Appliquer la loi abolition de la prostitution

0 a signé. Allez jusqu'à 1 000 !


En décembre 2018, j'apprends par un article de presse qu'une jeune Nigériane victime de la traite, Mercy Okoti, a été mise en centre de rétention à Toulouse. Aussitôt, une pétition est mise en ligne, et 6000 personnes la signent pour que la jeune femme soit relâchée !

Depuis lors, nous demandons une prise en charge urgente pour toutes ces jeunes femmes, dont le réseau a été démantelé et condamné à Poitiers. Depuis lors, pourtant, rien n'est fait ! Sans prise en charge, elles sont laissées à elles-mêmes !

Or le CIDFF, bien que désigné dans votre département comme association chargée du suivi des victimes de la traite, ne répond à aucune demande d'aide pour elles. Par manque de moyens ? En tout état de cause, la loi d'Abolition d'avril 2016 n'est pas appliquée, loi en faveur de laquelle j'avais fait ma marche de 800 kilomètres en 2014...

Aucune condamnation des clients !

Aucune prise en charge des victimes !

Cette loi impose pourtant que ces femmes soient accompagnées en sortie de prostitution, et que ce «parcours de sortie» comprenne l'assistance aux victimes en fonction de leurs besoins vitaux : «en principe vers le droit commun (logement, hébergement, santé, accès aux droits, insertion socio-professionnelle»...

https://federationsolidarite.org/publics/personnes-prostituees/7431-parcours-de-sortie-de-la-prostitution-et-d%E2%80%99insertion-sociale-et-professionnelle-ce-que-dit-la-circulaire?fbclid=IwAR0H8JUZhNOvW62cGxzD3VxG4LaRiewdrABFHnas2SkpmHht4RdmXDicf14

Je demande donc à la préfecture , même si ces jeunes victimes n'ont malheureusement pas été recensées comme victimes du réseau démantelé à Poitiers alors qu'elles l'étaient , d'agir  !

Si, au 10 mai, rien n'a encore été fait de leur part pour leur apporter le minimum vital (hébergement pérenne, nourriture, et/ou entrée dans ce fameux «parcours de sortie» (deux des victimes, pourtant entrées dans ce parcours, sont toujours à la rue : est-ce normal ?) ; si donc, au 10 mai, aucune solution pour leur assurer un toit et des moyens de survie, j'entamerai une grève de la faim devant leur préfecture pour protester contre le manque de volonté publique ,J'ajoute que ces jeunes femmes nécessitent aussi des soins adaptés à leurs graves traumatismes : elles ont survécu aux viols et aux coups de l'enfer de la prostitution, mais après avoir déjà subi les traumatismes d'une longue marche dans le désert libyen, ponctuée de viols et de maltraitances diverses...