
Les EHPAD privés auraient des difficultés financières. Ils doivent justifier leurs tarifs et les soins prodigués. La course aux profits au sein des EHPAD se fait au détriment de la dignité humaine et conduit inéluctablement à des situations de maltraitances. Dans un tel contexte, la loi du 8 avril 2024 doit prendre en compte les conditions de vie de nos aînés.
Il est temps de réfléchir à un modèle d’Ehpad pour qu’il soit avant tout un lieu de vie où doivent s’exercer les libertés et les droits des résidents. Nos anciens ont le droit d'avoir une fin de vie dans la dignité et de meilleures conditions de vie.
Selon France info:
Budget de la Sécurité sociale : le secteur des Ehpad privés fait part de ses "inquiétudes" et de ses "difficultés" financières.
Le secteur des Ehpad privés fait part de ses "inquiétudes" et de ses "difficultés" financières, sur France Inter(Nouvelle fenêtre) mardi 22 octobre, alors que le budget de la Sécurité sociale pour 2025 est examiné depuis lundi en commission. Selon Jean-Christophe Amarantinis, le président du Synerpa, première confédération des acteurs privés du grand âge, le secteur a besoin d'"une enveloppe massive de plusieurs milliards d'euros pour arriver à renflouer la totalité du parc d'établissements en grande difficulté depuis trois ans".
Or le PLFSS examiné depuis lundi en commission des Affaires sociales doit faire face à un déficit qui a dérapé en 2024, avec un trou de la Sécu estimé à 18 milliards d'euros. Jean-Christophe Amarantinis regrette le manque de "financements massifs en direction des dotations de soins des établissements soumises à une inflation galopante depuis trois ans". Il s'inquiète aussi des "mesures rabots" comme la fin des allègements de charges dans le projet de loi de Finances 2025 et appelle à "un choc d'attractivité".
Un "besoin massif de soins" à l'horizon 2030
Le président de Synerpa, qui regroupe 2 000 établissements privés, alerte sur le "tsunami démographique avec plus de 50% de personnes âgées entre 75 et 85 ans à horizon 2030" et la "nécessité de recruter 4 000 salariés" pour faire face à ce "besoin massif de soins". Auditionné lundi par le Sénat, Jean-Christophe Amarantinis assure qu'il y a des solutions pour faire faire des économies à l'Assurance maladie, par exemple "créer des postes d'aides-soignantes la nuit" dans les Ehpad, pour réduire le nombre de journées d'hospitalisation. Il se dit aussi "favorable à 200%" à la suppression d'un jour férié pour en faire une journée de solidarité, à condition que cette journée travaillée "soit fléchée à 100% et de façon pérenne sur le fonctionnement des établissements".
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