
Merci pour vos soutiens, vos signatures et vos commentaires. Nous avons besoin de plus de signatures pour défendre une cause nationale. Nos politiciens vont faire un projet de loi sur le grand Age sans prendre en compte la réalité et les conditions de vie de nos aînés. En effet, faute de ressources humaines suffisantes, et malgré l’engagement quotidien des personnels des EHPAD, la prise en charge des résidents, dans ces structures, ne permet pas une réponse satisfaisante à leurs besoins. Il n'y a pas assez de personnel soignant pour s'occuper de nos aînés.
Veuillez trouver la 4ème réponse à notre pétition du ministère de la santé Il n'a répondu à aucune de nos questions donc nous continuons notre combat mais nous avons besoin de plus de signatures. Lien pour consulter la quatrième réponse :
https://drive.google.com/file/d/1-musMLyvyHbk9Y1A5t6njmnA7gJoa6jH/view?usp=drive_link
Selon Ouest France:
Croire qu’on pourrait apporter des réponses locales à un défi aussi majeur que le grand âge et la dépendance est une erreur de jugement qui entraînera la faillite du système », affirme Jean-Luc Chenut, président du Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine. Il appelle les parlementaires à engager une réforme d’ampleur « que seule la solidarité nationale est en capacité de déployer. »
Le département d’Ille-et-Vilaine fait de l’accompagnement de la dépendance des personnes âgées une priorité de son action, à laquelle il consacre un budget de 158 millions d’euros en 2023, en hausse de 38 % depuis 2015.
Néanmoins, ces efforts ont leurs limites face à la crise qui frappe les établissements et services accompagnant les personnes âgées en perte autonomie dans l’ensemble du pays, touchés par l’inflation, l’augmentation du coût de l’énergie, les difficultés majeures de ressources humaines… Ainsi, 80 % des Ehpad à but non lucratif en France termineront 2023 avec un déficit compris entre 150 et 300 000 €.
Au-delà, c’est le modèle économique de la dépendance qui est à bout de souffle sous l’effet d’une démographie vieillissante et de l’aspiration à une amélioration de la prise en charge de la dépendance. Or, faute d’une ambition portée par la solidarité nationale, ce sont les Conseils départementaux qui sont confrontés au défi du Grand âge. Déjà délicate, cette situation est devenue critique au regard des difficultés financières qui frappent la Collectivité des solidarités.
Car à la hausse soutenue de la dépense sociale s’ajoute désormais la chute inédite des recettes de la collectivité liée à l’effondrement des « droits de mutation à titre onéreux » (DMTO). Estimée à 3 milliards au niveau national, elle pèsera à hauteur de 55 à 60 millions en 2023, pour le budget du Département. Privée de levier fiscal, la Collectivité départementale est dans un étau financier et ne peut plus faire face, y compris pour exercer ses compétences obligatoires. Récemment, la Cour des Comptes pointait la gravité de la situation des départements, directement impactés par la conjoncture économique ce qui appelle une réforme en profondeur de la fiscalité locale.
eule la solidarité nationale
Croire qu’on pourrait apporter des réponses locales à un défi aussi majeur est une erreur de jugement, qui entraînera la faillite du système. C’est bien une réforme d’ampleur, adossée à des moyens adéquats, que seule la solidarité nationale est en capacité de déployer, qui sera la clé pour surmonter la période de crise actuelle et pour anticiper les évolutions démographiques à venir.
La Loi « Grand âge » relève désormais de l’urgence nationale pour qu’une réponse à la hauteur soit apportée. Comme en témoigne le mouvement engagé par les maires de Bretagne, les acteurs en 1re ligne ont perçu le défi majeur en matière de cohésion sociale et de solidarité entre les générations. La population française vieillit et le niveau de dépendance ne cessera d’augmenter dans les années à venir. C’est une évolution inéluctable dont la société à laquelle elle doit s’adapter, en 1er lieu en y consacrant les ressources pour que chacun puisse vivre dignement jusqu’à la fin de son existence. Bâtir une société du bien vieillir ne pourra se faire sans moyens complémentaires dédiés.
Un plan national pour l’autonomie adapté aux besoins coûterait entre 10 et 12 milliards. Le Gouvernement répond qu’il est impossible de dégager de tels moyens alors qu’il a pris la décision coûteuse, plus de 24 milliards par an, de supprimer la taxe d’habitation, soit une perte 2 fois supérieure aux besoins recherchés
J’appelle les parlementaires à prendre la mesure de la gravité de la situation et à entreprendre tout ce qui est en leur pouvoir pour faire avancer cette question essentielle. C’est bien au niveau national que doivent se prendre ces décisions trop longtemps différées.
Le lien de l'article :