
L'association Le CHOIX, Citoyens pour une mort choisie vient de célèbrer son premier anniversaire et nous avons choisi ce moment pour faire connaître au Premier Ministre ce que nous pensons du Grand Débat et du fait que le Président n’a pas cru bon d’inclure la fin de vie dans les sujets qui y sont traités.
Pour que cette démarche soit un succès, il est impératif que chacun d’entre nous mette la main à la pâte. La procédure est très simple et vous prendra moins de dix minutes.
La voici :
https://www.gouvernement.fr/contact/ecrire-au-premier-ministre
2 ) Vous indiquez votre prénom, votre nom et l'objet de votre message qui pourrait être par exemple : QUAND LÉGALISEREZ-VOUS ENFIN L'AIDE ACTIVE À MOURIR ?
3 ) Dans quelle catégorie ? Dans "EXPRIMER UNE OPINION".
4) Ensuite, vous copiez tout simplement la lettre que nous avons rédigée pour vous (plus bas) et vous la collez dans la fenêtre "Message", (ou une lettre que vous aurez rédigée vous-même si vous préférez, ce qui est important c'est d'envoyer votre courrier au plus vite)
5 ) Il ne vous reste plus qu'à compléter quelques informations personnelles,
6 ) et à cliquer sur "Soumettre".
Vous êtes environ 10.000 à avoir rejoint notre association et nous frôlons les 400.000 signatures sur les deux pétitions. Vous rendez-vous compte de l'importance que revêtira notre demande si chacun de vous accepte de consacrer dix minutes à l'envoi de cette lettre ?
Dix minutes, c'est tout ce qu'il faut pour faire entendre votre voix...
Pouvons-nous compter sur vous ?
très cordialement,
Nathalie et Marie
Lettre à copier/coller :
Monsieur le Premier Ministre,
Je suis membre de l’association LE CHOIX, Citoyens pour une mort choisie, qui a été créée il y a un an pour représenter les 400.000 signataires des pétitions de Nathalie Gueirard Debernardi et Marie Godard.
si vous n'êtes pas encore membre du Choix, vous pouvez écrire : Je suis l'un des 400.000 signataires des pétitions de Nathalie Gueirard Debernardi et Marie Godard.
Je vous écris aujourd’hui pour protester du fait que le Président Macron n’a pas jugé à propos d’inclure la fin de vie dans les sujets qui sont traités dans le cadre du Grand Débat. S’il est un sujet qui concerne tous les Français, c’est bien celui-là ! Votre gouvernement saisira-t-il l’occasion de se démarquer de ceux qui l’ont précédé et trouvera-t-il le courage de légaliser l’aide active à mourir, cette loi que les Français demandent dans toutes les enquêtes et les sondages, à hauteur de près de 90%, et cela depuis plus de dix ans ?
Vous remarquerez que La Ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, n’est pas en copie de cette lettre. Cela serait parfaitement inutile car elle répète à l’envi qu’il faut laisser une chance à la loi Claeys-Leonetti de se mettre en place partout en France. N’importe quel médecin de terrain ayant une réelle connaissance de ce qu’est la fin de vie d’un grand nombre de Français dans les unités de soins palliatifs -lorsqu’elles existent - exprimerait une empathie, une humanité dont Madame Buzyn se montre dépourvue, elle qui n’a pratiquement jamais travaillé auprès des malades, qui ne connaît pour ainsi dire que les amphithéâtres des grandes facultés de médecine et les laboratoires de recherches, et qui a des accointances avec certains laboratoires pharmaceutiques que d’aucuns trouveraient discutables…
Comment voulez-vous que les Français ne soient pas choqués, révoltés même, qu’un sujet aussi important que la fin de vie soit balayé d’un revers de main par le législateur ?
Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que l’on donne aux Français le droit de choisir leur fin de vie ? Nous avons le droit de nous marier, ou pas. D’avoir des enfants, ou pas. Les femmes ont le droit de se faire avorter. Les homosexuels ont le droit de vivre ensemble dans la légalité. Nous pouvons choisir les études que nous allons faire et le métier qui nous fera vivre. Mais on refuse de nous donner les moyens juridiques et médicaux, lorsque que nos souffrances physiques ou psychiques sont devenues insupportables, de mettre paisiblement fin à notre vie, entourés de ceux que nous aimons.
Vous me répondrez que le suicide n’est pas illégal en France et je vous répondrai qu’il est honteux que, faute de loi leur permettant de mettre fin à leurs souffrances de manière sereine et indolore, des milliers de gens se jettent chaque année de la fenêtre d’un immeuble ou sous un train; se pendent à un arbre de leur jardin, ou se ratent en avalant tous les comprimés qu’ils ont trouvé dans la maison.
Et si c’était vous, Monsieur le Premier Ministre ? Et si c’était votre épouse, ou l’un de vos enfants ? Ne vous empresseriez-vous pas de la voter, cette loi, pour ne pas avoir à partir mourir loin de vos proches, en Belgique ou en Suisse, à condition d’en avoir les moyens et d’être encore transportable ?
Monsieur le Premier Ministre, cela suffit ! Nous n’en pouvons plus de l’hypocrisie qui règne en raison de cette loi quasi inutile et qui l’est devenue plus encore avec les dernières directives de la Haute Autorité de Santé :
Sédation profonde et continue autorisée quelques heures, voire quelques jours avant la mort ?
Respect des directives anticipées du malade, sauf lorsque le médecin les « juge manifestement inappropriées » ?
Lorsque vous aurez quitté votre poste, si l’on ne devait se souvenir de vous que pour une seule action, ne voudriez-vous pas que ce soit pour cet acte courageux que vos compatriotes attendent depuis si longtemps ?
Monsieur le Premier Ministre, faites en sorte que nous ayons le choix du moment et de la manière de notre mort lorsque les souffrances sont devenues insupportables, car si vous ne faites rien, le quinquennat pourrait s’achever sans que vous ayez eu le temps de laisser votre marque dans l'histoire de notre beau pays.
Recevez, Monsieur le Premier Ministre, mes salutations respectueuses,