES CENTRES ILLEGAUX QUI TUENT NOS POPULATIONS.  AIDEZ-NOUS A VOUS SAUVER.

CHAQUE JOUR QU’ON PERD, C’EST DES VIES HUMAINES AUSSI QUI S’EN VONT...ARRÊTONS D’EN ÊTRE COMPLICES.

« Le monde va mal pas tant à cause de ceux qui font du mal, mais à cause de ceux qui les regarde sans rien faire. » Einstein A.

Et ce passage du serment d’Hippocrate que prête tout médecin, vient encore nous rappeler l’urgence de poser des actes concrets : « …j’interviendrai pour les (populations) protéger si elles sont vulnérables ou menacées dans leur intégrité… »

 

Mail : contact.syameb@gmail.com

Numéros : 97 38 96 06 - 97 64 68 86 - 97 38 96 06



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